Le Blog‎ > ‎

La Crise Pandémique et ses Incidences sur L’Agriculture et la Finances

publié le 3 sept. 2020, 05:43 par APSFD CI

L’épidémie de COVID-19 a posé des contraintes de plus en plus sévères sur les revenus ruraux et agricoles, en particulier dans les pays en voie de développement. Globalement, le confinement imposé dans la plupart des pays a provoqué des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement alimentaires et autres, du fait des restrictions sur les transports, des mesures de quarantaine et des pénuries de main-d’œuvre qui ont suivi.

 

Les restrictions sur les déplacements à l’échelle nationale et internationale décidées par les gouvernements ont considérablement ralenti les influx dans les zones rurales et la distribution qui en découle. Les producteurs ont du mal à se fournir en matières premières indispensables et se préparent pour la prochaine saison de semis. Ces limitations à la mobilité des travailleurs a affecté des pays au milieu ou au début de la saison des moissons. La diminution des flux de marchandises a gonflé les stocks de denrées périssables entreposées, entraînant des pertes importantes. Du fait du besoin de mettre en place les mesures de distanciation sociale au sein de leurs locaux, les entreprises de transformation et les coopératives ont moins de chances d’être capables d’opérer à pleine capacité. Les restrictions apposées aux opérations portuaires et aux inspections sanitaires ont encore ralenti le commerce et les échanges transfrontaliers. Aux différents niveaux de la chaîne d’approvisionnement, la pandémie a eu des effets négatifs sur l’emploi et les revenus. De plus, avec cette crise qui a frappé la plupart des pays d’un seul coup, on a pu observer une réduction significative des fonds transférés, à la fois via les canaux internationaux et ceux au niveaux urbain et rural.

 

Du fait de ce qui précède, le COVID-19 a eu des répercussions importantes sur les petites structures fermières familiales, sur d’autres producteurs alimentaires à petite échelle et également sur des petites et moyennes entreprises agroalimentaires (PME), qui sont essentielles au fonctionnement des systèmes alimentaires. Les groupes de population vulnérables, y compris ceux connaissant un emploi informel ou saisonnier, ceux qui luttent pour l’accès à la nourriture et l’accès aux marchés, seront les plus gravement affectés par les conséquences de l’épidémie. Dans de nombreux pays en voie de développement, le COVID-19 aura probablement des effets en cascade sur la santé, la prospérité, la sécurité alimentaire et la stabilité nationale. Les pays importateurs nets de denrées alimentaires, comme ceux importateurs de riz en Afrique occidentale, sont sur le point de connaître une malnutrition croissante au sein de ses populations les plus vulnérables.

 

Cette crise globale a des effets inévitables sur le secteur de la finance agricole et rurale. Les financements se sont avérés problématiques. Les petits paysans sont dépourvus des outils et instruments pour investir. Leurs pertes au niveau des projections des ventes et des produits risquent d’entraîner une augmentation des défauts de remboursement, puis de la quantité de prêts improductifs détenus par les bailleurs de fonds, donc de leur sensibilité au risque, et finalement, une augmentation des taux d’intérêt sur les prêts agricoles. La crise du COVID-19 met effectivement une pression sur les actifs financiers des exploitants, des PME et d’autres acteurs des chaînes d’ajout de valeur alimentaire, qui sont en demande de capital productif et de finance commerciale pour garder leur activité à flot. Plus précisément, les petits exploitants et les PME ont besoin de services financiers pour couvrir leurs coûts fixes et les coûts des engagements, pour se fournir en intrants (producteurs) et en produits (transformateurs), pour payer leurs saisonniers et se doter de tampons contre la volatilité des prix. C’est pourquoi il y a un besoin grandissant de prêts hautement concessionnels et de liquidités à court terme pour assurer la survie des entreprises et maintenir l’activité.

 

Les obstacles auxquels font face les petits exploitants et les PME dans l’accès aux services financiers ne sont pas nouveaux, mais ils sont exacerbés par la pandémie. Avant la crise du COVID-19, la demande globale de services financiers agricoles s’estimait à environ 240 milliards de dollars, dépassant de loin l’offre disponible évaluée à 70 milliards, dont seulement 17 milliards ont été fournis par des institutions financières informelles comme les prêteurs d’argent locaux et les associations de prêteurs. Dans le contexte de la pandémie, les IMF et les coopératives de crédit disposent de moins de liquidité et s’efforcent de réduire leurs coûts. Et comme ces organisations et institutions ne sont pas mobilisées dans la gestion de crise, elles finissent avec des outils et processus insuffisants pour gérer le manque de performance grandissant de leurs prêts. Plusieurs institutions financières ont démarré la restructuration de leurs prêts en souffrance et on s’attend à ce qu’ils ralentissent grandement les prêts d’ici à la fin de l’année.

 

Les catégories les plus affectées au sein des chaînes de valeur agroalimentaire et de matières premières seront sûrement les PME agricoles, et plus particulièrement les fournisseurs d’intrants, les agrobusiness, les traders et les transformateurs. Les chaînes de valeur agricoles sont hautement interdépendantes, c’est pourquoi toute conséquence de la pandémie évoquée plus haut (diminution de la production, limitation du commerce, capacités de transformation limitée) affecteront par ruissellement toutes les PME agricoles qui sont le pilier des chaînes de valeur agricoles, et indispensables à la sécurité alimentaire. À leur tour, les effets de COVID-19 sur ces entreprises se feront probablement sentir tout au long de la chaîne d’approvisionnement, des producteurs aux consommateurs, avec des conséquences importantes à long terme pour les moyens de subsistance ruraux et la sécurité alimentaire.


Même avant la crise du COVID, les PME agricoles font partie de celles qui ont toujours connu les plus grandes difficultés à accéder aux financements. Situées entre les petits agriculteurs qui peuvent éventuellement obtenir un financement à court terme par l’intermédiaire des IMF, et les grandes entreprises qui sont clientes des banques commerciales, les agri-PME luttent pour accéder à un financement approprié à leurs opérations, et ont donc été rebaptisées “l’intermédiaire manquant, du fait de plusieurs facteurs, dont les principaux sont les suivants :

 

  1.  Les faibles rendements par rapport à d’autres secteurs (ce qui est en partie dû aux coûts d’accès et aux frais de desserte élevés des zones rurales reculées) ;
  2.   Les contraintes inhérentes à la majorité des chaînes alimentaires (fragmentées et mal coordonnées, notamment en ce qui concerne les aliments de base) ; et
  3.  Le manque général d’information sur les marchés agricoles.
  4.  Ce déficit de financement est encore accentué pour les PME dirigées par des femmes.

 

Les banques, les institutions financières non bancaires (IFNB) et les IMF, même dans le cas de potentielles opportunités commerciales, ont tendance à se détourner des investissements. Ils manquent d’outils et d’informations pour identifier ces opportunités et n’ont pas l’expertise nécessaire pour concevoir une stratégie et proposer les produits et services financiers connexes qui répondent précisément aux besoins des agri-PME.

 

En raison de la pandémie, dans tous les pays, en particulier dans les pays en développement, les lignes de crédit pour les fournisseurs de services financiers sont limitées, notamment en devises étrangères. La demande internationale pour les cultures de rente diminue en raison de la récession internationale. C’est particulièrement vrai des pays exportateurs de produits de base tels que le café, le cacao et le coton (Éthiopie, Kenya et Nigeria, etc.), etc. vers l’Europe et les États-Unis devraient enregistrer une baisse de leurs réserves de devises. Cela devrait également entraîner une diminution des importations de produits de première nécessité. À terme, les mesures de sécurité à respecter en termes de restrictions de mouvement et les règles de distanciation sociale augmenteront les coûts de financement des PME agricoles, et dissuaderont toujours davantage les banques de prêter.

 

Dans ce contexte, de nouvelles mesures de relance doivent être mises en place pour faciliter l’accès au financement en utilisant des instruments financiers, des infrastructures et des réglementations afin d’assurer la continuité de l’activité et de garder les chaînes alimentaires en fonctionnement. Cela demandera des actions coordonnées et des accords de partenariat innovants entre les gouvernements, les donateurs, les institutions financières de développement (IFD), les investisseurs et les institutions financières.

 

Dans le cadre des réponses immédiates à la crise, la plupart des gouvernements mettent en place d’importants plans de relance à l’échelle de l’économie, et des moratoires sur les versements IME pour les institutions bancaires formelles. Ils se mobilisent et se coordonnent avec les entreprises agrotechniques et du Fintec existantes pour promouvoir la mise sur les marchés B2B et B2C des récoltes, y compris les denrées périssables, et structurer les interventions de soutien aux moyens de subsistance :

 

  1.  Protéger ceux dont les revenus sont les plus touchés ;
  2.  Remédier à la crise de trésorerie des entreprises.
  3.  Limiter les perturbations dans les segments vitaux de l’économie, y compris la chaîne d’approvisionnement alimentaire ; et
  4.  Faire face à l’énorme incertitude et aux risques supplémentaires causés par l’urgence COVID-19.

 

 Évidemment, la profondeur et l’ampleur de la réponse varient largement d’un pays à l’autre, en fonction de leurs besoins, capacités et de leur marge de manœuvre budgétaire. Les pays à faible revenu, dont les moyens sont limités et le niveau d’endettement élevé, sont bien sûr beaucoup plus limités dans leurs possibilités de réponse. Pour ces pays, le soutien de la communauté internationale par des subventions et un financement direct des programmes d’aide prioritaires COVID-19, l’allégement de la dette, le soutien de la balance des paiements, l’augmentation des prêts à des conditions de faveur ou d’autres types de soutien, seront d’une importance vitale.

 

Les banques centrales sont confrontées à des difficultés : elles veulent continuer à soutenir le secteur bancaire de leur pays sans compromettre la stabilité financière globale. À cet égard, plusieurs mesures ont été prises, notamment l’abaissement des taux directeurs, la mise à disposition de facilités de prêt direct aux banques commerciales, la réduction des réserves obligatoires et la restructuration des prêts.

 

Tout changeant et risqué que devienne l’environnement, les investisseurs à impact social s’engagent à maintenir leur accent sur les investissements agricoles, sans exacerber leurs exigences ni les conditions d’investissement. De nombreux tenants de l’impact investing se sont engagés à soutenir la liquidité disponible des entreprises au sein de leur portefeuille, en essayant de gérer cette période particulièrement difficile du mieux possible aux côtés des institutions financières partenaires ainsi qu’avec les autres parties prenantes.

 

Les systèmes de financement mixte, mêlant prêts concessionnels et subventions pour encourager les investissements privés non liés au développement, deviennent de plus en plus essentiels dans ce rôle de réduction des risques dans le secteur agricole. Ils fournissent des mécanismes publics de tamponnement des risques, les répartissant entre les différents acteurs, incitant à investir à moindre coût. La demande d’investissements dans l’agriculture peut être satisfaite à l’aide de divers instruments : subventions, fonds propres, prêts, dette et produits d’atténuation des risques (garanties et produits d’assurance, y compris les instruments de couverture), qui peuvent tous comporter une composante ” mixte ” ou concessionnelle.

 

L’élément concessionnel dans les transactions de financement mixte agricole peut être utilisé pour relever différents défis. Il peut s’agir d’une utilisation de fonds publics pour assurer une formation adéquate par le biais d’une assistance technique (AT), de la création d’infrastructures facilitant le marché (par exemple, des registres de garanties, des entrepôts), de la mise en place de fonds de subventions publiques pour égaler les investissements privés (par exemple les fonds d’encouragement) et de la mise en place de programmes de garanties subventionnés et de régimes d’assurance, ou encore de produits de hedging.

 

Certains PSF ont commencé à modifier leurs politiques afin d’alléger le fardeau des contraintes actuelles pesant sur les PME agricoles. Dans plusieurs cas, les IMF, les IFNB et les banques ont établi des moratoires sur les prêts afin de donner assez de temps à leurs clients pour rééchelonner leurs remboursements. Les conditions d’accès aux prêts ont été revues, au moins sur la période, ce qui permet aux clients d’être éligibles à un prêt sans avoir besoin de documenter les actifs utilisés en garantie, du moins pour l’instant.

 

Plusieurs donateurs engagés dans le développement rural et la sécurité alimentaire ont mis en place des dispositifs pour atténuer les effets de la pandémie sur la production alimentaire, l’accès aux marchés et l’emploi rural, en veillant à ce que les agriculteurs des pays les moins avancés aient accès en temps utile aux intrants, aux informations, aux marchés et aux liquidités.

Pour faire face aux défis et aux contraintes de la pandémie, et afin de maintenir les flux de financement et d’investissement dans les activités de production agricole et alimentaire, on a identifié comme essentiels certains domaines d’intervention et d’investissement à moyen terme. Dans le même temps, nous devons renforcer la résilience des communautés rurales et agricoles. Parmi ces investissements et interventions, les suivants semblent être les plus essentiels :

  

1) Investir dans la numérisation. Cela profiterait à tous les acteurs des systèmes agroalimentaires, car cela peut contribuer à réduire les pertes de récoltes, à diminuer les décès de bétail, à améliorer les rendements, à gérer les risques, à optimiser le stockage des produits, à éviter la détérioration des aliments et à maximiser les profits. L’utilisation de la technologie tout au long de la chaîne de valeur se traduit par des améliorations tangibles de la sécurité alimentaire, ce qui est particulièrement pertinent pour les populations les plus vulnérables ; par exemple, elle permet de réduire les pertes de production grâce à une meilleure gestion des risques, ou de mieux commercialiser les produits agricoles. L’information numérique et les systèmes de paiement numériques peuvent permettre aux institutions financières de réduire les coûts, d’améliorer les systèmes clés d’identification et de vérification d’identité des clients et d’évaluation des risques et des coûts, et d’accroître leur portée dans les communautés cibles. Les plateformes de commerce électronique peuvent faciliter l’accès à un éventail plus diversifié de clients et d’agriculteurs et peuvent contribuer à pallier le manque d’informations auquel sont confrontés les acheteurs et les fournisseurs, grâce à une banque de données commune sur les volumes, les prix, la qualité des produits et leur certification. Les investisseurs privés et publics, ainsi que les prestataires de services financiers, feraient bien d’examiner de près les fournisseurs actuels et potentiels de services de commerce électronique, et de faciliter les partenariats afin de s’assurer que les agriculteurs clients puissent accéder à des intrants par des financements spécifiques. Toutefois, il ne faut pas exagérer la pertinence de la numérisation. Non seulement elle dépend de l’existence d’une infrastructure particulière et de la disponibilité du réseau Internet, mais elle ne fonctionne efficacement que lorsque les fournisseurs ont renforcé leurs capacités et que les prestataires de services financiers ont été dotés des outils et instruments les plus appropriés. En outre, les produits et services financiers doivent également répondre aux besoins réels des clients, en particulier dans le cas des petits exploitants, qui doivent être pris en compte lors de la conception de nouveaux produits et services. Dans le cas contraire, la numérisation pourrait finir par accroître le déficit de financement pour ces derniers.

  

2) Investir dans le stockage, les chaînes de froid et les entrepôts. De tels investissements contribueraient non seulement à réduire les pertes alimentaires, mais aussi à garantir aux producteurs un marché qui leur permettrait d’accéder rapidement à des capitaux d’investissement pour la saison suivante en présentant à des récépissés d’entrepôt. Le stockage des produits permet aux producteurs de prolonger la période pendant laquelle ils peuvent vendre leurs produits récoltés et d’attendre que des conditions de marché plus favorables se présentent. Les investissements publics et privés, y compris par le biais de PPP, doivent être orientés vers le stockage de marchandises en entrepôt pour des tiers.

 

 3) Développer des mécanismes de financement de la chaîne de valeur. Ces mécanismes restent l’un des moyens les plus efficaces de surmonter des obstacles tels que le manque de garanties et d’informations, obstacles qui ont été accentués par les limitations découlant de la pandémie. Le financement de la chaîne de valeur agricole offre des possibilités de réduction des coûts et des risques de financement et donc, d’atteindre les petits exploitants agricoles. Pour les institutions financières, le financement de la chaîne de valeur nous permet de regarder au-delà des bénéficiaires directs du financement afin de mieux comprendre la compétitivité et le risque dans l’ensemble du secteur et de concevoir des produits qui répondent au mieux aux besoins des entreprises tout au long de la chaîne. En même temps, le financement de la chaîne de valeur peut contribuer à rendre les chaînes de valeur plus inclusives, en mettant des ressources à la disposition des petits exploitants pour qu’ils s’intègrent plus facilement aux marchés à plus forte valeur ajoutée. À cet égard, les institutions financières pourraient encourager et fournir davantage de crédits commerciaux et de crédits fournisseurs en aval afin de répartir les risques entre les différents acteurs de la chaîne de valeur et de soulager en partie les petits exploitants agricoles. Le coût des prêts, qui était difficile à assumer avant la pandémie, risque de devenir presque impossible pour les petits exploitants et les PME dans le cadre des restrictions liées au COVID-19. Il pourrait donc être utile de travailler avec les principaux fournisseurs (grands acheteurs, exportateurs) pour mettre en place des mécanismes de partage des risques, permettant aux produits de descendre dans les réseaux de gros et de détail grâce à des crédits d’approvisionnement. Dans ce contexte, les IFD et les bailleurs de fonds pourraient également jouer un rôle clé en assumant une partie du risque par des mécanismes de tamponnement ou en assumant la position de souscripteur, afin que celui-ci puisse être partagé en aval. Si les petites entreprises pouvaient être soulagées du coût prohibitif des emprunts commerciaux et obtenir des crédits commerciaux fournisseurs, cela réduirait les coûts et les aiderait à gérer les contraintes liées à la pandémie. Certaines entreprises et institutions financières ont déjà mis au point un calendrier d’acheteurs qualifiés avec des apports fournisseurs importants, basé sur le développement technologique de la capture vidé. Des clichés des fiches commerciales et des fiches d’affaires sont prises et utilisées comme garantie par l’agriculteur afin d’accéder au capital pour la prochaine saison de plantation. Cela facilite le crédit fournisseur, puisque les institutions financières peuvent suivre en temps réel ce qui entre et sort du magasin et qui paie les marchandises.

 

4) Promouvoir l’investissement dans les chaînes de valeur courtes et le commerce alimentaire régional. Le commerce local prend de plus en plus d’importance, au vu des restrictions imposées au transport aérien et maritime. De nouvelles opportunités d’investissements rentables apparaissent au niveau des cultures traditionnelles et indigènes, et l’on peut attendre d’elles qu’elles contribuent au développement des systèmes alimentaires locaux et régionaux, pour peu qu’on sache y répondre. C’est du côté des PME agricoles les plus résilientes que se présenteront les principales opportunités, du fait de la possibilité d’y réaliser des économies d’échelle.

 

Nous avons l’opportunité de reconstruire les systèmes alimentaires mondiaux selon des principes plus durables et plus inclusifs, en dépit des énormes défis et des conditions serrées qui se présentent pour les économies rurales dans les mois à venir, une réponse rapide à la pandémie de la part des investisseurs et des institutions financières. C’est ainsi que nous pourrons aussi contribuer à la résilience des populations rurales aux crises et aux chocs, et ouvrir les zones rurales à de nouvelles possibilités d’investissement. Toutefois, cela passera par une collaboration coordonnée, stratégique, entre les gouvernements, les bailleurs de fonds, les investisseurs et les acteurs de la chaîne de valeur, du plus petit au plus grand.

 

Par Massimo Pera, Chargé de Finance des Agro-Entreprises à la FAO des Nations Unies

Source : https://www.bouldermft.org/blog/2020/08/02/p6-fre/

Comments