Données statistiques

REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES DES SFD POUR LE 2ème TRIMESTRE 2018

publié le 3 oct. 2018 à 07:13 par APSFD CI



Remarques préliminaires : 

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) s’est engagée, depuis quelques années, à collecter, traiter, consolider et publier les informations financières de ses institutions membres sur une base trimestrielle. 

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de son programme de “ Transparence “ vise à fournir aux SFD, aux autorités de contrôle et de supervision, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’au public, des informations infra-annuelles les plus actuelles possibles. 

Cette publication trimestrielle vient renforcer le dispositif existant en matière de rapports financiers et non-financiers. En effet, l’APSFD-CI publie déjà, chaque année, un rapport de benchmarking des performances financières des SFD. 

Les informations qui seront accessibles au grand public, par le canal du site internet www.apsfd-ci.org,  sont présentées sous un format consolidé, sans possibilité d’obtenir des informations détaillées sur les SFD ayant effectués leur reporting. 

Toutefois, les informations détaillées de tous les SFD ayant effectués leur reporting seront transmises exclusivement aux SFD ayant transmis des données. Ces informations pourront être également fournies à certains partenaires techniques et financiers. 

Afin de garantir la célérité dans le traitement des données collectées et réduire le temps d’attente entre la transmission des données brutes et la diffusion des informations consolidées et actualisées, nous encourageons les SFD à nous transmettre les données exhaustives avant le terme du délai fixé qui est de 30 jours ouvrables à partir de la fin du trimestre.

Nous voudrions féliciter les 26 SFD qui nous ont transmis leurs données du deuxième trimestre 2018. Cela prouve, une fois de plus, leur engagement à œuvrer au professionnalisme et à la transparence du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. Nous invitons les autres SFD à leurs emboiter le pas en s’engageant activement dans ce programme.

La liste des SFD ayant transmis leurs données :

Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.) (9 reçus / 12 attendus) : 

-          ADVANS-CI ;

-          AMIFA ;

-          AFRIQUE EMERGENCE & INVESTISSEMENT ;

-          CELPAID ;

-          CREDIT ACCESS SA ;

-          CAC ;

-          FIDRA ;

-          PAMF-CI ;

-          HORTENSIA FINANCES. 

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (17 reçus / 31 attendus) : 

-          CANARI ;

-          CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

-          IFECC ;

-          REMU-CI ;

-          RCMEC-CI ;

-          MA2E ;

-          ARGENTIFERE ;

-          CASUDCO ;

-          CNEC SEQUOIA ;

-          CMECEL ;

-          MECT ;

-          FCEC ;

-          RAOUDA FINANCE ;

-          MCF-PME ;

-          GES-CI ;

-          OMIS FINANCES ;

-          CREDIT-FEF ;


REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES DES SFD POUR le 1er trimestre 2018

publié le 28 mai 2018 à 09:49 par APSFD CI


Remarques préliminaires : 

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) s’est engagée, depuis quelques années, à collecter, traiter, consolider et publier les informations financières de ses institutions membres sur une base trimestrielle. 

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de son programme de “ Transparence “ vise à fournir aux SFD, aux autorités de contrôle et de supervision, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’au public, des informations infra-annuelles les plus actuelles possibles. 

Cette publication trimestrielle vient renforcer le dispositif existant en matière de rapports financiers et non-financiers. En effet, l’APSFD-CI publie déjà, chaque année, un rapport de benchmarking des performances financières des SFD. 

Les informations qui seront accessibles au grand public, par le canal du site internet www.apsfd-ci.org,  sont présentées sous un format consolidé, sans possibilité d’obtenir des informations détaillées sur les SFD ayant effectués leur reporting. 

Toutefois, les informations détaillées de tous les SFD ayant effectués leur reporting seront transmises exclusivement aux SFD ayant transmis des données. Ces informations pourront être également fournies à certains partenaires techniques et financiers. 

Afin de garantir la célérité dans le traitement des données collectées et réduire le temps d’attente entre la transmission des données brutes et la diffusion des informations consolidées et actualisées, nous encourageons les SFD à nous transmettre les données exhaustives avant le terme du délai fixé qui est de 30 jours ouvrables à partir de la fin du trimestre. 

Nous voudrions féliciter les 28 SFD qui nous ont transmis leurs données du premier trimestre 2018. Cela prouve, une fois de plus, leur engagement à œuvrer au professionnalisme et à la transparence du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. Nous invitons les autres SFD à leurs emboiter le pas en s’engageant activement dans ce programme. 

La liste des SFD ayant transmis leurs données : 

Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.) (9 reçus / 12 attendus) : 

-          ADVANS-CI ;

-          AMIFA ;

-          CELPAID ;

-          CREDIT ACCESS SA ;

-          CAC ;

-          FIDRA ;

-          MIMOYE FINANCE S.A. ;

-          BAOBAB (MICROCRED-CI) ;

-          PAMF-CI.

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (19 reçus / 31 attendus) : 

-          CANARI ;

-          CEPE-CI ;

-          CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

-          IFECC ;

-          REMU-CI ;

-          RCMEC-CI ;

-          MA2E ;

-          ARGENTIFERE ;

-          CASUDCO ;

-          CNEC SEQUOIA ;

-          CMECEL ;

-          MECT ;

-          MUCREF-CI ;

-          RAOUDA FINANCE ;

-          MCF-PME ;

-          GES-CI ;

-          OMIS FINANCES ;

-          CREDIT-FEF ;

-          CFEF-CI.


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REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES DES SFD POUR LE 1er, 2ème, 3ème et 4ème TRIMESTRE 2017

publié le 14 mars 2018 à 07:05 par APSFD CI   [ mis à jour : 14 mars 2018 à 07:13 ]

Remarques préliminaires :

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) s’est engagée, depuis l’année dernière, à collecter, traiter, consolider et publier les informations financières de ses institutions membres sur une base trimestrielle. 

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de son programme de “ Transparence “ a pour objectif de fournir aux SFD, aux autorités de contrôle et de supervision, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, des informations infra-annuelles les plus actuelles possibles. 

Cette publication trimestrielle vient renforcer le dispositif existant en matière de rapports financiers et non-financiers. En effet, l’APSFD-CI publie déjà, chaque année, un rapport de benchmarking des performances financières des SFD. 

Les informations qui seront accessibles au grand public, par le canal du site internet www.apsfd-ci.org,  sont présentées sous un format consolidé, sans possibilité d’obtenir des informations détaillées sur les SFD ayant effectués leur reporting. 

Toutefois, les informations détaillées de tous les SFD ayant effectués leur reporting seront transmises exclusivement aux SFD ayant transmis des données. Ces informations pourront être également fournies à certains partenaires techniques et financiers. 

Afin de garantir la célérité dans le traitement des données fournies et réduire le temps d’attente entre la transmission des données brutes et la diffusion des informations consolidées et actualisées, nous encourageons les SFD à nous transmettre les données exhaustives avant le terme du délai fixé qui est de 30 jours ouvrables à partir de la fin du trimestre. 

Nous voudrions féliciter les 26 SFD qui nous ont transmis leurs données du quatrième trimestre 2017. Cela prouve leur engagement à œuvrer au professionnalisme et à la transparence du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. Nous invitons les autres SFD à leurs emboiter le pas en s’engageant activement dans ce programme. 

La liste des SFD ayant transmis leurs données : 

Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.) (11 reçus / 13 attendus) : 

-          ADVANS-CI ;

-          AMIFA ;

-          AFRIQUE EMERGENCE & INVESTISSEMENT ;

-          CAC ;

-          ECOCRED S.A. ;

-          FIDRA ;

-          MIMOYE FINANCE S.A. ;

-          PAMF-CI ;

-          CREDIT ACCESS S.A. ;

-          CELPAID ;

-          MICROCRED S.A. 

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (15 reçus / 31 attendus) : 

-          CANARI ;

-          ARGENTIFERE ;

-          CEPE-CI ;

-          CMECEL ;

-          CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

-          IFECC ;

-          MCF-PME ;

-          CASUDCO ;

-          RCMEC-CI ;

-          REMU-CI ;

-          CEFA GABIADJI ;

-          RAOUDA FINANCE ;

-          MECT ;

-          GES-CI ;

-          MA2E. 

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REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES DES SFD POUR LE 1er, 2ème et 3ème TRIMESTRE 2017

publié le 22 nov. 2017 à 08:31 par APSFD CI   [ mis à jour : 27 nov. 2017 à 05:27 ]



Remarques préliminaires : 

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) s’est engagée, depuis l’année dernière, à collecter, traiter, consolider et publier les informations financières de ses institutions membres sur une base trimestrielle.

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de son programme de “ Transparence “ a pour objectif de fournir aux SFD, aux autorités de contrôle et de supervision, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, des informations infra-annuelles les plus actuelles possibles. 

Cette publication trimestrielle vient renforcer le dispositif existant en matière de rapports financiers et non-financiers. En effet, l’APSFD-CI publie déjà, chaque année, un rapport de benchmarking des performances financières des SFD. 

Les informations qui seront accessibles au grand public, par le canal du site internet www.apsfd-ci.org,  sont présentées sous un format consolidé, sans possibilité d’obtenir des informations détaillées sur les SFD ayant effectués leur reporting. 

Toutefois, les informations détaillées de tous les SFD ayant effectués leur reporting seront transmises exclusivement aux SFD ayant transmis des données. Ces informations pourront être également fournies à certains partenaires techniques et financiers.

Afin de garantir la célérité dans le traitement des données fournies et réduire le temps d’attente entre la transmission des données brutes et la diffusion des informations consolidées et actualisées, nous encourageons les SFD à nous transmettre les données exhaustives avant le terme du délai fixé qui est de 30 jours ouvrables à partir de la fin du trimestre. 

Nous voudrions féliciter les 28 SFD qui nous ont transmis leurs données du troisième trimestre 2017. Cela prouve leur engagement à œuvrer au professionnalisme et à la transparence du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. Nous  invitons les autres SFD à leurs emboiter le pas en s’engageant activement dans ce programme. 

La liste des SFD ayant transmis leurs données : 

Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.) (10 reçus / 13 attendus): 

-          ADVANS-CI ;

-          AMIFA ;

-          CAC ;

-          ECOCRED S.A. ;

-          FIDRA ;

-          MIMOYE FINANCE S.A. ;

-          PAMF-CI ;

-          CREDIT ACCESS S.A. ;

-          CELPAID

-          MICROCRED S.A. 

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (18 reçus / 31 attendus): 

-          CANARI ;

-          ARGENTIFERE ;

-          CEPE-CI ;

-          CMECEL ;

-          CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

-          GES-CI ;

-          IFECC ;

-          MA2E ;

-          MCF-PME ;

-          RAOUDA FINANCE ;

-          CASUDCO ;

-          RCMEC-CI ;

-          REMU-CI ;

-          FCEC ;

-          CEFA GABIADJI ;

-          CNEC SEQUOIA ;

-          MECT ;

-          CFEF-CI.

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REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES DES SFD POUR LE 1er et 2ème TRIMESTRE 2017

publié le 24 mai 2017 à 04:28 par APSFD CI   [ mis à jour : 7 sept. 2017 à 02:24 ]



Remarques préliminaires : 

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) s’est engagée, depuis l’année dernière, à collecter, consolider et publier les informations financières de ses institutions membres sur une base trimestrielle. 

Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de son programme de “ Transparence “ a pour objectif de fournir aux SFD, aux autorités de contrôle et de supervision, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, des informations infra-annuelles les plus actuelles possibles. 

Cette publication trimestrielle vient renforcer le dispositif existant en matière de rapports financiers et non-financiers. En effet, l’APSFD-CI publie déjà, chaque année, un rapport de benchmarking des performances financières des SFD. 

Les informations qui seront accessibles au grand public, par le canal du site internet www.apsfd-ci.org,  sont présentées sous un format consolidé, sans possibilité d’obtenir des informations détaillées sur les SFD ayant effectués leur reporting. 

Toutefois, les informations détaillées de tous les SFD ayant effectués leur reporting seront transmises exclusivement aux SFD ayant transmis des données. Ces informations pourront être également fournies aux partenaires techniques et financiers. 

Afin de garantir la célérité dans le traitement des données fournies et réduire le temps d’attente entre la transmission des données brutes et la diffusion des informations consolidées et actualisées, nous encourageons les SFD à nous transmettre les données exhaustives avant le terme du délai fixé qui est de 30 jours ouvrables à partir de la fin du trimestre. 

Nous voudrions féliciter les 23 SFD qui nous ont transmis leurs données du deuxième trimestre 2017. Cela prouve leur engagement à œuvrer au professionnalisme et à la transparence du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. Nous  invitons les autres SFD à leurs emboiter le pas en s’engageant activement dans ce programme.

 La liste des SFD ayant transmis leurs données :

 Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.) (9 reçus / 13 attendus):

      -          ADVANS-CI ;

-          AMIFA ;

-          CAC ;

-          ECOCRED S.A. ;

-          FIDRA ;

-          MIMOYE FINANCE S.A. ;

-          PAMF-CI ;

-          CREDIT ACCESS S.A. ;

-          MICROCRED S.A. 

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (14 reçus / 31 attendus): 

-          ARGENTIFERE ;

-          CEPE-CI ;

-          CMECEL ;

-          CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

-          GES-CI ;

-          IFECC ;

-          MA2E ;

-          MCF-PME ;

-          MECT ;

-          CASUDCO ;

-          RCMEC-CI ;

-          REMU-CI ;

-          FCEC ;

-          MUCREF-CI.


PUBLICATION DES INFORMATIONS FINANCIERES ET NON-FINANCIERES DES SFD. -- 1er, 2ème, 3ème & 4ème TRIMESTRE 2016

publié le 2 mars 2017 à 00:49 par APSFD CI   [ mis à jour : 2 mars 2017 à 00:54 ]


Remarques préliminaires :

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) dans le cadre de son programme de « Transparence » a le plaisir de procéder à la publication des informations financières et non-financières consolidées des institutions de Microfinance. 

La présente publication, offre aux lecteurs les informations consolidées des quatre trimestres de l’année 2016. 

Ce rapport nous aura permis d’actualiser les chiffres des trimestres précédents grace à la transmission des données manquantes de certaines institutions.

C’est le lieu de remercier et féliciter toutes les institutions qui se sont résolument engagées dans la voie du professionnalisme et de la transparence, deux leviers indispensables au renforcement de la crédibilité et de la performance du secteur. 
Il s’agit de:
Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.)

-ADVANS-CI ;

- FIDRA ;

- MIMOYE FINANCE ;

- CAC ;

- CELPAID ;

- AMIFA ;

- MICROCRED-CI ;

- PAMF-CI

- AFRIQUE EMERGENCE & INVESTISSEMENT ;

- CREDIT ACCESS.

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (Mut. / Coop.)

- CANARI ;

- RCMEC-CI ;

- ARGENTIFERE ;

- CEPE-CI ;

- MA2E ;

- MECT ;

- CASUDCO ;

- CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

- RAOUDA FINANCE ;

- CMECEL ;

- GES-CI ;

- MUCREF-CI ;

- REMU-CI ;

- MCF-PME ;

- CEFA GABIADJI ;

- CNEC-SEQUOIA ;

- CECKA AGOU ;

- IFECC ;

- CFEF-CI ;

- FCEC ;

- UNACOOPEC-CI.

        TABLEAU RECAPITULATIF DU NOMBRE DE SFD AYANT TRANSMIS DES DONNEES EN 2016, SELON LA FORME JURIDIQUE


REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES ET NON-FINANCIERES DES SFD POUR LE 1er - 2ème - 3ème TRIMESTRE 2016

publié le 16 nov. 2016 à 04:31 par APSFD CI   [ mis à jour : 16 nov. 2016 à 13:45 ]


REPORTING DES INFORMATIONS FINANCIERES ET NON-FINANCIERES DES SFD
-------------------
1er, 2ème &  3ème TRIMESTRE 2016.

  Remarques préliminaires :

 

L’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI) dans le cadre de son programme de « Transparence » a le plaisir de procéder à la publication des informations financières et non-financières consolidées des institutions de Microfinance.

 

Cette publication, à la différence de la précédente, présente aux lecteurs les informations du 1er, du 2ème et du 3ème trimestre 2016 avec pour avantage d’offrir la possibilité d’observer les tendances et variations sur une période de neuf (09) mois. 

 

Les lecteurs assidus remarqueront une évolution au niveau des ratios pour le 1er et du 2nd trimestre. Ces évolutions s’expliquent par le fait que certains SFD qui n’avaient pas pu communiquer leurs données à date, ont pu les fournir. Nous avons donc procédé à une actualisation des données disponibles pour chacun des deux premiers trimestres.

 

C’est le lieu de remercier et féliciter toutes les institutions qui se sont résolument engagées dans la voie du professionnalisme et de la transparence, deux leviers indispensables au renforcement de la crédibilité et de la performance du secteur. Il s’agit :

 

Au niveau des Sociétés Anonymes (S.A.) (10 reçus / 13 attendus) soit un taux de transmission de 76,92%:

 

-          ADVANS-CI ;

-          AMIFA ;

-          AFRIQUE EMERGENCE & INVESTISSEMENT ;

-          CELPAID ;

-          CREDIT ACCESS ;

-          FIDRA ;

-          MIMOYE FINANCE ;

-          MICROCRED-CI ;

-          PAMF-CI

-          CAC.

 

 

 

Au niveau des Mutuelles / Coopératives (19 reçus / 29 attendus) soit un taux de transmission de 65,52%:

 

-          CANARI ;

-          CFEF-CI ;

-          CEPE-CI ;

-          CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ;

-          IFECC ;

-          REMU-CI ;

-          RCMEC-CI ;

-          MA2E ;

-          CEFA GABIADJI ;

-          ARGENTIFERE ;

-          CECKA AGOU ;

-          CNEC-SEQUOIA ;

-          CMECEL ;

-          MCF-PME ;

-          GES-CI ;

-          RAOUDA FINANCE ;

-          MUCREF-CI ;

-          MECT ;

-          CASUDCO.

 

 

Les données qui seront accessibles au grand public sont  présentées sous un format consolidé. Les données détaillées des SFD seront transmises exclusivement aux SFD ayant fournis des données. Ces informations pourront, toutefois, être consultées par les partenaires institutionnels.

 

Nous  invitons les autres SFD à emboiter le pas à leurs confrères en s’engageant activement dans ce programme.


APSFD Indicateurs T1 T2 T3 2016


 

SITUATION RÉCENTE DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE

publié le 13 juin 2016 à 03:26 par APSFD CI   [ mis à jour : 15 juin 2016 à 03:25 ]

SITUATION RÉCENTE DU SECTEUR DE LA MICROFINANCE

Les principales statistiques du secteur de la microfinance sont résumées dans le tableau ci-après :

Indicateurs

2011

2012

2013

2014

Mars 2015

Juin 2015

Sept. 2015

Déc. 2015

Nombre d'institutions agréées

72

72

73

75

75

62

62

62

Nombre de points de services

316

319

316

322

322

307

308

309

Nombres de membres ou clients (en milliers)

867

957

779

828

895

919

981

1.028

Encours des dépôts (en milliards FCFA)

90,7

99,5

126,2

146,7

153,2

161,1

166,7

175,7

Encours des crédits

(en milliards de FCFA)

26,7

44,6

79,2

100,7

103,6

116,4

127,8

138,2

Portefeuille à risque à 30 jours (norme : <5%)

8,83%

10,31%

8,60%

10,70%

10,50%

9,90%

10,85%

10,57%

Portefeuille à risque à 90 jours (norme : <3%)

6,90%

4,90%

5,50%

8,10%

8,20%

9,05%

8,86%

8,81%





RAPPORT DE BENCHMARKING 2015

publié le 13 juin 2016 à 03:23 par APSFD CI   [ mis à jour : 27 nov. 2017 à 08:34 ]

RAPPORT DE BENCHMARKING 2015 des performances financières des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte D'Ivoire



# ÉDITORIAL

Faire de l’inclusion financière une réalité dans notre pays est le leit motiv des principaux responsables des organes et structures de contrôle, de supervision, d’encadrement et de promotion du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. 

L’atteinte de cet objectif nécessite la conjugaison de plusieurs facteurs tant endogènes, qu’exogènes au secteur. Faciliter l’accès des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) aux sources de refinancement à bas coût ; améliorer le cadre réglementaire pour favoriser l’expansion du champ d’action des acteurs en matière de services à offrir ; renforcer l’éducation financière des clients pour leur permettre de prendre des décisions d’affaires mieux éclairées ; poursuivre la restructuration du secteur par un soutien concret aux SFD démontrant un réel potentiel de viabilité ; fournir une offre de service adapté aux besoins des populations, sont autant de défis qui demeurent. 

La prise de décisions efficaces de la part des différents acteurs de la chaine de l’industrie de la Microfinance en Côte d’Ivoire passe par une analyse précise et une meilleure connaissance des performances actuelles des institutions qui y évoluent. 

Offrir aux décideurs politiques, aux milieux d’affaires, aux partenaires techniques et financiers, aux institutions de microfinance et au public, des éléments pouvant contribuer à éclairer leur connaissance de l’évolution des SFD et du secteur dans son ensemble, par l’analyse des principales tendances dans le temps mais aussi par rapport à la concurrence revêt un caractère primordial pour nous. 

C’est pourquoi, l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), comme de coutume, a le plaisir de publier son rapport de benchmarking des performances des SFD de 2013 à 2015. Ce rapport à la différence des précédents met en lumière l’évolution des performances des SFD sur trois années (2013, 2014 et 2015). 

Dans ce rapport, les principaux indicateurs reconnus comme étant les plus pertinents pour l’analyse des tendances du secteur sont présentés, il s‘agit de : 

-      la qualité du portefeuille ;

-      l’efficacité et à la productivité ;

-      la rentabilité ;

-      la gestion bilancielle. 

Nous saisissons l’occasion que nous offre la publication de ce rapport pour adresser nos remerciements aux institutions membres qui ont bien voulu nous transmettre leurs données et montrer ainsi leur engagement à œuvrer de concert avec l’APSFD-CI au renforcement des actions visant à la promotion d’un secteur professionnel et transparent. 

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne lecture. 

Cyrille TANOE
Directeur Exécutif
APSFD-CI




# INTRODUCTION

Le présent rapport d’évaluation des performances des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de Côte d’Ivoire porte au total sur 20 institutions. Nous notons pour l’exercice 2015, l’entrée dans cette liste de 5 institutions (RAOUDA FINANCE ; CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ; RESEAU CMEC-CI ; MECT et AMIFA S.A.) et la sortie pour des raisons de non transmission des données sollicitées de 14 institutions (CEFA GABIADJI ; CFEF-CI ; CMECEL ; CPFCI ; LE CREDIT DU NORD S.A. ; FCEC YAMOUSSOUKRO ; FONDS DU MONT CARMEL ; FONIC ; IFECC SOUBRE ; LA FINANCIERE ; MCF-PME ; MUKEFI ; PAMF-CI et UNACOOPEC-CI).

Il est à préciser que pour garantir une certaine cohérence dans l’analyse qui est faite des différents indicateurs, nous avons pris le parti de ne retenir que les institutions qui ont fourni de manière régulière des données sur les trois derniers exercices (2013, 2014 et 2015). 

Les lecteurs assidus remarqueront ainsi que certaines institutions qui avaient participé au rapport  de benchmarking 2014 ne figurent pas dans le présent rapport.

Dans le souci de permettre une analyse comparative à la fois globale et détaillée des SFD, ceux-ci ont été regroupés par catégories selon leur forme juridique (société mutualiste ou société anonyme). 

Pour l’élaboration du rapport de Benchmark 2015, notre méthodologie reste la même en référence aux normes et instructions de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) : SFD ayant fourni des informations d’activités de fin d’exercice et pratiquant leurs activités en Côte d’ivoire, constitution de deux catégories ou groupes de paires, 17 indicateurs tirés des données fournies par les SFD ont été retenus et une approche orientée par les questions suivantes : comment d’une part la performance des SFD se présentent-elles vis-à-vis des normes de la BCEAO et d’autre part, comment varie cette performance parmi les SFD ivoiriennes selon les indicateurs retenus. Le rapport 2015, tout comme les précédents, s’articule autour des cinq axes suivants : 

-      les données générales et de portée ;

-      la qualité du portefeuille ;

-      l’efficacité et la productivité ;

-      la rentabilité ;

-      la gestion bilancielle.

Pour chacun de ces axes, le regard est porté sur l’analyse de la situation globale des 19 SFD qui dans le cadre de ce rapport, puis sur la comparaison des pairs au regard, essentiellement, de la forme juridique.




# DONNÉES GÉNÉRALES ET DE PORTÉE

20 SFD participent au rapport de benchmarking 2015 dont 13 institutions coopératives/mutualistes (MUT/COOP) et 7 sociétés anonymes (SA). Ces SFD sont répartis en 2 groupes de pairs. Dans ce volet consacré aux données générales, nous présenterons des résultats pouvant permettre d’apprécier les performances des SFD en termes de portée. 

L’analyse de la portée concernera l’étendue des efforts fournis par les institutions participantes pour offrir des services aux clients/membres à savoir : l’encours de crédits, l’encours d’épargne, le nombre de clients ou de membres et le nombre d’agences ou de caisses.

 Tableau 1 : Catégories d'institutions

Catégories d’institutions  

Nombre

MUT/COOP

Institutions de forme mutualiste ou coopérative

13

SA

Institutions de forme société anonyme

7

Le nombre de sociétaires ou de clients

Le nombre de sociétaires ou de clients de l’ensemble des SFD dont les données sont soumises à notre analyse n’a cessé de croître sur les trois années de référence comme le montre le graphique ci-dessous. En effet, de 183.661 en 2013, il est passé à 235.574 en 2014 pour se situer en 2015 à 293.634. Soit un taux de croissance annuelle de plus de 23%. 

Cette croissance soutenue témoigne de la confiance sans cesse grandissante des populations dans les institutions et le secteur. 

Toutes les institutions au plan individuel ont vu leur sociétariat ou clientèle augmenter. Les plus fortes hausses sont à mettre à l’actif d’ADVANS-CI, CAC et MICROCRED S.A.


L’encours de crédit

L’encours de crédit des institutions suit la même tendance que le volume de sociétaires ou clients. Ainsi, le total des encours de crédits de l’ensemble des SFD participants à cette étude est passé successivement de 35 813 656 114 FCFA en 2013 à 64 339 475 617 FCFA en 2014 pour culminer à 92 115 524 808 FCFA en 2015. 

Ces chiffres démontrent l’apport non négligeable des institutions du secteur dans le financement de l’économie de la Côte d’Ivoire à travers le secteur informel et les PME principalement. 

Tout comme avec le volume de sociétaire, l’encours de crédits est tiré par MICROCRED S.A avec plus de 35 milliards en 2015, suivi d’ADVANS-CI avec 23 milliards et CAC avec plus de 10 milliards, comme l’indique le graphique ci-dessous. 

Des institutions comme FIDRA S.A, GES-CI et MA2E avec des encours de crédits variant entre 4 et 8 milliards réalisent des performances en matière d’octroi de crédit.  


Graphique 1 : Encours de crédits des SFD en 2017

L’encours d’épargne

L’encours d’épargne de l’ensemble des SFD à les mêmes tendances que le volume de sociétariat ou encore l’encours de crédits. En effet, de 35 568 725 300 FCFA en 2013, il est passé à 52 274 541 764 FCFA en 2014 pour s’établir à fin 2015 à 79 775 495 173 FCFA. 

Cette évolution constante du niveau des dépôts effectués par les clients et sociétaires démontre s’il en était besoin du niveau de confiance des populations pour les SFD. 

Comme l’indique le graphique ci-dessous, les institutions qui collectent le plus d’épargne sur les trois années sont : MICROCRED S.A, FIDRA S.A, ADVANS-CI, CAC ou encore GES-CI.

 


  Graphique 2 : Evolution des encours de crédits et d'épargne par type de SFD

L’analyse de ces quelques indicateurs de portée révèle un véritable dynamisme de certaines institutions du secteur. Les performances toujours croissantes de ces SFD sont de nature, si elles se maintiennent, à faire oublier la période de difficultés qu’à connu le secteur suite aux conjonctures sociopolitique et militaire de ces dernières décennies.

# QUALITÉ DU PORTEFEUILLE

La qualité du portefeuille demeure le premier groupe d’indicateurs que nous analysons dans la mesure où le portefeuille de crédit constitue le principal actif des SFD. La qualité du portefeuille reflète le risque de défaut de paiement sur les prêts et détermine les produits futurs et par conséquent, la capacité d'une institution à accroître sa portée et à être au service de ses clients/membres.  Dans ce sens, notre analyse prend en compte trois ratios de qualité du portefeuille que sont : le taux de portefeuille à risque à 30 jours (PAR (30)), le taux de provision pour créances en souffrance et le taux de pertes sur créances.


1. Portefeuille classé à risque à 30 jours.

Le PAR(30) mesure la partie du portefeuille « contaminée » par les impayés au-delà de 30 jours, en pourcentage du portefeuille total. Pour cet indicateur, la norme de la BCEAO est inférieure à 5%. 

Au niveau national :

  Graphique 3 : Taux du PAR(30) par type de SFD

Comme l’indique le graphique les institutions du secteur qu’elles soient mutualistes ou sociétés anonymes améliorent progressivement leurs taux de portefeuille à risque à 30 jours et plus, passant de 8,04% en 2013 à 3,11%  en 2015 pour les SA et de 29,60% en 2013 à 22,58% en 2015 pour les mutuelles. Bien que la moyenne du taux au niveau des S.A. soit conforme à la norme de 5% fixée avec une bonne tendance à la baisse, il convient d’insister sur le fait que des efforts doivent encore être fait surtout pour ce qui concerne les SFD de forme mutualiste dans la gestion de cet indicateur. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


 Les tendances observées au niveau sectoriel pour ce groupe de pairs se confirment avec une bonne qualité de portefeuille de crédits avec un taux de PAR(30) inférieur à 2.5% dans l’ensemble en 2015, à l’exception de MICROCRED SA (10,94% en 2015) qui présente un tableau de qualité du portefeuille de crédits au-delà de la norme de performance, alors qu’en 2013 et 2014 cette institution présentait des taux appréciables. Nous observons que des institutions comme ADVANS-CI et FIDRA S.A. arrivent à bien maitriser leur PAR(30) sur les trois années. La palme de la meilleure performance (en termes d’amélioration du ratio) revient à MIMOYE FINANCE qui améliore considérablement ses performances en passant d’un PAR(30) de 28,63% en 2014 alors qu’il était en 2013 à 35,15% à un taux de 2,39% en 2015 soit une amélioration de  26 points. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste 


Les performances des SFD de forme mutualiste sont variables. Alors que certains améliorent leurs taux comme CANARI qui passe de 100% en 2013 et 2014 à 40,57% en 2015 ou MECT de 13,96% en 2014 à 0,74% en 2015, ou encore CECKA AGOU qui voit sont PAR(30) chuter à 9,67% en 2015 alors qu’il était à 16% en 2014 et CNEC SEQUOIA qui réalise la performance remarquable de passer de 30% en 2014 à 1,69% en 2015, d’autres à l’instar de GES-CI (6,82% en 2015), REMU-CI (13,19% en 2015) ou encore CREDIT-FEF (100% en 2015) voient leurs portefeuilles de crédit se dégrader. Cette dernière situation témoigne de la nécessité pour ces institutions de travailler à une meilleure maîtrise de leur stratégie de prêt ; à une meilleure analyse des profils des emprunteurs et également à une meilleure adéquation entre les produits offerts et la cible visée.

2. Taux de provisions pour créances en souffrance.

Le taux de provision pour créances en souffrance ou « Ratio de couverture du risque » sert à mesurer la capacité des institutions à couvrir les risques pour créances douteuses, à rendre compte des pertes potentielles sur les crédits. Le niveau pour cet indicateur devra être supérieur ou égal à 40% au regard de la norme BCEAO. 

Au niveau national :



        Graphique 6 : Taux de provision pour créances en souffrance - consolidé

De manière générale, les SFD quelque soit leur forme juridique constituent un niveau de provision conforme à la norme prescrite qui est de 40% minimum. En effet, nous pouvons observer qu’au niveau des mutuelles, le taux de provisions pour créances en souffrance est passé de 43,88% en 2013 à 54,10% en 2015 après être descendu à 32,20% en 2014. Au niveau des S.A. même si ce taux (46,89% en 2015) reste supérieur à la norme, il convient de faire remarquer qu’il est en nette baisse, vu qu’il était de 92,97% en 2014. Les SFD de grande ou petite taille enregistrent des taux de couverture du risque de crédits se situant autour de la norme minimale de 40% fixée par la BCEAO. S’il est vrai que la constitution de provision est un levier sur lequel peuvent jouer certaines institutions pour améliorer leurs résultats, il n’en demeure pas moins qu’une sous-évaluation des provisions à constituer peut faire peser sur les SFD des risques très important. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



Graphique 7 : Taux de provision de créances en souffrance - SFD de forme SA

L’analyse du détail du provisionnement des SFD de forme SA indique une variété de situations. On constate ainsi que MIMOYE FINANCE, n’a pas passé de provision pour créances en souffrance pour le compte de l’exercice 2015. Quant à CAC, avec un taux de 68,70% de couverture, semble contrairement à 2014, avoir provisionné suffisamment pour ses créances douteuses en 2015. Idem pour CREDIT ACCESS S.A. qui est passé d’un taux de 6.77% en 2013 (largement en deçà de la norme) à 68% en 2015. MICROCRED et FIDRA SA enregistrent de fortes baisses de leurs taux de couverture des risques de crédits avec une diminution respectivement de 181,64% en 2014 à 49,87% en 2015 et 92% en 2014 contre 50% en 2015. ADVANS-CI pour sa part conserve un niveau de provision supérieur à 90%.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

 

Sur les 13 SFD membres de ce groupe de pairs, seuls quatre institutions à savoir : REMU-CI (36,01%), ARGENTIFERE (39,85), CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE (11%) et RESEAU CMEC-CI (13%) affichent, en 2015, des taux de provision pour créances douteuses en deçà de la norme de 40% minimum. Les autres SFD de ce groupe ont par contre sur cet exercice 2015 constitué des niveaux de provisions allant de 49% pour CEPE-CI à 85,62% pour CECKA AGOU. 


3. Taux de pertes sur créances.

Le taux de pertes sur créances représente le pourcentage des crédits d’un SFD ayant fait l’objet d’un abandon de créances et dont les montants ont été déduits de l’encours de crédits brut soit parce qu’il est peu probable qu’ils soient remboursés, soit parce qu’il s’agit d’une obligation réglementaire. La norme de la BCEAO pour cet indicateur est inférieure à 2%. 

Au niveau national :

 

Pour cet indicateur, les performances des SFD de forme S.A. se passent de commentaires. Sur les trois années, nous constatons une stabilisation de ce taux à moins de 1% quand les instructions de la BCEAO le prescrivent à 2% maximum.  

Au niveau des mutuelles, nous assistons à une amélioration importante de cet indicateur qui passe de 26,08% en 2013 à 23,01% en 2014 pour se situer en 2015 à 2,62% soit une progression de plus de 20 points.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



Comme nous le montre le graphique, les SFD de forme société anonyme, qui participent au présent rapport, ont tous un taux de pertes sur créances conforme à la norme pour 2015. Il convient de noter, toutefois, que les taux pour ce qui concerne ADVANS-CI (1,50% en 2015) et MICROCRED (0,69% en 2015) sont repartis à la hausse même s’ils demeurent dans la norme. Nous constatons également que CREDIT ACCESS S.A. réalise des progrès assez significatifs sur cet indicateur. En effet, l’institution passe d’un taux de 4.53% en 2013 à 1.79% en 2014, puis à 0.29% en 2015.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :


A l’analyse des taux de pertes sur créances des SFD de forme mutualiste, il apparait que la forte baisse constatée pour cet indicateur en 2015 résulte essentiellement des tendances de deux institutions, à savoir : CEPE-CI qui enregistrait en 2014 un taux de 196,4% et qui pour 2015 affiche un taux de 0% ; le RESEAU CMEC-CI également affichait l’année dernière un taux de 67% alors qu’en 2015 ce taux est descendu à 4%.  

# EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ

1. Productivité des agents de crédit.

Ce ratio indique la charge moyenne de travail par agent de crédit (le nombre moyen d’emprunteurs actifs suivis par agent). Par le respect de la norme édictée, l’institution assure une distribution de son personnel conforme à sa mission et à son cœur d’activité et permet à chacun de ses agents de crédit de gérer un volume de dossiers qui puisse lui permettre d’effectuer une analyse et un suivi rigoureux des emprunteurs. Norme BCEAO : supérieur à 130.

Au niveau national :



De 2013 à 2015, cet indicateur a évolué en dents de scie tant au niveau des mutuelles que des sociétés anonymes. Si au constat, les institutions du secteur de manière globale, restent conforme à la norme de 130 minimum, force est de constater que la tendance est à la baisse. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


 

Au niveau des SFD de ce groupe, deux  institutions, FIDRA et CREDIT ACCESS S.A. se distinguent depuis trois années par la forte productivité de leurs agents en charge des prêts, avec une performance plus importante du FIDRA. Il convient de faire remarquer qu’après une forte poussée de CREDIT ACCESS S.A en 2014 sur cet indicateur, l’institution a enregistré une baisse conséquente en 2015 passant de 300 à 164. Toutes les autres, à l’exception de MIMOYE FINANCE, améliorent leurs performances même si celles-ci demeurent en deçà de la norme. Notons que les institutions telles : CAC et AMIFA du fait qu’elles démarrent leurs activités depuis 2014 seulement n’ont pas encore trouvé leur vitesse de croisière. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

 

Dans l’ensemble les SFD de forme mutualiste à l’exception de 5, CECKA AGOU, CNEC SEQUOIA, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE et RAOUDA FINANCE, qui a démarré ses activités en 2015, respectent tous la norme de 130 au minimum édictée par la BCEAO pour la productivité des agents de crédit. MA2E avec un ratio de 747 dispose du plus fort taux.

2. Productivité du personnel.

Ce ratio de productivité du personnel, contrairement au précédent, met à contribution l’ensemble du personnel de l’institution. Il renseigne sur la productivité générale du personnel du SFD en ce qui concerne le suivi des clients (emprunteurs, épargnants volontaires et autres). Le niveau pour ce ratio se doit d’être supérieur à 115 selon les normes fixées par la BCEAO.

Au niveau national :



          Graphique 15 : Productivité du personnel - consolidé

Contrairement au ratio relatif à la productivité des agents de crédit, celui de la productivité du personnel affiche des résultats supérieurs à la norme fixée et qui est de 115.

Les SFD mutualiste tout comme pour le précédent indicateur sont les plus performantes avec 353 en 2015 contre 174 pour les sociétés anonymes. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



         Graphique 16 : Productivité du personnel - SFD de forme SA

Sur les trois dernières années, le taux de productivité des personnels de ce groupe de pairs a connu des variations (passant de 164 à 228 puis 174). Dans le détail des données sur la productivité des personnels des SFD de ce groupe, il ressort qu’AMIFA (35) et ADVANS SA (103) ont une productivité inférieure à 115. Toutefois, il faut signaler la progression d’ADVANS-CI qui passe de 50 en 2013 à 80 en 2014 pour aujourd’hui être à 103 clients par personnel de l’institution. Pour ce qui concerne AMIFA, comme nous l’indiquons précédemment, le récent démarrage d’activité de l’institution justifie principalement ses chiffres encore bas. 

Signalons ici également, que la productivité des personnels dépend de la méthodologie de crédit de l’institution (crédit de solidarité ou crédit unitaire) mais aussi de la politique de recrutement de chaque institution en lien avec le niveau d’activité (crédit, épargne, etc.).

  

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 17 : Productivité du personnel - SFD de forme Mutualiste

Pour ce groupe, Il est noté que la majorité des institutions a une productivité des personnels supérieure à la norme BCEAO hormis quatre : RAOUDA FINANCE (112), CNEC SEQUOIA (60), CANARI (61), et CEPE-CI (76). 

Les institutions qui enregistrent pour 2015 les plus forts taux de productivité des personnels sont : CREDIT-FEF (1200), RESEAU CMEC-CI (1060), MA2E (421), CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE (419), MECT (338), REMI-CI (263) et CECKA AGOU (217). 


3. Charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits.

Ce ratio qui fait le rapport des charges de personnel et des charges administratives liées au portefeuille de crédits est l’indicateur majeur de mesure de l’efficience. Il permet d’entrevoir la capacité des institutions à gérer leurs coûts de production. L’instruction de la BCEAO préconise un niveau de ratio inférieur ou égal à 35%. 

Au niveau national :



Graphique 18 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - consolidé

L’observation du ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits au plan national révèle un taux de 368,11% en 2015 pour le groupe des sociétés mutualistes contre 38,89% pour les sociétés anonymes. En clair, pour 100 FCFA de crédit octroyé, les mutuelles prises globalement ont supporté 368,11 FCFA en termes de charges d’exploitation quant les S.A. elles supportaient 38,89 FCFA. Ces importants coûts d’exploitation supportés par les institutions mutualistes vont impacter négativement leurs rentabilités.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


         Graphique 19 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - SFD de forme SA

Pour ce groupe de pairs, malgré les efforts visant à contenir les taux en deçà de la norme, nous notons qu’en 2015, excepté le FIDRA et CREDIT ACCESS S.A, toutes les institutions de forme société anonyme ont vu leurs charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédit augmenter légèrement par rapport à l’année précédente. 

Les institutions les plus performantes sur cet indicateur sont MICROCRED, CAC et MIMOYE FINANCE qui sur les deux derniers exercices comptables respectent la norme de 35% maximum. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



       Graphique 20 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - SFD de forme Mutualiste

Trois sous-groupes sont à distinguer au sein des institutions de forme mutualiste ou coopérative en ce qui concerne le ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille : 

-      D’abord, les institutions qui enregistrent un ratio en conformité avec la norme des 35%. Ce sont : REMU-CI (21,01%), MA2E (2,32%), GES-CI (15,53%), CREDIT MUTUEL (3%) et RESEAU CMEC-CI (0,84%). 

-      Ensuite, les institutions qui affichent un ratio de charges d’exploitation élevé. Ce sont : MECT (3458%), CREDIT-FEF (453,2%), CEPE-CI (318,1%), CANARI (213,2%), CNEC SEQUOIA (137%) et ARGENTIFERE (82,98%). Des efforts sont encore à produire notamment pour les institutions qui voient leur ratio se dégrader avec une tendance haussière. 

-      Enfin, les institutions qui tout en respectant pas la norme sont dans une tendance favorables. Ce sont : CECKA AGOU avec une bonne tendance sur ces trois dernières années à l’amélioration de ce ratio et RAOUDA FINANCE par une baisse continue.

# RENTABILITÉ

1. Rendement des Fonds Propres (ROE).

Le rendement des fonds propres (ROE) est un indicateur de rentabilité très important pour les SFD, en ce sens qu’il mesure la capacité intrinsèque réelle de l’institution à renforcer ses fonds propres grâce aux bénéfices générés. Toutefois, l’analyse de ce ratio nécessite une attention toute particulière vu qu’il ne tient pas compte du niveau d’endettement de l’institution ni de son mode de financement. La norme fixée par la BCEAO est : supérieur à 15%.

Au niveau national :



Graphique 21 : Rendement des Fonds Propres - consolidé

L’analyse graphique de la performance des SFD de forme S.A sur cet indicateur de rentabilité des fonds propres pourrait laisser croire que ces institutions ont pu réaliser de bonnes performances avec des taux de 39,36% en 2014 et 176,16% en 2015 là où la norme est fixée à 15% minimum. En réalité il n’en n’est rien. Et la situation est bien plus préoccupante qu’elle n’apparait. En effet, au niveau du groupe de pairs des S.A, deux institutions qui présentent des niveaux élevés de fonds propres négatifs et de résultats négatifs surtout en 2015 font inverser la courbe qui apparait positive.

Au niveau des mutuelles, quatre institutions se retrouvent dans la même situation avec des fonds propres et des résultats négatifs. Toutefois, l’impact pour ces quatre SFD est négligeable dans la tendance globale de cet indicateur pour ce groupe de pairs.

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Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



Graphique 22 : Rendement des Fonds Propres - SFD de forme SA

L’analyse comparative des institutions de ce groupe de pairs indique que pour cet indicateur, seul deux SFD, à savoir : FIDRA S.A et CAC affichent les meilleures performances. Il faut toutefois noter la régression de plus de 10 points chez FIDRA S.A qui passe de 45,84% en 2014 à 35,45% en 2015, alors que cette institution avait enregistré un bon entre 2013 (26,87%) et 2014. La performance la plus forte est réalisée par CAC qui est passé d’un taux négatif en 2014 de -47% à un taux de 34,35% en 2015. Ces performances sont dues principalement à un résultat de fin d’exercice excédentaire en 2015. 

Trois autres institutions, ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et MICROCRED se classent dans la catégorie intermédiaire avec des taux certes positifs en 2015 pour ADVANS-CI de 6%, CREDIT ACCESS de 9,66% et depuis 2013 pour MICROCRED, mais ces taux restent inférieurs à la norme édictée qui est de 15% minimum. Nous notons dans le même temps que les performances de MICROCRED ont chuté d’une année à l’autre avec une forte régression entre 2014 (4,03%) et 2015 (1,62%).

Les deux SFD restants de ce groupe de pairs que sont MIMOYE FINANCE et AMIFA qui affichent les taux les plus élevés en valeur absolu sont en réalité ceux qui présentent les performances les plus faibles. En effet, ces taux masquent une situation plus préoccupante qui se manifeste par des niveaux de résultats et de fonds propres négatifs pour chacune de ces institutions. Il faut remarquer qu’AMIFA est à son premier exercice comptable, caractérisé généralement par de lourdes charges d’installation, d’opérationnalisation, etc. L’analyse de la tendance pour les années à venir devrait nous permettre de nous faire une idée plus précise de l’état de l’institution sur cet indicateur. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



         Graphique 23 : Rendement des Fonds Propres - SFD de forme Mutualiste

La situation au niveau des mutuelles est sensiblement identique à celle des S.A avec trois groupes d’institutions qui se dégagent. 

D’abord, les SFD qui malgré le fait d’avoir des taux non conformes à la norme (supérieur à 15%) arrive tout de même à réaliser des résultats positifs et à obtenir des fonds propres également positifs. Il s’agit de : REMU-CI ; MA2E, RAOUDA FINANCE, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE et MECT. Il convient cependant de préciser que pour ces SFD, les tendances sont à la baisse de la rentabilité des fonds propres sur les trois années soumises à notre analyse.

Ensuite, les SFD qui semblent présenter des performances positives, mais qui en réalité ont des résultats et des fonds propres négatifs. Il s’agit de CANARI (136,2%), CREDIT-FEF (26,32%), CEPE-CI (5,40%) et RESEAU CMEC-CI (2,47%). 

Enfin, les SFD qui respectent la norme. A ce niveau il n’ya qu’une institution à savoir le GES-CI avec un taux de 21,54% en 2015.

2. Rendement sur Actifs

Le taux du rendement sur actifs renseigne sur la performance de gestion des actifs du SFD visant à optimiser leur rentabilité. Ce ratio inclut non seulement le rendement du portefeuille mais aussi tous les autres produits tirés des placements et autres activités d’exploitation ».

Norme BCEAO : supérieur à 3%.

Au niveau national :



         Graphique 24 : Rendement sur Actifs - consolidé

Comme l’indique le graphique, les performances consolidées des institutions qu’elles soient mutualistes ou sociétés anonymes ne sont pas conformes à la norme de 3% minimum, même si l’analyse par groupe de pairs montrera qu’il y a certaines institutions qui prises individuellement arrivent à réaliser de très bonnes performances. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


       Graphique 25 : rendement sur Actifs - SFD de forme SA

Quatre institutions, MIMOYE FINANCE SA, ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et CAC sont à encourager. Elles enregistrent une tendance croissante du rendement de l’actif malgré que parmi elles, MIMOYE FINANCE demeure encore en zone de rendement négatif. 

MICROCRED-CI bien qu’affichant un taux de rendement de l’actif très légèrement positives, connait quant à elle une baisse constante de son ratio. 

FIDRA S.A. et CREDIT ACCESS S.A. avec des taux respectifs de 6,73% et 4.27% sont les seule institutions qui présentent des taux conformes à la norme. Toutefois il est à noter une chute du taux du rendement sur actifs en 2015 pour FIDRA S.A.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 26 : Rendement sur Actifs - SFD de forme Mutualiste

En 2015, quatre SFD à savoir : CECKA AGOU (5,60%) ; CNEC SEQUOIA (7%) ; GES-CI (5,78%) et MECT (5,41%) affichent des performances au-dessus de la norme. Toutefois l’analyse des tendances montre une baisse des rendements sauf pour CECKA AGOU 

A contrario, REMU-CI (1,30%) ; MA2E (0,71%) et RAOUDA FINANCE (1,18%) malgré des ratios positifs en 2015 ont des performances qui restent inférieur à la norme fixée avec une tendance décroissante. 

ARGENTIFERE (-10,4%), CANARI (-58,6%), CEPE-CI (-4,13%), CREDIT-FEF (-59,4%) et RESEAU CMEC-CI sont les SFD de ce groupe de pairs qui affichent des taux qui en plus d’être non-conforme à la norme sont négatifs du fait de résultats d’exploitation hors subvention négatifs.

3. Autosuffisance Opérationnelle (AO).

L’autosuffisance opérationnelle permet assez aisément de visionner la condition de couverture des charges d’exploitations par les produits d’exploitations de l’institution. Elle est la mesure la plus élémentaire du niveau de pérennité. Les charges financières et dotations aux provisions pour créances douteuses sont incluses dans ce calcul parce qu’elles constituent des coûts normaux (et significatifs) d’exploitation. D’un point de vue purement mathématique, une couverture à 100% des charges d’exploitation par les produits d’exploitation permet de conclure à une autosuffisance opérationnelle. Cependant, dans un souci de prudence et afin de s’offrir une marge de manœuvre suffisante pour permettre à l’institution de financer sa croissance et ainsi atteindre la pérennité, la BCEAO a fixé cette norme à 130% au minimum.

Au niveau national :



Graphique 27 : Autosuffisance opérationnelle - consolidé

Les tendances de cet indicateur au niveau sectoriel confirment celles enregistrées avec les précédents (qualité du portefeuille ; productivité et rentabilité). De 2013 à 2015, les données consolidées tant au niveau des mutuelles que des S.A montrent que chacun des groupes de pairs  n’arrive pas à atteindre la norme de 130% minimum fixée.

Il faut noter qu’après la légère embellie constatée entre 2013 et 2014 pour ces deux groupes de pairs (85,10% en 2013 à 123,73% en 2014 pour les mutuelles et 85,98% en 2013 à 90,69% en 2014 pour les S.A), l’année 2015 enregistre une baisse de performance du groupe des mutualistes et une légère hausse pour les S.A.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



        Graphique 28 : Autosuffisance opérationnelle - SFD de forme SA

Au niveau des S.A, FIDRA S.A est la seule institution qui affiche des performances conformes à la norme mais avec une chute de performance, 143,88% en 2014 et 142,11% en 2015. MICROCRED S.A après sa bonne performance en 2013 (132,68%) voit ses performances régresser chaque année pour se situer en 2015 à 121,07% en deçà de la norme. ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et CAC même si elles présentent des chiffres inférieurs à la norme ont tout de même réalisé des progrès de performances. 

Il convient de souligner que pour une institution, atteindre un niveau de 100% pour l’autosuffisance opérationnelle est déjà le signe positif de ce qu’elle arrive à couvrir l’ensemble de ses charges d’exploitation par ses produits d’exploitation déduction faite des subventions. Nous félicitons donc tous ces SFD qui arrivent à atteindre ce taux de 100%. 

Dans ce groupe de pairs, deux institutions MIMOYE FINANCE et AMIFA affichent des résultats assez faibles. MIMOYE FINANCE est quant à elle à encourager pour l’évolution positive de ce ratio. Une analyse approfondie de la structure des charges de l’institution ainsi que de la qualité des produits et services offerts devrait permettre d’identifier avec précision les points qui nécessitent des améliorations. Pour AMIFA, comme nous l’indiquions plus haut, ce faible taux peut s’expliquer principalement par le fait qu’elle à démarrer ses activités en 2015, avec les lourdes charges que cette situation implique.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



         Graphique 29 : Autosuffisance opérationnelle - SFD de forme Mutualiste

Au niveau des mutuelles et coopératives, trois tendances se dégagent : 

-      les institutions, au nombre de quatre, qui ont des ratios conformes à la norme. Il s’agit de MA2E depuis 2013, CECKA AGOU en 2015, GES-CI et MECT depuis 2014. Pour ces quatre institutions, nous observons qu’à part le GES-CI et CECKA AGOU, les deux autres même si elles présentent des chiffres conformes à la norme voient leurs performances baisser.

-      Les institutions qui présentent un ratio supérieur à 100% mais inférieur à la norme de 130%. Ces SFD au nombre de trois sont (REMU-CI, RAOUDA FINANCE et CNEC SEQUOIA. Des efforts de redressement de la tendance sont à faire.

-      Les institutions qui en plus de ne pas être conforme à la norme, affichent des performances inférieurs à 100% pour ce ratio. Il s’agit d’ARGENTIFERE, CANARI, CEPE-CI, CREDIT-FEF, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’ IVOIRE et RESEAU CMEC-CI.

 

# GESTION DU BILAN

1. Taux de rendement des actifs.

Le ratio du rendement des actifs qui établit une comparaison entre le produit des intérêts et commissions perçus au cours de la période et l’actif productif de la période, révèle le montant du revenu que l’institution a pu récupérer à partir de la valeur de chaque élément des actifs productifs de l’institution.

Norme BCEAO : supérieur à 15%. 

Au niveau national :


Graphique 30 : Taux de rendement des actifs - consolidé

Les performances des SFD membres des deux groupes de pairs, pour ce ratio, sont nettement supérieures à la norme de 15% minimum, même si au niveau des S.A en 2015, le taux est passé 16,86% alors qu’il était à 27,92% en 2014. 

Nous observons des tendances inverses pour chacun des groupes. En effet, alors que la courbe est croissante au niveau des mutuelles et coopératives qui passent de 34,09% en 2013 à 63,10% en 2014 pour culminer en 2015 à 70,23%, les S.A, quant à elles voient leurs performances baisser d’année en année, passant de 37,58% en 2013 à 16,86% en 2015.


Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



       Graphique 31 : Taux de rendement des actifs - SFD de forme SA

Dans de ce groupe de pairs trois institutions à savoir ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et FIDRA S.A sont les seules qui sur les trois années d’analyse affichent des performances supérieures à la norme. Cependant, nous notons une décroissante des performances du FIDRA S.A. et de CREDIT ACCESS S.A. 

MIMOYE FINANCE et AMIFA ont des ratios inferieurs à la norme avec une tendance fluctuante pour la première. Le taux de 0,97% d’AMIFA démontre que cette institution n’a pas encore atteint son rythme de croisière. 

CAC avec un taux de 16,16% en 2015 contre 7% en 2014 confirme ses bonnes performances constatées lors de l’analyse des indicateurs précédents. A contrario, MICROCRED S.A enregistre une forte baisse passant de 21,63% en 2014 à 2,21% en 2015.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 32 : Taux de rendement des actifs - SFD de forme Mutualiste

Les tendances pour ce ratio sont assez encourageantes pour les SFD de forme coopérative ou mutualiste. Sur les trois années soumises à analyse, trois institutions, MA2E (2,48% en 2015), CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE (6% en 2015), MECT (10,97% en 2015) et CECKA AGOU (11% en 2015) sont les moins performantes. 

Par contre ceux qui affichent les résultats de performance les plus élevés sont : CEPE-CI (146,5), CNEC SEQUOIA (91%), CREDIT-FEF (416,7%), RESEAU CMEC-CI (97%), CANARI (57%), RAOUDA FINANCE (29,71%) et ARGENTIFERE (16,04%).

Les deux institutions suivantes : REMU-CI et GES-CI affichent des taux très proches de la norme, même s’il faut mentionner le fait que les performances de ARGENTIFERE tout comme celles de la majorité des institutions de ce groupe sont en baisse.


2. Ratio de liquidité de l’actif..

Le ratio de liquidité est un indicateur de la liquidité d'une institution et de sa capacité à honorer toutes ses obligations à court terme, afin de ne pas s’exposer au risque de découragement des clients et fournisseurs en cas de défaillance. C’est un indicateur très important pour les SFD qui collectent de l’épargne et empruntent régulièrement des fonds. Norme BCEAO : supérieur à 5%. 

Au niveau national :



          Graphique 33 : Ratio de liquidité de l'actif - consolidé

Comme présenté à travers le graphique ci-dessus, tous les groupes de pairs respectent le niveau de ratio de liquidité fixé par les instructions de la BCEAO. Les évolutions dans le temps pour cet indicateur de gestion sont opposées pour les deux groupes de paires. L’on note une tendance positive pour les SA tandis que celle-ci est négative pour les institutions de forme mutualiste et coopérative, qui connaissent depuis 2014, une baisse du ratio de liquidité. 

Les institutions de forme S.A affichent pour leur part, des ratios de liquidité en constante hausse avec un bond enregistré entre 2013 (13,18%) et 2014 (20,67%).

La grande majorité des institutions ivoiriennes est donc potentiellement en mesure d’honorer ses dettes à court terme.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



      Graphique 34 : Ratio de liquidité de l'actif - SFD de forme SA

En dehors du FIDRA SA et de CAC qui maintiennent un taux du ratio de liquidité de l’actif croissant depuis 2013 et 2014, les SFD de ce groupe affichent des variations de leurs performances à l’instar de MIMOYE FINANCE et ADVANS-CI. Notons la bonne tendance de MICROCRED S.A et CREDIT ACCESS S.A. qui améliorent d’année en année leurs taux pour être en 2015 au-dessus de la norme de 5% minimum.

La performance la plus forte dans ce groupe de pairs est à mettre à l’actif d’AMIFA (64,97%), qui démontre qu’elle dispose d’une assise financière suffisante pour faire face à ses dettes à court terme.

 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



       Graphique 35 : Ratio de liquidité de l'actifs - SFD de forme Mutualiste

Au niveau des mutuelles et coopératives, à l’exception de CANARI qui en 2015 affiche un taux de 3%, toutes les autres institutions réalisent des performances supérieures à la norme. Les taux les plus élevés sont à l’actif de REMU-CI, CECKA AGOU, CNEC SEQUOIA, RESEAU CMEC-CI et MECT. Nous observons, toutefois pour certains SFD (CECKA AGOU, GES-CI, CREDIT-FEF, RESEAU CMEC-CI) des tendances à la baisse pour cet indicateur même si elles restent supérieures à la norme.


3. Ratio de capitalisation.

Le ratio de capitalisation ou de solvabilité permet d'établir une estimation de la capacité à long terme du SFD à rembourser ses dettes, à faire face aux risques éventuels.

Norme BCEAO : supérieur à 15%.

Au niveau national :



          Graphique 36 : Ratio de capitalisation - consolidé

Selon qu’ils soient de forme coopérative/mutualiste ou non, de grande ou petite taille, le graphique du ratio de capitalisation ou de solvabilité des SFD indique des situations diversifiées. Les SFD de forme coopérative ou mutualiste présentent des ratios de capitalisation consolidés négatifs sur les trois années tandis que leurs homologue de forme SA affichent des taux globaux positifs même s’ils sont en forte baisse. 

Il est à noter qu’à l’exception des années 2013 et 2014 pour les S.A, aucun groupe de pairs ne respecte la norme qui est de 15% minimum.

Face aux différents niveaux de variation de cet indicateur, la nécessité du renforcement des fonds propres des SFD notamment les institutions coopératives et mutualistes se précise davantage.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



        Graphique 37 : Ratio de capitalisation - SFD de forme SA

L’analyse individuelle des SFD permet de faire ressortir dans ce groupe de pairs quatre institutions qui réalisent des performances au-dessus de la norme, il s’agit de : CREDIT ACCESS S.A, MICROCRED S.A, FIDRA S.A et ADVANS-CI. Pour cette dernière institution, précisons qu’elle affiche une tendance à la baisse de ses performances sur cet indicateur.

CAC et AMIFA malgré des taux positifs, ne sont pas encore en conformité avec la norme. Seul MIMOYE FINANCE au niveau des S.A présente des taux négatifs et qui se détériorent un peu plus chaque année.

 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 38 : Ratio de capitalisation - SFD de forme Mutualiste

Pour ce qui concerne les institutions mutualistes et coopératives, nous notons les bonnes performances de sept d’entre elles, à savoir : REMU-CI, MA2E, ARGENTIFERE, RAOUDA FINANCE, GES-CI, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE et MECT. Par contre les tendances sont en dents de scie voir à la baisse pour MECT et ARGENTIFERE. 

Toutes les autres institutions avec des fonds propres négatifs, démontrent, au delà d’autres indicateurs de performance de gestion, leur exposition à la survenue de tout risque majeur dans le cours de leurs activités. Ce sont : CECKA AGOU, CANARI, CNEC-SEQUOIA, CEPE-CI, CREDIT-FEF et RESEAU CMEC-CI.




# CONCLUSION

Au terme de notre analyse comparative des performances financières et non-financières des institutions sur la période allant de 2013 à 2015, il ressort de manière globale une assez bonne tendance en termes de croissance des principaux indicateurs exceptés ceux de rentabilité. L’évolution positive des indicateurs de portée, combiné à une meilleure maitrise d’ensemble du portefeuille de crédits et une productivité plus importante sont autant de facteurs qui permettent de croire en une consolidation des acquis. 

Cependant, ces perspectives heureuses au niveau général, peuvent être contrariées par les contre-performances de certaines institutions. De manière générale, il y a une nécessité pour nos SFD de procéder à un renforcement de leurs fonds propres. Cela passe certes par des augmentations de capital et prises de participations, mais aussi et surtout par la réalisation de résultats d’exploitations excédentaires et suffisamment consistants et soutenue pour favoriser la croissance des institutions. Obtenir des résultats excédentaires suppose une maitrise des charges des institutions, mais surtout un accroissement des revenus par la mise à disposition de produits et services qui répondent véritablement aux besoins sans cesse croissant des populations.

Les indicateurs de portée, l’encours de crédit, l’encours d’épargne, et l’évolution du sociétariat et de la clientèle des institutions indiquent clairement que la confiance des populations pour les institutions de microfinance est à la hausse. Cette confiance devra être maintenue grace à un niveau de professionnalisme plus élevé et à une gestion et des choix stratégiques et d’investissement encore plus pertinents.

Comme nous avons pu l’observer tout au long de notre analyse, certaines institutions de par leurs performances se sont distinguées. C’est donc le lieu de le mentionner et de les inviter à poursuivre leurs efforts qui contribuent à redorer l’image du secteur. Il s’agit de : FIDRA S.A, CAC, MA2E, MECT, ADVANS-CI, MICROCRED S.A. ou encore REMU-CI. 

Nous saisissons l’occasion que nous offre ce rapport pour encourager les autres institutions qui ont des performances moins bonnes à faire preuve de persévérance et d’abnégation pour réussir à inverser la tendance négative du moment.

L’APSFD-CI voudrait remercier et féliciter encore une fois les 19 institutions qui ont compris et accepté la nécessité de participer à ce chantier d’analyse et de transparence financière qui à n’en point douter, concourt au bénéfice de tout le secteur d’activité de la microfinance.

# ANNEXES


Tableau 3 : Annexe 1 : Liste des institutions participantes

ADVANS-CI

Advans Côte d’Ivoire

AMIFA

Atlantique Microfinance

ARGENTIFERE

Mutuelle de crédit des femmes de Bouaflé

CAC

Compagnie Africaine de Crédit

CANARI

Caisse Nationale pour la Relance des Initiatives

CECKA AGOU

Caisse d’Epargne et de Crédit Kêlechô d’Agou

CEPE-CI

Caisse d’Epargne des Personnels de l’Education de Côte d’Ivoire

CNEC SEQUOIA

Caisse Nationale d’Epargne et de Crédit SEQUOIA

CREDIT-FEF

Crédit du Fonds d’Epargne des Femmes

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

Crédit Mutuel de Côte d’Ivoire

FIDRA

Fonds International pour la Retraite Active en Côte d’Ivoire

GES-CI

Groupe d’Epargne et de Soutien en Côte d’Ivoire

MA2E

Mutuelle des Agents de l’Eau et de l’Electricité

MECT

Mutuelle d’Epargne et de Crédit Terfire

MICROCRED-CI

Microcred Côte d’Ivoire

MIMOYE FINANCE

Mimoye Finance

RAOUDA FINANCE

Raouda Finance

RCMEC-CI

Réseau des Caisses Mutualistes d’Epargne et de Crédit de Côte d’Ivoire

REMU-CI

Réseau des Mutuelles de Crédit des Femmes de Bonoua, Bassam et Aboisso

CREDIT ACCESS S.A.

 

Crédit Access S.A.



Tableau 4 : Annexe 2 : Données Générales

SFD

 

 

FORME JURIDIQUE

 

NOMBRE D’AGENCES OU DE CAISSES

 

NOMBRE DE CLIENTS OU DE SOCIETAIRES

 

NOMBRE D’EMPLOYES

 

NOMBRE D’AGENTS DE CREDIT

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

ADVANS-CI

Société Anonyme

4

5

7

9 407

22 089

38 394

180

276

374

69

115

172

AMIFA

Société Anonyme

-

--

1

-

-

773

-

-

22

-

-

14

ARGENTIFERE

Mutuelle

6

6

6

5 326

5 811

6 720

28

32

34

6

9

8

CAC

Société Anonyme

-

2

5

-

3 375

15 538

-

47

73

-

15

30

CANARI

Mutuelle

1

1

1

436

1 029

1 118

3

4

2

1

1

1

CECKA AGOU

Mutuelle

1

1

1

832

788

867

4

4

4

1

1

1

CEPE-CI

Mutuelle

1

2

2

2 979

672

758

5

5

10

1

1

1

CNEC SEQUOIA

Mutuelle

1

1

1

393

478

537

6

9

9

1

1

1

CREDIT-FEF

Mutuelle

1

1

1

5 212

5 872

6 004

11

14

5

1

1

1

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

Mutuelle

6

6

6

7 921

8 094

8 226

21

20

19

6

6

6

FIDRA

Société Anonyme

16

16

17

29 960

32 338

33 814

122

121

126

54

47

46

GES-CI

Mutuelle

1

1

1

15 331

16 432

17 890

82

97

106

23

24

26

MA2E

Mutuelle

1

1

1

5 709

6 160

6 213

8

9

13

4

4

4

MECT

Mutuelle

1

1

1

490

803

971

3

3

3

1

1

1

MICROCRED-CI

Société Anonyme

6

7

7

29 151

57 233

72 079

304

408

356

143

167

141

MIMOYE FINANCE

Société Anonyme

4

4

5

3 274

4 838

5 380

11

11

20

4

2

9

RAOUDA FINANCE

Mutuelle

-

4

1

-           

-           

2 019

-

-

11

-

-

1

RCMEC-CI

Mutuelle

32

25

25

55 791

56 903

59 343

53

53

56

32

25

25

REMU-CI

Mutuelle

7

7

7

11 449

12 659

13 921

55

55

53

21

22

19

CREDIT ACCESS S.A.

Société Anonyme

1

1

1

2 990

2 819

3 069

-

-

15

-

-

3

TOTAL

 

90

88

97

186 651

238 393

293 634

896

1 168

1 211

368

442

500




.

Tableau 5 : Annexe 3 : Données financières par groupe de pairs

SFD

 

ENCOURS MOYEN DES CREDITS PAR EMPRUNTEUR

MONTANT MOYEN DE L'EPARGNE PAR EPARGNANT

ENCOURS DE CREDIT EN FCFA

ENCOURS D'EPARGNE EN FCFA

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

ADVANS-CI

1 184 975

1 575 018

2 549 379

200 450

216 809

319 890

4 123 711 882

10 328 968 200

23 178 953 951

1 885 631 963

4 789 083 838

12 281 857 892

AMIFA

-

-

17 785 990

-

-

24 133

-

-

450 471 240

-

-

17 785 990

ARGENTIFERE

886 125

847 482

850 192

132 476

123 859

99 570

1 080 186

1 044 946

876 548

699 348

713 397

662 338

CAC

-

6 159 518

3 751 270

-

1 033 610

1 026 196

-

2 894 973 406

10 567 327 775

-

3 694 120 791

10 977 223 645

CANARI

1 219

40 374

50 277

43 593

21 219

31 235

537 500

6 459 850

8 094 558

18 781 671

21 834 502

34 920 718

CECKA AGOU

15 777

24 102

875 682

1

1

85 004

13 124 000

13 124 000

38 530 000

73 452 000

49 155 000

73 699 000

CEPE-CI

250 959

73 848

96 947

33 946

156 357

77 911

6 776 000

3 397 000

14 639 000

101 124 000

105 072 000

59 057 000

CNEC SEQUOIA

27 098

50 682

190 804

36 417

37 300

43 999

4 362 760

5 220 229

7 632 157

14 311 876

17 829 241

23 627 703

CREDIT-FEF

308 005

180 172

134 398

30 651

15 899

14 688

84 085 620

51 529 310

26 342 170

159 754 440

93 359 960

88 068 340

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

1 076 441

1 297 581

1 173 941

37 955

29 887

28 132

797 643 036

701 991 455

635 102 077

276 840 264

194 086 962

187 245 335

FIDRA

275 569

339 738

377 095

267 518

312 671

390 530

4 666 492 000

4 649 070 000

6 185 877 000

8 014 394 000

1 085 953 000

13 205 391 000

GES-CI

931 792

1 456 472

2 394 354

324 731

409 897

444 957

3 715 054 356

5 748 696 655

7 357 849 817

4 978 457 049

6 735 435 075

7 960 281 772

MA2E

543 658

1 371 992

1 585 354

534 807

360 951

687 515

1 263 444 519

3 531 488 809

4 979 426 211

366 861 839

1 396 860 000

3 684 569 249

MECT

226 339

821 206

582 053

243 987

146 560

161 783

30 329 360

98 544 735

112 918 250

119 553 853

117 223 174

163 885 723

MICROCRED-CI

1 648 754

1 791 170

2 247 837

450 602

321 468

319 762

18 802 394 198

33 736 696 239

35 764 089 482

13 135 508 578

18 398 556 095

23 048 153 768

MIMOYE FINANCE

328 551

3 963 759

3 049 705

40 326

26 281

40 484

45 200 000

418 730 000

276 566 102

83 193 186

94 878 002

240 504 184

RAOUDA FINANCE

-

-

1 739  099

-

-

113 990

-

-

170 431 719

-

-

230 145 297

RCMEC-CI

369 448

294 349

256 368

85 696

83 458

81 147

604 786 693

427 394 710

414 547 761

4 781 047 799

4 758 668 012

4 816 689 752

REMU-CI

692 315

703 204

607 194

136 179

136 007

133 821

1 654 634 004

1 722 146 073

1 547 736 838

1 559 113 434

1 721 712 715

1 865 337 565

CREDIT ACCESS S.A.

491 531

ND

766 962

 

 

266 011

140 577 980

183 412 568

378 112 152

464 353 466

536 893 271

816 388 902

 

TOTAL

544 621

1 234 745

2 053 245

162 458

201 896

219 538

35 954 234 094

64 522 888 185

92 201 766 122

36 033 078 766

43 811 435 035

79 775 495 173





Ta.

Annexe 3 : Ratios de qualité du portefeuille

SFD

PORTEFEUILLE CLASSE A RISQUE (30 jours)

TAUX DE PROVISIONS POUR CREANCES EN SOUFFRANCE

TAUX DE PERTE / CREANCES

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

< 5%

> ou = 40%

< 2%

ADVANS-CI

1,04%

1,64%

1,58%

86,02%

92,06%

91,63%

0,82%

1,21%

1,5%

AMIFA

-

-

0%

-

-

0%

-

-

0%

ARGENTIFERE

21,85%

37,5%

36,27%

32,9%

32,82%

39,85%

0,4%

1,7%

5,75%

CAC

-

0%

2,36%

-

0%

68,70%

-

0%

0%

CANARI

100%

100%

40,57%

0%

0%

72,33%

0%

0%

5,81%

CECKA AGOU

23,15%

16%

9,67%

72,3%

66%

85,62%

11,8%

0%

0,66%

CEPE-CI

98,5%

6,2%

10,2%

98,51%

0%

49%

220%

196,4%

0%

CNEC SEQUOIA

24%

30%

1,69%

100%

30%

80%

61%

0%

1,5%

CREDIT-FEF

1,89%

69,75%

100%

0%

62,59%

84,02%

0%

0%

7,88%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

11%

19%

14%

10%

14%

11%

10%

10%

7%

FIDRA

0,14%

0,11%

0,16%

56%

92%

50%

0,06%

0,03%

0,06%

GES-CI

2,58%

3,96%

6,82%

70,42%

68,56%

76,08%

1,05%

0,55%

0,49%

MA2E

0,72%

0,36%

0,79%

59,18%

6,40%

51,26%

0%

0,06%

0,09%

MECT

0%

13,96%

0,74%

0%

21,13%

49,47%

0%

0%

0%

MICROCRED-CI

1,52%

1,69%

10,94%

146,44%

181,64%

49,87%

0,23%

0,20%

0,69%

MIMOYE FINANCE

35,15%

28,63%

2,39%

99,13%

59,17%

0%

0,14%

0%

0%

RAOUDA FINANCE

-

-

18,44%

-

-

55,68%

-

-

0%

RCMEC-CI

60%

33,45%

41,21%

52%

44,21%

13%

8%

67%

4%

REMU-CI

11,56%

11,99%

13,19%

31,19%

40,67%

36,01%

0,67%

0,45%

0,89%

CREDIT ACCESS S.A.

2,33%

3,70%

4,35%

6,77%

40%

68%

4,53%

1,79%

0,29%

TOTAL

26,26%

21%

15,77%

54,17%

47,29%

51,58%

18,75%

15,52%

1,83%



 

  
Annexe 4 : Ratios de productivité - efficacité

SFD

PRODUCTIVITE DES AGENTS DE CREDIT

PRODUCTIVITE DU PERSONNEL

CHARGES D'EXPLOITATION / PORTEFEUILLE DE CREDIT

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

> ou = 130

> 115

< ou = 35%

ADVANS-CI

50

56

57

50

80

103

46%

36%

37%

AMIFA

-

-

45

-

-

35

-

-

62,29%

ARGENTIFERE

203

137

129

190

182

198

40,48%

61,68%

82,98%

CAC

-

30

94

-

68

147

-

22%

24,53%

CANARI

53

160

161

53

41

61

147%

129,15%

213,29%

CECKA AGOU

832

788

44

184

123

217

135,80%

77,10%

44,10%

CEPE-CI

27

46

151

596

112

76

1 034%

1 262,50%

318,10%

CNEC SEQUOIA

161

103

40

65

53

60

221%

157%

137%

CREDIT-FEF

273

286

196

347

367

1 200

94,43%

315,78%

453,24%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

108

81

90

394

378

419

4%

2%

3%

FIDRA

263

334

357

246

267

268

51,54%

46,43%

45,77%

GES-CI

173

164

192

187

169

169

17,05%

18%

15,53%

MA2E

581

644

747

334

486

421

6,43%

6,60%

2,32%

MECT

134

120

194

163

268

338

6 602,95%

176,35%

3 458,30%

MICROCRED-CI

80

101

120

96

140

202

17,16%

17,57%

17,95%

MIMOYE FINANCE

33

31

9

188

328

257

127%

22%

30%

RAOUDA FINANCE

-

-

98

-

-

112

-

-

35,67%

RCMEC-CI

51

166

167

1 053

1 074

1 060

0,98%

3,93%

0,84%

REMU-CI

114

111

134

208

230

263

24,63%

26,06%

21,01%

CREDIT ACCESS S.A.

143

300

164

238

256

205

83.77%

84.56%

54.73%

TOTAL

193

203

159

270

257

291

509,07%

136,93%

252,88%






 
Annexe 5 : Ratios de rentabilité

SFD

RENTABILITE DES FONDS PROPRES

RENDEMENT DE L'ACTIF

AUTOSUFFISANCE OPERATIONNELLE

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

> 15%

> 3%

> 130%

ADVANS-CI

-12%

-16%

6%

-7%

-4%

1%

69%

83%

102%

AMIFA

-

-

1 105,04%

-

-

-11,49%

-

-

6,56%

ARGENTIFERE

0,95%

-25,4%

-53,39%

0,24%

-5,91%

-10,43%

101,18%

77,93%

66,45%

CAC

-

-47%

34,35%

-

-8%

2,79%

-

75%

124%

CANARI

3,49%

6,92%

136,21%

-3,16%

-35%

-58,65%

15,23%

48%

20,4%

CECKA AGOU

19,5%

7,1%

-31,24%

-3%

-2%

5,6%

29,2%

30,9%

136,4%

CEPE-CI

235%

18,3%

5,4%

-29,3%

-10,1%

-4,13%

7,7%

85,2%

93,1%

CNEC SEQUOIA

-36%

-15%

-26%

-55%

10%

7%

63%

116%

112%

CREDIT-FEF

-1,56%

47,62%

26,32%

0,96%

-28,03%

-59,45%

102,47%

55,45%

53,28%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

48,99%

20,51%

1,07%

-

-

-

104%

256%

96%

FIDRA

26,87%

45,84%

35,45%

4,6%

8,07%

6,73%

123%

143,88%

142,11%

GES-CI

24,88%

22,77%

21,54%

5,99%

5,57%

5,78%

114,89%

148,39%

160,24%

MA2E

10,36%

10,35%

4,56%

2,42%

2,24%

0,71%

307,14%

299,78%

140,73%

MECT

-30,34%

18,54%

12,87%

-12,16%

10,39%

5,41%

49,69%

221,16%

176,97%

MICROCRED-CI

4,11%

4,03%

1,62%

0,71%

0,66%

0,28%

132,68%

125,55%

121,07%

MIMOYE FINANCE

-197%

214%

41%

-33%

-13%

-12%

22%

26%

34%

RAOUDA FINANCE

-

-

4,12%

-

-

1,18%

-

-

103,22%

RCMEC-CI

6,17%

3,27%

2,47%

-

-58%

-3,65%

-

29%

87,19%

REMU-CI

8,89%

7,30%

3,07%

3,78%

3,1%

1,3%

126,66%

116,97%

112,59%

CREDIT ACCESS S.A.

-5,33%

-4,07%

9,66%

-2,24%

-1,93%

4,27%

83,22%

84,90%

120,95%

TOTAL

6,29%

17,23%

67%

-8,41%

-7,41%

-6,20%

90,69%

112,39%

100,46%








 

Annexe 6 : Ratios de gestion bilancielle

SFD

TAUX DE RENDEMENT DES ACTIFS

RATIO DE LIQUIDITE DE L'ACTIF

RATIO DE CAPITALISATION

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

> 15%

> 5%

> 15%

ADVANS-CI

19%

22%

23%

9,24%

5,35%

6,3%

46,5%

18%

15,1%

AMIFA

-

-

0,97%

-

-

64,97%

-

-

1,04%

ARGENTIFERE

17,97%

20,78%

16,04%

9,61%

13,21%

19,63%

25,1%

21,54%

17,26%

CAC

-

7%

16,15%

-

14%

15,25%

-

8%

8,12%

CANARI

18,9%

51%

57%

0,41%

10%

3%

-90,61%

-17%

-67,55%

CECKA AGOU

10,5%

11,2%

11%

44,6%

56,9%

41%

-15,2%

-27,6%

-12,3%

CEPE-CI

44,1%

223,4%

146,55%

0,6%

1,1%

10,69%

-36,2%

-78,9%

-74,06%

CNEC SEQUOIA

150%

167%

91%

39,28%

40%

47,22%

-150%

-67,18%

-26%

CREDIT-FEF

24,33%

115,57%

416,78%

34,88%

25,33%

14,79%

-33,31%

-121,42%

-642,02%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

10%

10%

6%

66%

20%

20%

5%

13%

18%

FIDRA

41%

34%

28%

45%

48%

53%

16,26%

18,69%

19,22%

GES-CI

14,3%

14,16%

14,46%

29,1%

22,64%

20,99%

24,87%

24,19%

29,02%

MA2E

2,17%

6,64%

2,48%

41,68%

10,53%

20,36%

10,61%

21,45%

15,21%

MECT

5,44%

10,15%

10,97%

48,54%

20,70%

36,21%

40,07%

25,22%

22,63%

MICROCRED-CI

22,20%

21,63%

2,21%

1,53%

4,48%

7,31%

16,87%

15,94%

17,78%

MIMOYE FINANCE

55%

6%

9%

5%

26%

16%

8%

-9%

-30%

RAOUDA FINANCE

-

-

29,71%

-

-

26,37%

-

-

15,98%

RCMEC-CI

94%

111%

97%

39%

74,13%

42%

-148%

-174%

-148%

REMU-CI

17,33%

16,31%

14%

34,1%

38,02%

48,29%

42,84%

43,08%

42,57%

CREDIT ACCESS S.A.

50,70%

48,95%

38,69%

5,15%

5,52%

6,49%

43,67%

50,88%

39,12%

TOTAL

35,11%

49,82%

51,55%

26,10%

24,22%

25,99%

-10,75%

-13,06%

-36,94%

.
 NB : Les ratios en rouge sont ceux des SFD qui affichent à la fois des résultats et des font propres négatifs.


 
 


rapportdebenchmarking2014 copie

publié le 13 juin 2016 à 03:23 par APSFD CI

RAPPORT DE BENCHMARKING 2014 des performances financières des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte D'Ivoire



# ÉDITORIAL

Promouvoir un secteur de la Microfinance professionnel, responsable et inclusif qui contribue à l’amélioration des conditions de vie des ménages en Côte d’Ivoire, telle est la mission que s’est assignée l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI).

Dès lors, toutes les actions entreprises par l’APSFD-CI à savoir : la formation des membres, le plaidoyer, la communication et la sensibilisation, la promotion du secteur et l’information des acteurs et du public visent à la mise en œuvre effective de cette mission.

Pour les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD), acteurs principaux de l’industrie de la Microfinance, tout comme pour les investisseurs et le public, l’information, la bonne information, reste le principal levier qui permet d’orienter les décisions stratégiques à même d’assurer un niveau de rentabilité à la hauteur des attentes des différents acteurs.

Offrir aux décideurs politiques, aux milieux d’affaires, aux partenaires techniques et financiers, aux institutions de microfinance et au public, des éléments pouvant contribuer à éclairer leur connaissance de l’évolution des SFD et du secteur dans son ensemble, par l’analyse des principales tendances dans le temps mais aussi par rapport à la concurrence revêt un caractère primordial pour nous.

L’APSFD-CI, à l’instar des années précédentes, a le plaisir de publier son rapport de benchmarking des performances des SFD entre 2013 et 2014.

Ce document abordera les principaux indicateurs reconnus comme étant les plus pertinents pour l’analyse des tendances du secteur, il s‘agit de :

  • la qualité du portefeuille ;
  • l’efficacité et à la productivité ;
  • la rentabilité ;
  • la gestion bilancielle.

Nous voudrions réitérer nos remerciements aux institutions qui ont bien voulu nous transmettre leurs données ainsi qu’à la Direction de la Microfinance dont le concours nous aura permis d’effectuer les travaux de vérification nécessaire pour affiner les données reçues. Nos remerciements vont enfin à l’endroit du Réseau SEEP qui, dans le cadre du programme Finance Responsable par le biais du leadership local en Afrique subsaharienne, et grâce au soutien financier octroyé par la fondation Mastercard, a facilité la parution de ce rapport.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne lecture.

Cyrille TANOE
Directeur Exécutif
APSFD-CI




# INTRODUCTION

Pour cet exercice comptable 2014, le rapport de benchmark des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de Côte d’Ivoire porte au total sur 29 institutions. Nous notons l’entrée dans la liste des SFD participants, de 5 institutions (CAC SA ; Le Crédit Du Nord SA ; CFEF- CI ; CNEC-SEQUOIA et MUKEFI) et la sortie pour des raisons d’absence de dépôt des états financiers de fin d’exercice de 3 institutions (CECO ; FONDEC-IIPS et RCMEC-CI).

Dans le souci de permettre une analyse comparative des SFD, ceux-ci ont été regroupés par catégories selon leur forme juridique mais également selon leur niveau d’activités d’épargne et de crédit. Le choix du niveau d’activités s’est tout naturellement défini par lui-même en référence à l’article 44 de la loi portant règlementation des SFD et l’article 2 de l’instruction N°007-06-2010 de la BCEAO relative aux modalités de contrôle et de sanction des SFD par la BCEAO et la Commission Bancaire. Ainsi, d’une part, le niveau d’activités de référence est de 2 milliards de francs CFA d’encours de crédits ou d’épargne et, d’autre part, les deux formes juridiques retenues sont celles des sociétés anonymes et des sociétés coopératives ou mutualistes d’épargne et de crédit.

Pour l’élaboration du rapport de Benchmark 2014, nous avons retenu 17 indicateurs tirés des rapports de fin d’exercice des SFD ayant déposé leurs états financiers puis retraités au regard des instructions de la BCEAO. Le rapport 2014, tout comme celui de 2013, s’articule autour des cinq points suivants :

  • les données générales et de portée ;
  • la qualité du portefeuille ;
  • l’efficacité et la productivité ;
  • la rentabilité ;
  • la gestion bilancielle.

Pour chacun de ces points, le regard est porté sur l’analyse de la situation globale du secteur, puis sur la comparaison des pairs au regard, essentiellement, de la forme juridique et du niveau d’activités. Deux questions guident la démarche : Comment la performance du SFD se compare-t-elle à celle des autres par leur forme juridique ou leur niveau d’activités ? Ensuite, comment cette performance évolue-t-elle au cours de la période sous revue ?



# DONNÉES GÉNÉRALES ET DE PORTÉE

29 SFD participent au rapport de benchmark 2014 dont 21 sociétés coopératives/mutualistes (SCOOP/MUTUELLE) et 8 sociétés anonymes (SA). Ces SFD sont répartis en 4 groupes de pairs : « SCOOP/MUTUELLE 1 », « SCOOP/MUTUELLE 2 », « SA 1 » et « SA 2 ».

Tableau 1 : Catégories d'institutions

Catégories d’institutions

Nombre

SCOOP/
MUTUELLE
1

Institutions de forme mutualiste ou coopérative avec un encours de crédits et d’épargne inférieurs à 2 milliards de FCFA

17

SCOOP/
MUTUELLE
2

Institutions de forme mutualiste ou coopérative avec un encours de crédits ou d’épargne supérieurs à 2 milliards de FCFA

4

SA 1

Institutions de forme société anonyme avec un encours de crédits et d’épargne inférieurs à 2 milliards de FCFA

3

SA 2

Institutions de forme société anonyme avec un encours de crédits ou d’épargne supérieurs à 2 milliards de FCFA

5


L’analyse de la portée concernera l’étendue des services offerts aux clients/membres des institutions participantes à savoir la variation de : l’encours de crédits, l’encours d’épargne, le nombre de clients ou de membres et le nombre d’agences ou de caisses.

Tableau 2 : Part relative de l'étendue des services offerts en 2014

 

SCOOP/ MUTUELLE 1

SCOOP/ MUTUELLE 2

SA 1

SA 2

TOTAL

Nombre d’agences ou de caisses

19,9%

51,7%

7,3%

21,2%

100%

Nombre de clients ou sociétaires

4,5%

82,7%

1,3%

11,6%

100%

Encours de crédits

2,1%

42,3%

0,5%

55,1%

100%

Encours d’épargne

2,1%

72,4%

0,7%

24,7%

100%


En 2014 les SFD ont offert des services à plus de 841 631 membres/clients. Les institutions de grande taille, en terme de niveau d’encours d’épargne et de crédit, c’est-à-dire celles de type 2 regroupent 93,1% des sociétaires dont 81,2% pour l’UNACOOPEC-CI (cf. Annexe 1 : Données générales).

Graphique 1 : Encours de crédits des SFD en 2014

Ainsi en 2014, pour ce qui concerne l’étendue des services offerts, les sociétés de type 1 enregistrent au niveau du secteur, une activité globalement marginale (0,5% de la distribution de crédits et 0,7% de la mobilisation d’épargne). Les mutuelles de type 1, bien que disposant d’un nombre relativement important de caisses ou points de services, fournissent des prestations de faibles ampleurs (2,1% de la distribution de crédits, 2,1% de la mobilisation d’épargne et 4,6% du nombre de client/sociétaires). Quant aux mutuelles de type 2, elles assurent la majeure partie, 72,4% de la mobilisation de l’épargne au moyen de 78 caisses de base. A noter que les résultats enregistrés par ce groupe de pairs, « Mutuelles 2 », sont fortement influencés par la présence de l’UNACOOPEC-CI. Pour leur part les SFD de type « Sociétés 2 », assurent la majeure partie (55,1%) de la distribution de crédits.

  Graphique 2 : Evolution des encours de crédits et d'épargne par type de SFD

Bien que l’analyse des tendances soit limitée à deux exercices consécutifs, il ressort un certain dynamisme du secteur en ce qui concerne l’étendue de la portée, après la longue période de difficultés liées aux conjonctures sociopolitiques au niveau national. Sur une base annualisée, le nombre total de clients/membres au sein des SFD a connu une faible progression de 3,56% en 2014. Les encours de crédits et d’épargne ont, quant à eux, progressé respectivement de 33,92% et 11,96% sur la période sous revue, c’est-à-dire 2013 - 2014. Toutefois l’on note que cette croissance varie en fonction du type d’institution : d’un côté, les SFD de grande taille, de type sociétés anonymes portent la croissance générale notamment en matière d’octroi de crédits avec un bond positif de 96,58% en 2014 et de l’autre, les SFD de grande taille, de forme coopérative ou mutualiste portent essentiellement la croissance en matière d’épargne. Il est à noter que l’UNACOOPEC-CI et MICROCRED-CI se partagent un encours de crédits représentant 67% de l’encours total des crédits des 29 SFD de l’échantillon (cf. graphique 2).

# QUALITÉ DU PORTEFEUILLE

La qualité du portefeuille demeure le premier groupe d’indicateurs que nous analysons dans la mesure où le portefeuille de crédit constitue le principal actif des SFD. La qualité du portefeuille reflète le risque de défaut de paiement sur les prêts et détermine les produits futurs et par conséquent, la capacité d'une institution à accroître sa portée et à être au service de ses clients/membres. Dans ce sens, notre analyse prend en compte trois ratios de qualité du portefeuille que sont : le taux de portefeuille à risque à 30 jours (PAR (30)), le taux de provision pour créances en souffrance et le taux de pertes sur créances.


1. Portefeuille classé à risque à 30 jours.

Le PAR(30) mesure la partie du portefeuille « contaminée » par les impayés au-delà de 30 jours, en pourcentage du portefeuille total. Pour cet indicateur, la norme de la BCEAO est inférieure à 3%.

Au niveau national :

  Graphique 3 : Taux du PAR(30) par type de SFD

Deux tendances sont observées : les grands SFD, de forme mutualiste ou SA, améliorent ou stabilisent leurs taux de portefeuille à risque à 30 jours et plus, passant de 1,19% à 0,33% pour les SA et se maintienne à 0,24% pour les mutuelles. Les petits SFD voient leurs taux de PAR(30) se dégrader un peu plus en 2014. Notamment les mutuelles de petite taille dont le PAR(30) progresse de 32 points en passant de 25,26% à 58,08%. De même, les SFD de type « Sociétés 1 » enregistrent une contre-performance par la progression du taux du portefeuille à risque à 15,79% de leur encours de crédits 2014. A terme, cette situation peut constituer un risque majeur pour les activités de ces institutions. Des efforts sont encore à produire pour ces deux sous-groupes d’institutions de petite taille.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

  Graphique 4 : Taux de PAR(30) - SFD de forme SA

Les SFD de ce groupe de pairs continuent de maintenir une bonne qualité de portefeuille de crédits avec un taux de PAR(30) inférieur à 3% dans l’ensemble à l’exception de MIMOYE FINANCE SA qui présente un tableau de qualité du portefeuille de crédits en deçà des normes de performance. Toutefois pour cette institution, une amélioration de ce ratio se dessine avec une évolution positive (PAR(30) passant de 35% à 28%). Dans ce groupe de pairs, deux institutions CREDIT ACCESS SA et ADVANS SA voient leur PAR 30 se dégrader d’une année sur l’autre passant de 2,33% à 3,70% pour la première et de 0,82 à 2% pour la seconde.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

                         Graphique 5 : Taux de PAR(30) - SFD de forme Mutualiste

Pour 2014, le groupe des SFD de forme mutualiste enregistre un PAR(30) qui s’améliore en passant globalement de 8,49% à 7%. Ce qui dénote un effort d’assainissement du portefeuille de crédits. Les 4 grands SFD de par l’envergure des activités c’est-à-dire, GES-CI avec 1,67%, REMU-CI avec 0%, UNACOOPEC-CI avec 0% et MA2E avec 0,36%, demeurent les plus performantes dans ce domaine et améliorent leurs taux de PAR(30) au regard des données collectées. Au contraire, la majorité des 17 autres SFD de forme coopérative ou mutualiste, présente un tableau de qualité du portefeuille de crédits dans des limites assez préoccupantes.

Au cours de cet exercice comptable, MCF-PME et MUKEFI avec 0%, alignent des performances de maîtrise d’une bonne qualité du portefeuille de crédits conformes aux instructions de la BCEAO. Pour leur part, CEPE-CI, CPF-CI, CFEF-CI et FCEC-Yamoussoukro améliorent d’une année sur l’autre leurs taux de PAR(30). Par contre, CANARI, CMECEL, CREDIT-FEF, FONDS DU MONT CARMEL et FONIC dans une situation de qualité du portefeuille déjà préoccupante en 2013, ont vu leur portefeuille de crédits se dégrader davantage en 2014.


2. Taux de provisions pour créances en souffrance.

Le taux de provision pour créances en souffrance ou « Ratio de couverture du risque » sert à mesurer la capacité des institutions à couvrir les risques pour créances douteuses, à rendre compte des pertes potentielles sur les crédits. Le niveau pour cet indicateur devra être supérieur ou égal à 40% au regard de la norme BCEAO.

Au niveau national :

        Graphique 6 : Taux de provision pour créances en souffrance - consolidé

En 2014, Les SFD de forme mutualiste, de grande ou petite taille enregistrent des taux de couverture du risque de crédits naviguant autour de la norme minimale de 40% fixée par la BCEAO. L’on note cependant au cours de l’année, une forte baisse du niveau de provisionnement des grands SFD de forme SA. Cette baisse résulte certainement de l’important niveau de provision constitué en 2013 par MICROCRED-CI et ADVANS-CI. Il faut remarquer certes, que la méthode d’évaluation et de provisionnement des risques potentiels sur le portefeuille de crédits se doit de se fonder sur des éléments factuels de solvabilité du débiteur mais elle doit et surtout se référer aux normes de prudence édictées par la BCEAO. Car assurer la couverture des risques le plus tôt possible est essentiel à une surveillance satisfaisante du risque de défaillance des emprunteurs. Dans l’ensemble les SFD respectent les règles de prudence en la matière.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

Graphique 7 : Taux de provision de créances en souffrance - SFD de forme SA

L’analyse du détail du provisionnement des SFD de forme SA indique une variété de situations. Deux des trois SFD du groupe de pairs « SA 1 », MIMOYE FINANCE SA et LE CREDIT DU NORD SA, n’ont pas passé de provision pour leurs créances en souffrance pour le compte de l’exercice 2014. Quant à CREDIT ACCESS SA, avec un taux de 40% de couverture, semble contrairement à 2013, avoir provisionné suffisamment pour ses créances douteuses. FIDRA SA, l’une des institutions en forte croissance en termes de portée, enregistre un accroissement de son taux de couverture des risques de crédits avec une augmentation de son taux de 56,1% à 92,3%, soit une nette hausse par rapport à 2013.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

       Graphique 8 : Taux de provision pour créances en souffrance - SFD de forme Mutualiste

Dans leur ensemble, les SFD mutualistes veillent au respect des règles de provisionnement du risque de défaillance sur le crédit sauf pour CNEC SEQUOIA, CMECEL et ARGENTIFERE dont les taux de provision pour créances douteuses se maintiennent autour de 30% des créances en souffrance. Dans l’ensemble, pour ce groupe, le taux de provision pour créance en souffrance de 52,8% en 2014, est en légère hausse par rapport à 2013. Il s’en déduit que dans leur ensemble, les SFD font l’effort de se conformer aux instructions en matière de provisionnement des créances douteuses. Notons cependant que des institutions comme CANARI, CEPE-CI, CFEF-CI ou MCF-PME enregistrent, dans leurs états financiers, des taux de provision pour créance en souffrance de 0% résultant de l’inexistence de crédits en souffrance dans leurs portefeuilles.


3. Taux de pertes sur créances.

Le taux de pertes sur créances représente le pourcentage des crédits d’un SFD ayant fait l’objet d’un abandon de créances et dont les montants ont été déduits de l’encours de crédits brut soit parce qu’il est peu probable qu’ils soient remboursés, soit parce qu’il s’agit d’une obligation réglementaire. La norme de la BCEAO pour cet indicateur est inférieure à 2%.

Au niveau national :

         Graphique 9 : Taux de pertes sur créances - consolidé

Les situations sont diverses pour chacun des 4 sous-groupes de pairs. Les SA du sous-groupe « SA 1 » constatent une bonne tendance à la baisse des taux de pertes sur créances passant de 3,39 à 1,11% en 2014. La combinaison de l’embellie des trois dernières années de l’économie nationale et des efforts d’assainissement de la qualité du portefeuille de crédits au sein des institutions en Côte d’Ivoire, fait certainement son effet pour ce sous-groupe de pairs. Quant aux autres sous-groupes, les pertes constatées d’une année à l’autre, sont à la hausse. Cette hausse est d’autant plus marquée pour les institutions du groupe « SCOOP/MUTUELLES 1 » qui enregistrent un pic important de leurs pertes sur créances (taux d’abandon de créances passant de 0,59 à 12,42%). Signalons que les abandons de créances constituent le plus grand danger pour un SFD, car elles se traduisent par une réduction de ses actifs et de son potentiel de gains présent et futur.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

           Graphique 10 : Taux de pertes sur créances - SFD de forme SA

Pour cet exercice comptable, le taux de pertes s’est amélioré dans l’ensemble excepté PAMF-CI (0,21% contre 0% en 2013) et MIMOYE FINANCE SA (0,83% contre 0,14% en 2013) dont le niveau de couverture des créances en souffrances en 2013 était élevé (99%).

Quoique les pertes sur créances de CREDIT ACCESS SA aient chutées en 2014 passant de 4,53% à 1,79%, le niveau de ce ratio pour cette dernière demeure important dans le groupe de pairs.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

      Graphique 11 : Taux de pertes sur créances - SFD de forme Mutualiste

Dans l’ensemble les SFD de forme coopérative ou mutualiste enregistrent un taux global de pertes sur créances de 1,1%. Toutefois, quatre institutions, la FINANCIERE (42,90%), FCEC-Yamoussoukro (13,62%), CPF-CI (28,10%) et, CEPE-CI (27,70%), sortent du lot avec des taux d’abandon de créances importants. A contrario, une amélioration notable est à signaler du côté de CECKA AGOU dont le taux de perte passe de 11,80% à 0% en 2014 ainsi que pour REMU-CI (baisse de 0,69 à 0%) et GES-CI (baisse de 1,05 à 0,55%).

Au final la mesure de la qualité du portefeuille des institutions participantes au rapport de benchmark 2014 permet de dégager les constats suivants :

  • les institutions qui respectent les normes édictées par la BCEAO et qui en plus les améliorent sur ces deux exercices comptables : PAMF-CI, MA2E, CAC SA, REMU-CI, MCF-PME, GES-CI, et FIDRA.
  • les institutions qui, d’un ratio de qualité de portefeuille à l’autre, maintiennent un niveau de performance conforme aux normes fixées : ADVANS-CI et MICROCRED-CI.
  • les institutions qui disposent d’un portefeuille de crédits de moins bonne qualité et dont les ratios sont dans des limites préoccupantes : CANARI, CMECEL ou encore le FONDS DU MONT CARMEL.
# EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ

1. Productivité des agents de crédit.

Ce ratio indique la charge moyenne de travail par agent de crédit (le nombre moyen d’emprunteurs actifs suivis par agent). Par le respect de la norme édictée, l’institution assure une distribution de son personnel conforme à sa mission et à son cœur d’activité et permet à chacun de ses agents de crédit de gérer un volume de dossiers qui puisse lui permettre d’effectuer une analyse et un suivi rigoureux des emprunteurs. Norme BCEAO : supérieur à 130.

Au niveau national :

           Graphique 12 : Productivité des agents de crédits - consolidé

Il faut signaler que cet indicateur de suivi de la productivité des personnels en charge du traitement et du suivi des dossiers des emprunteurs est généralement assez bien renseigné par les SFD. Sauf, pour certains dont deux en particulier, l’UNACOOPEC-CI et MUKEFI, pour lesquels l’information sur le nombre d’agents de crédit ne fait pas l’objet de reporting réguliers lors de la production des états financiers de fin d’exercice. Comme inconvénient, cela biaise les statistiques et ratios de leurs différents groupes de pairs.

Une analyse plus fine par institution serait par conséquent judicieuse pour apprécier la productivité des agents de crédits. Néanmoins les données collectées indiquent dans l’ensemble, un bon niveau de productivité des agents de crédits, excepté pour les SFD du sous-groupe « SA 1 » qui ont une productivité de 28 emprunteurs actifs par agent de crédits très inférieur à la norme.

La productivité des agents de crédits est plus importante et en hausse chez les SFD de forme mutualiste ou coopérative. Il convient toutefois, d’éviter de faire une analyse linéaire des résultats de cet indicateur sans la mettre en rapport avec d’autres indicateurs de performance.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

        Graphique 13 : Productivité des agents de crédits - SFD de forme SA

La productivité des agents de crédits est globalement en progression avec un ratio plus élevé chez PAMF-CI (700 en 2014). Notons plusieurs particularités au niveau de ce groupe de pairs : d’une part, le ratio élevé de PAMF-CI résulte de sa méthodologie de crédits qui est en grande partie basée sur le crédit solidaire et d’autre part, l’excellente productivité des agents de crédits chez FIDRA SA (évolution de 263 à 334 sur les deux années) provient du fait, pour celle-ci, de travailler avec un public cible particulier composé d’employés du public et du privé à la retraite et qui mènent une retraite active par la mise en place d’activités génératrices de revenus (AGR). Pour sa part, le CREDIT DU NORD enregistre des taux de productivité très bas (5 emprunteurs actifs par agent de crédit en 2014).

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

        Graphique 14 : Productivité des agents de crédits - SFD de forme Mutualiste

Malgré le fait que l’UNACOOPEC-CI n’ait pas fourni d’informations statistiques relatives à ses agents de crédits, les trois autres SFD du groupe « SCOOP/MUTUELLE 2 » c’est-à-dire GES-CI, MA2E et REMU-CI enregistrent une bonne productivité des agents en charge du crédit. En 2014, pour le sous-groupe « SCOOP/MUTUELLE 1 » ce sont MA2E (700) et la FINANCIERE-Yamoussoukro (669) qui disposent des ratios les plus performants. A l’opposé, certaines institutions, continuent d’avoir une productivité des agents de crédits assez basse sur les deux années d’observation : CECKA AGOU (ND), CFEF-CI (21), CMECEL (16), CNEC SEQUOIA (103), FCEC Yamoussoukro (39), Fonds Du Mont Carmel (22), MCF-PME (38) et MUKEFI (ND).


2. Productivité du personnel.

Ce ratio de productivité du personnel, contrairement au précédent, met à contribution l’ensemble du personnel de l’institution. Il renseigne sur la productivité générale du personnel du SFD en ce qui concerne le suivi des clients (emprunteurs, épargnants volontaires et autres). Le niveau pour ce ratio se doit d’être supérieur à 115 selon les normes fixées par la BCEAO.

Au niveau national :

          Graphique 15 : Productivité du personnel - consolidé

Pour les mêmes raisons que le précédent ratio, les données globales peuvent être légèrement biaisées par l’absence d’information statistique au niveau de certaines institutions. Au demeurant, le secteur enregistre une productivité du personnel en croissance, de 172 en 2014 contre 158 l’année précédente. Confirmant ici l’évolution positive des indicateurs de portée du secteur en Côte d’Ivoire. Il s’en déduit que les personnels des SFD de forme mutualiste sont plus confrontés à la gestion d’un nombre plus important de clients/membres actifs (plus de 262 par agent en 2014) que les institutions de forme SA (136 clients actifs par agent en 2014). Une analyse au niveau micro, c’est-à-dire institution par institution peut s’avérer utile et permettrait de déceler les particularités des unes et des autres.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

         Graphique 16 : Productivité du personnel - SFD de forme SA

Sur les deux années, le taux de productivité des personnels de ce groupe de pairs est en baisse (passant de 128 à 82). Dans le détail des données sur la productivité des personnels des SFD de ce groupe, il ressort que le CREDIT DU NORD SA (96), ADVANS SA (84) et CAC SA (80) ont une productivité inférieure à 115. Signalons ici également, que la productivité des personnels dépend en partie de la méthodologie de crédit de l’institution d’où le très fort niveau de productivité de PAMF-CI (553) qui a une méthodologie tournée vers la gestion de groupes de solidarité. Pour leur part, avec des niveaux de productivité supérieurs à 115 en 2014, MIMOYE FINANCE SA (328), FIDRA SA (267), MICROCRED-CI (140) et CREDIT ACCESS SA (256) ont une productivité en hausse par rapport à 2013.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

        Graphique 17 : Productivité du personnel - SFD de forme Mutualiste

Pour ce groupe, Il est noté que la majorité des institutions a une productivité des personnels supérieure à la norme BCEAO hormis quatre : le FONDS DU MONT CARMEL (103), FONIC (99), CNEC SEQUOIA (50), et MCF-PME (24).

Les institutions qui enregistrent pour 2014 les plus forts taux de productivité des personnels sont : MA2E (553), CPF-CI (541), IFECC-SOUBRE (356), CEFA GABIADJI (351), la FINANCIERE (374), FCEC YAMOUSSOUKRO (310), CFEF-CI (157) et CANARI (157).


3. Charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits.

Ce ratio qui fait le rapport des charges de personnel et des charges administratives liées au portefeuille de crédits est l’indicateur majeur de mesure de l’efficience. Il permet d’avoir une information importante sur la capacité des institutions à gérer leurs coûts de production. L’instruction de la BCEAO préconise un niveau de ratio inférieur ou égal à 35%.

Au niveau national :

Graphique 18 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - consolidé

Le métier de la finance décentralisée est par essence une activité de proximité avec les populations cibles et dont les charges liées aux opérations de collecte de l’épargne et l’octroi de crédits occupent une place de choix dans la stratification des charges des institutions. Il en découle que le ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits mérite, pour autant, un suivi particulier dans l’objectif de l’amélioration de l’efficacité opérationnelle du SFD. Dans ce sens, l’observation du ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits au plan national révèle un taux de 51,41% en 2014. Soit une augmentation de 17 points par rapport à 2013. Les institutions ont donc en 2014, pour 100 FCFA de crédit octroyé, engagé globalement 51,41 FCFA en termes de charges d’exploitation. Soit une baisse d’efficacité de leurs opérations. Toutefois, il apparait une nette différence entre les SA de catégorie 1 et l’ensemble des autres institutions. Leurs opérations occasionnent des charges de presque le double (193% en 2014), des sommes engagées dans l’octroi des crédits. Pour sa part le sous-groupe des « SA 2 », malgré une hausse de 7 points de pourcentage en 2014, est sans conteste avec 30,74%, le plus performant en matière de gestion de ses opérations. Quant aux SFD de forme mutualiste, avec 57,88% de ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille en 2014, leurs opérations ont occasionné proportionnellement, des charges de 22 points plus importantes à celles de l’année précédente. Des efforts sont donc à mettre en œuvre par ces institutions afin de leur permettre de revenir aux normes édictées par la BCEAO.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

         Graphique 19 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - SFD de forme SA

Sur la période sous revue, le taux moyen du ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits de ce groupe de pairs évolue de 23,78% à 32,02%. En 2014, CREDIT ACCESS SA (84,56%), Le CREDIT DU NORD SA (1171,2%) et MIMOYE FINANCE SA (120,26%) présentent des indicateurs au dessus de la norme fixée par la BCEAO. Il serait utile pour ces institutions de renforcer l’attention sur le suivi de l’évolution du ratio de charges d’exploitation. En termes de tendance à la baisse, il est bon de souligner que MIMOYE FINANCE SA montre des signes d’amélioration de ses performances sur les deux dernières années.

Pour ce groupe de pairs, PAMF-CI (13,39%) et MICROCRED-CI (27,08%) sont les plus performantes, en 2014. Même si le taux de charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits est affecté par la méthodologie de crédit de l’institution, des améliorations sont également encore à produire au niveau de FIDRA SA (45,38%), CAC SA (43,96%) et ADVANS-CI (36,88%).

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

       Graphique 20 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - SFD de forme Mutualiste

Trois sous-groupes sont à distinguer au sein des institutions de forme mutualiste ou coopérative en ce qui concerne le ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille. D’abord, les institutions qui respectent la norme et améliorent en 2014 leur efficacité par la baisse de leur taux de charges d’exploitation rapportée au portefeuille. Ce sont : MA2E (13,39% soit une baisse de 14 points) et FONIC (17,42% soit une baisse de 8 points). Ensuite les SFD qui enregistrent un ratio en conformité avec la norme des 35%. Ce sont : MA2E (13,39%), FONIC (17,42%), GES-CI (17,96%), REMU-CI (26,06%) et ARGENTIFERE (31,35%). Enfin, 10 institutions affichent un le ratio de charges d’exploitation élevé. Ce sont : le FONDS DU MONT CARMEL (795,9%), CEPE-CI (421,56%), CANARI (238,77%), CNEC SEQUOIA (157,18%), CREDIT-FEF (119,99%), la FINANCIERE (92,77%), CFEF-CI (114,30%), CMECEL (69,29%), IFECC-SOUBRE (75,32%) et MCF-PME (85,49%).

Au final, la mesure de la productivité, ou de l’efficacité d’une institution de microfinance peut se faire à travers le choix ou la combinaison d’un ou de plusieurs indicateurs clés de performance. Dans ce rapport de benchmark des SFD membres de l’APSFD-CI, bien que le choix est porté sur les trois indicateurs que sont productivité des agents de crédits, celle des personnels et le ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille, l’on peut retenir en résumé trois grands constats relatifs aux institutions:

  • Les SFD dont les performances respectent les normes édictées par la BCAO et qui en plus les améliorent sur les deux exercices comptables : PAMF-CI, MA2E et FIDRA.
  • Les SFD dont le niveau de performance est conforme aux normes fixées : ADVANS-CI, MICROCRED-CI, GES-CI et REMU-CI.
  • Les SFD qui sont les moins productives et les moins efficaces et dont les ratios sont préoccupants : MUKEFI, le CREDIT DU NORD, le FONDS DU MONT CARMEL et CNEC SEQUOIA.
# RENTABILITÉ

1. Rendement des Fonds Propres (ROE).

Le rendement des fonds propres (ROE) est un indicateur de rentabilité très important pour les SFD, en ce sens qu’il mesure la capacité intrinsèque de l’institution à renforcer ses fonds propres grâce aux bénéfices générés. Toutefois, l’analyse de ce ratio nécessite une attention toute particulière vu qu’il ne tient pas compte du niveau d’endettement de l’institution ni de son mode de financement. La norme fixée par la BCEAO est : supérieur à 15%.

Au niveau national :

Graphique 21 : Rendement des Fonds Propres - consolidé

Ce ratio tient sa pertinence de l’analyse temporelle qui en est faite. Ainsi, pour l’échantillon du présent rapport de benchmarking 2014, il ressort que tous les rendements consolidés des fonds propres des groupes de pairs sont en baisse. De plus, hormis le sous-groupe des SFD de grande taille de forme SA (« SA 2 »), tous les autres sous-groupes enregistrent des résultats consolidés négatifs. Toute chose qui va affecter la représentation graphique des rendements des fonds propres de ces sous-groupes qui peuvent apparaître positive lorsque le résultat d’exploitation et les fonds propres sont tous deux négatifs. Ainsi, pour éviter toute confusion, nous choisissons de la représenter par une barre verticale non pleine sur les graphiques. Les rendements des fonds propres des SFD de l’échantillon ne sont pas encore satisfaisants car ils sont soit en dessous, soit largement en dessous de la norme des 15% pour ce ratio. Le ratio du sous-groupe des « SA 1 », avec un rendement des fonds propres de -2458% est le plus préoccupante.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

Graphique 22 : Rendement des Fonds Propres - SFD de forme SA

L’analyse de ce ratio passe par l’observation de ses composantes. Ainsi, pour ce groupe de pairs, seuls 3 institutions PAMF-CI, MICROCRED-CI et FIDRA SA ont enregistré en 2014 des résultats d’exploitation hors subvention excédentaires. Ces trois institutions, connaissent également, de 2013 à 2014, une évolution positive de leurs rendements des fonds propres. A savoir : FIDRA SA (de 26,87% à 44,36%), PAMF-CI (de -3,62 à 4,02%) et MICROCRED-CI (de 4% à 4,03%). Parmi les 5 autres SFD du groupe qui par ailleurs sont déficitaires en 2014, deux disposent des fonds propres négatifs : le CREDIT DU NORD SA et MIMOYE FINANCE SA. Elles sont par conséquent les moins performantes au sens du rendement des fonds propres. A noter également en 2014, un taux de rendement des fonds propres négatif pour CAC SA (-91,95%).

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

         Graphique 23 : Rendement des Fonds Propres - SFD de forme Mutualiste

Pour cet ensemble de 21 SFD, 9 enregistrent en 2014 des résultats excédentaires : CFEF-CI, CEPE-CI, CNE-SEQUOIA, CPFCI, FONIC, GESCI, IFECC-SOUBRE, MA2E et REMU-CI. Parmi ces institutions de forme coopérative ou mutualiste, 6 présentent aussi bien des résultats d’exploitation hors subvention que des fonds propres négatifs. Ce sont CANARI, CECKA AGOU, CREDIT-FEF, le FONDS DU MONT CARMEL, la FINANCIERE et l’UNACOOPEC-CI. Seuls GES-CI (22,74%), REMU-CI (5,42%), FONIC (10,76%) et MA2E (6,31%) arrivent à maintenir sur les deux années une valeur positive du rendement des fonds propres.

2. Rendement sur Actifs

Le taux du rendement sur actifs renseigne sur la performance de gestion des actifs du SFD visant à optimiser leur rentabilité. Ce ratio inclut non seulement le rendement du portefeuille mais aussi tous les autres produits tirés des placements et autres activités d’exploitation ». Norme BCEAO : supérieur à 3%.

Au niveau national :

         Graphique 24 : Rendement sur Actifs - consolidé

De même qu’avec le rendement des fonds propres, l’évolution du ratio de rendement sur actifs est négative pour tous les sous-groupes de pairs. Cela est en corrélation avec l’évolution des résultats d’exploitation hors subvention des institutions. Hormis les institutions du sous-groupe « SA 2 », Les actifs des institutions de notre échantillon ne produisent pas d’excédent en 2014 mais requièrent des besoins en ressources additionnelles. Les institutions de forme SA de grande taille enregistrent une valeur nominale du rendement sur actifs positive (1,19% en 2014 contre 2,43% en 2013) malgré que celle-ci soit en dessous de la norme de performance de 3%.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

       Graphique 25 : rendement sur Actifs - SFD de forme SA

Deux sous-ensembles se dégagent de ce groupe de pairs. D’une part, celui des SFD qui affichent des taux de rendement sur actifs négatifs, ou/et dont l’évolution est décroissante (CREDIT ACCESS SA, MIMOYE FINANCE SA, CREDIT DU NORD SA, ADVANS-CI, et CAC SA) et d’autre part, celui des SFD qui au contraire affichent une variation positive du rendement sur actifs pour ces 2 années d’observation (FIDRA SA, MICROCRED-CI, et PAMF-CI). A ce titre, FIDRA SA est la plus performante de toutes avec une progression de 4,60% à 8,07% sur la période de référence. Soulignons enfin la bonne tendance de l’évolution du rendement sur actifs pour MIMOYE FINANCE SA qui est passé sur les 2 années de -84,58% à -36,44%, soit un saut positif de plus de 48 points de rendement.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

        Graphique 26 : Rendement sur Actifs - SFD de forme Mutualiste

Globalement avec un taux de rendement sur actifs décroissant de plus de 7 points (de 0,93 à -6,11%), ce groupe de pairs présente le plus de situations diversifiées du taux de rendement. GES-CI, MA2E, REMU-CI, IFECC SOUBRE, FONIC et CPFCI sont les plus performants avec soit des valeurs de taux supérieures à 3% soit, des tendances positives de l’évolution de ce rendement (cf. annexe 7). Des tendances négatives signalant des contre-performances sont à relever auprès de l’UNACOOPEC-CI (0,68% à -6,90%), CANARI (3,15% à -24,56%), CMECEL (-24,92% à -27,72%) et CREDIT FEF (0,96% à -28,03%).

3. Autosuffisance Opérationnelle (AO).

Globalement avec un taux de rendement sur actifs décroissant de plus de 7 points (de 0,93 à -6,11%), ce groupe de pairs présente le plus de situations diversifiées du taux de rendement. GES-CI, MA2E, REMU-CI, IFECC SOUBRE, FONIC et CPFCI sont les plus performants avec soit des valeurs de taux supérieures à 3% soit, des tendances positives de l’évolution de ce rendement (cf. annexe 7). Des tendances négatives signalant des contre-performances sont à relever auprès de l’UNACOOPEC-CI (0,68% à -6,90%), CANARI (3,15% à -24,56%), CMECEL (-24,92% à -27,72%) et CREDIT FEF (0,96% à -28,03%).

Au niveau national :

Graphique 27 : Autosuffisance opérationnelle - consolidé

Les données de ce ratio permettent très rapidement de confirmer les performances et leurs tendances entrevues depuis l’analyse portée sur les ratios de qualité du portefeuille jusqu’aux ratios de rentabilité. Ainsi, les SA du groupe de pairs « SA 1 » ont plus de mal à couvrir leurs charges d’exploitation par les sommes tirés de leurs produits d’exploitation hors subvention.

La tendance est à la baisse pour tous les sous-groupes de pairs. De plus aucun sous-groupe n’atteint la barre des 130% d’autosuffisance opérationnelle recommandée par la BCEAO. Les sociétés coopératives ou mutualistes grande taille ou de celles de taille plus modeste en termes d’activités sont à des niveaux de performances semblables à 3 ou 4 points de niveau d’autosuffisance près. Le ratio consolidé des « SCOOP/MUTUELLES » diminue de 101,69% à 75,62% tandis que les SFD de forme SA, affichent une diminution de 14 points de 116% à 102%.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

        Graphique 28 : Autosuffisance opérationnelle - SFD de forme SA

A l’analyse des données des institutions de forme SA, seul FIDRA SA avec un ratio de 147,11% en 2014 arrive à répondre aux exigences de la BCEAO. Les autres institutions ont plus de difficultés à couvrir leurs charges d’exploitation par leurs produits d’exploitation hors subvention. En dépit de cela, toutes les institutions, excepté ADVANS-CI, arrivent à stabiliser ou à faire croître le niveau de leur ratio d’autosuffisance opérationnelle (cf. annexe 7).

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

         Graphique 29 : Autosuffisance opérationnelle - SFD de forme Mutualiste

Le ratio d’autosuffisance opérationnelle de ce groupe varie à la baisse (101,69% à 75,62%), bien loin de satisfaire aux exigences de performance opérationnelles demandées aux SFD.

Toutefois, deux institutions GES-CI (168,74% à 154,02%) et CPF-CI (67,0% à 163,02%) sont les seules institutions de ce groupe de pairs à pouvoir respecter la norme édictée par la BCEAO. Des progrès notables sont tout de même enregistrés par CEPE-CI (8,66% à 102,05%) et MA2E (52,76% à 111,85%).

Par contre d’autres institutions doivent encore se performer en augmentant significativement le niveau de leurs produits, ou en réduisant le niveau de leurs charges d’exploitations. Ce sont : CMECEL (72,01% à 29,63%), CREDIT-FEF (102,4% à 55,45%), FONDS DU MONT CARMEL (79,69% à 14,29%) et MUKEFI qui en ce qui la concerne n’enregistre aucun produit d’exploitation en 2014.

En définitive, il apparait nécessaire voire urgent pour certaines institutions d’envisager de mener des réformes et d’élaborer des actions de développement et de recouvrement de créances ambitieuses visant, d’une part, à l’accroissement de leurs revenus d’exploitation et d’autre part à la maîtrise du niveau structurel des charges opérationnelles afin de générer des résultats excédentaires qui permettront de juguler progressivement le niveau des fonds propres négatifs accumulés au cours de ces dernières années. En résumé nous retenons les trois constats suivants :

  • Les SFD dont les performances respectent les normes de rentabilités des opérations, fixées par la BCEAO et qui en plus les améliorent sur les deux exercices comptables : FIDRA, GES-CI, MA2E, REMU-CI, et FONIC.
  • Les SFD dont le niveau de performance se rapproche de la norme fixée : MICROCRED-CI, et PAMF-CI.
  • Les SFD qui sont les moins rentables et dont les niveaux de ratios ou leur variation dans le temps sont préoccupants : FONDS DU MONT CARMEL, le CREDIT DU NORD, ou encore CREDIT-FEF.
# GESTION DU BILAN

1. Taux de rendement des actifs.

Le ratio du rendement des actifs qui établit une comparaison entre le produit des intérêts et commissions perçus au cours de la période et l’actif productif de la période, révèle le montant du revenu que l’institution a pu récupérer à partir de la valeur de chaque élément des actifs productifs de l’institution. Norme BCEAO : supérieur à 15%.

Au niveau national :

Graphique 30 : Taux de rendement des actifs - consolidé

Hormis les « SCCOP/MUTUELLES 1 », Tous les sous-groupes de pairs affichent des taux de rendement des actifs supérieurs à la norme des 15% avec toutefois une tendance à la baisse. Le taux consolidé de rendement des actifs des institutions participantes au présent rapport de benchmarking connait une baisse de 27,12% à 17,42%.

Les institutions qui totalisent le taux consolidé de rendement des actifs le moins élevé sont celles de forme coopérative ou mutualiste (baisse de 27,58% à 16,06%). Paradoxalement au regard des ratios de rentabilité, de productivité et de qualité de portefeuille, il apparait que ce sont les SFD du sous-groupe « SA 1 » qui sont les plus performantes en matière de rendement des actifs productifs avec respectivement 49,79% et 37,36% de 2013 à 2014.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

       Graphique 31 : Taux de rendement des actifs - SFD de forme SA

Les institutions de ce groupe de pairs enregistrent des taux de rendements des actifs supérieurs à la norme de performance avec par contre une tendance à la baisse et qui réduit pour autant les potentialités de ces institutions à engendrer des résultats d’exploitation excédentaires. PAMF-CI (taux en baisse de 21,15% à 8,90%) et CAC SA (57,17% en 2014) présentent des ratios en dessous de la norme de performance. Le CREDIT DU NORD avec un taux de 93,40% en 2014 affiche le niveau de performance du rendement des actifs le plus important. ADVANS (17,72%), FIDRA SA (26,20%), et MICROCRED-CI (22,58%) se maintiennent en 2014 dans des limites acceptables du taux de rendement des actifs.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

        Graphique 32 : Taux de rendement des actifs - SFD de forme Mutualiste

Les tendances pour ce ratio sont assez encourageantes pour les SFD de forme coopérative ou mutualiste. En 2014, trois institutions, MUKEFI (0%), CECKA AGOU (11%) et MA2E (8,2%) sont les moins performantes. Par contre ceux qui affichent les résultats de performance les plus élevés au cours de l’exercice sont : CEPE-CI (366,28%), CNEC SEQUOIA (167,37%), CREDIT-FEF (115,57%), le FONDS DU MONT CARMEL (130,92%), IFECC SOUBRE (82,47%) et la FINANCIERE YAMOUSSOUKRO (58,43%).


2. Ratio de liquidité de l’actif..

Le ratio de liquidité est un indicateur de la liquidité d'une institution et de sa capacité à honorer toutes ses obligations à court terme, afin de ne pas s’exposer au risque de découragement des clients et fournisseurs en cas de défaillance. C’est un indicateur très important pour les SFD qui collectent de l’épargne et empruntent régulièrement des fonds. Norme BCEAO : supérieur à 5%.

Au niveau national :

          Graphique 33 : Ratio de liquidité de l'actif - consolidé

Comme présenté à travers le graphique 33 ci-dessus, tous les groupes de pairs respectent le niveau de ratio de liquidité fixé par les instructions de la BCEAO. La tendance pour cet indicateur de gestion est à la hausse pour tous excepté les institutions de la catégorie « SA 2 », qui connaissent en 2014, une baisse de 1,6 points du taux du ratio de liquidité.

Les institutions coopératives ou mutualistes affichent pour leur part, des ratios de liquidité assez importants du fait de leurs activités tout aussi importantes de collecte de l’épargne auprès de leurs membres ou sociétaires. Le taux consolidé du ratio de liquidité des SFD de forme coopérative ou mutualiste en hausse de 15 points, répond certainement au besoin pour ces institutions de toujours disposer d’une réserve liquide, leur permettant d’avoir la capacité de couvrir dans le court terme, leurs obligations envers les déposants, les emprunteurs (renouvellement d’emprunts), les prêteurs et autres créanciers. La grande majorité des institutions ivoiriennes est donc potentiellement en mesure d’honorer ses dettes à court terme.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

      Graphique 34 : Ratio de liquidité de l'actif - SFD de forme SA

En dehors de FIDRA SA qui maintient un taux du ratio de liquidité de l’actif supérieur à 45,03%, les SFD de ce groupe ont un ratio de liquidité d’au moins 15 points plus bas que celui des institutions de forme coopérative ou mutualiste. En 2014, outre FIDRA SA, 2 autres institutions, le CREDIT DU NORD SA (35,52%) et MIMOYE FINANCE SA (25,69%) maintiennent un taux de liquidité des actifs assez important. Quant à ADVANS-CI, il conserve un taux de liquidité de 14,30% sur les deux années. A l’inverse de tout cela, le taux du ratio de liquidité des actifs est assez bas pour MICROCRED-CI (4,48% en 2014 mais en hausse par rapport à 2013).

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

       Graphique 35 : Ratio de liquidité de l'actifs - SFD de forme Mutualiste

Les SFD de forme coopérative ou mutualiste disposent en 2014, d’un taux consolidé du ratio de liquidité des actifs en hausse avec 49,42% contre 34,57% en 2013. Cela peut en partie, s’expliquer par la responsabilité qui est la leur vis-à-vis de la gestion des dépôts qu’ils collectent mais également en partie par l’application d’un principe de prudence lié à la gestion des liquidités dans une économie nationale qui commence à peine à prendre son envol suite à plusieurs années de crises sociales et politiques. Au cours de l’année comptable 2014, six institutions maintiennent un taux de liquidité important : MCF-PME (76,74%), MUKEFI (71,23%), UNACOOPEC-CI (52,13%), CMECEL (47,66%), CEFA-GABIADJI (43,06%) et CECKA-AGOU (56,90%). Par contre, 2 SFD disposent d’un taux de liquidité des actifs très bas. Ce sont : CEPECI (1,12%) et FONIC (0,36%). Au final comme indiqué plus haut, un niveau de liquidité de l’actif qui reste assez élevé peut traduire également l’incapacité ou la réticence de certaines institutions à utiliser efficacement leurs actifs pour générer plus de revenus.


3. Ratio de capitalisation.

Le ratio de capitalisation ou de solvabilité permet d'établir une estimation de la capacité à long terme du SFD à rembourser ses dettes, à faire face aux risques éventuels. Norme BCEAO : supérieur à 15%.

Au niveau national :

          Graphique 36 : Ratio de capitalisation - consolidé

Selon qu’ils soient de forme coopérative/mutualiste ou non, de grande ou petite taille, le graphique du ratio de capitalisation ou de solvabilité des SFD indique des situations diversifiées. Les SFD de forme coopérative ou mutualiste présentent un ratio de capitalisation consolidé de -17,40% tandis que leurs homologue de forme SA affichent un taux global positif de 16%.

que les SA de petite taille enregistrent en 2014, un renversement de leur aptitude au remboursement de leurs dettes avec un taux négatif de -27,30% résultant des difficultés que ce sous-groupe rencontrent. En ce qui concerne les SA de grande taille, bien que répondant aux normes de couverture fixées, leur taux connait une décroissance de 8 points par rapport à l’année précédente. Face aux différents niveaux de variation de cet indicateur, la nécessité du renforcement des fonds propres des SFD notamment les institutions coopératives et mutualistes se précise davantage.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :

        Graphique 37 : Ratio de capitalisation - SFD de forme SA

Malgré une chute de 9 points de son taux du ratio de capitalisation en 2014, les SFD de forme SA, avec un taux de 16% restent encore solides dans leur aptitude à faire face aux éventuels risques. Toutefois, 2 institutions MIMOYE FINANCE SA (-10,88%) et le CREDIT DU NORD (-664,74%) font apparaître en 2014 des valeurs négatives du ratio de capitalisation avec une situation alarmante pour ce qui concerne le CREDIT DU NORD.

CREDIT ACCES SA maintient, sur les deux années, un taux de capitalisation élevé de 50% environ. Les autres SFD, enregistrent des taux de capitalisation qui varient entre 15 et 22% avec néanmoins une forte diminution du taux chez PAMF-CI qui passe de 73,70% à 21,34%.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

        Graphique 38 : Ratio de capitalisation - SFD de forme Mutualiste

Avec 21 institutions, c’est véritablement au sein de ce groupe que se marque la nette scission entre celles dont la structure du bilan montre leurs capacités potentielles à faire face aux risques éventuels et celles qui le sont moins. Ainsi les SFD disposant d’un bon niveau de ratio de capitalisation en 2014 sont : MCF-PME (466,41%), REMU-CI (43,08%), CMECEL (29,16%), GES-CI (24,19%), MA2E (21,34%), ARGENTIFERE (22,92%) et CEFA-GABIADJI (19,63%).

Une dizaine d’autres institutions avec des fonds propres négatifs, étalent, au delà d’autres indicateurs de performance de gestion, leur exposition à la survenue de tout risque majeur dans le cours de leurs activités. Ce sont : CANARI (-18,0%), CPF-CI (-78,89%), Le FONDS DU MONT CARMEL (-661,93%), IFECC SOUBRE (-150,48%), CFEF-CI (-80,53%), CNEC-SEQUOIA (-67,18%), CECKA AGOU (-27,58%), CREDIT FEF (-121,42%), LA FINANCIERE (-42,98%), et UNACOOPEC-CI (-22,13%).

En résumé, par l’analyse des ratios de gestion bilancielle des SFD de l’échantillon 2014 du rapport de benchmarking, les dirigeants des institutions membres de l’APSFD-CI ont la possibilité d’appréhender au-delà de leurs entreprises individuelles, les capacités du secteur à gérer les actifs (emplois de fonds) et les dettes (sources de fonds) et de mesurer leur exposition aux risques. Les constats généraux qui se dégagent relatifs aux SFD sont les suivants :

  • Les SFD dont les performances respectent les normes de gestion bilancielle, fixées par la BCEAO et qui en plus les améliorent sur les deux exercices comptables : MCF-PME, CEFA GABIADJI, et CMECEL.
  • Les SFD dont les performances sont conformes aux normes fixées : ADVANS-CI, MICROCRED-CI, et FIDRA SA.
  • Les SFD dont la structure bilancielle est la moins performante et dont les niveaux de ratios ou leurs variations dans le temps sont préoccupants : CANARI, Le FONDS DU MONT CARMEL ou encore CECKA AGOU.



# CONCLUSION

Le secteur de la microfinance ivoirienne est marqué par la présence de 62 institutions de microfinance agréées exerçant leurs activités sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, seul une trentaine de ces institutions sont fonctionnelles et déposent leurs états financiers de manière périodique. Pour 2014, il s’agit d’un échantillon de 29 SFD les plus représentatives qui ont participé au benchmarking. Sur les deux années de l’exercice d’observation et d’analyse des états financiers de fin d’exercice fournis à l’APSFD-CI, il ressort que les institutions font montre d’un certain dynamisme d’ensemble en matière d’accroissement de la portée par la mobilisation de l’épargne et l’octroi de volumes de crédits plus importants tout en gagnant un nombre relativement important de membres/clients.

Toutefois, malgré la croissance continue des indicateurs de portée, il apparaît des situations diversifiées en ce qui concerne les performances liées à la qualité du portefeuille, l’efficacité-productivité, la rentabilité ou la gestion des actifs/passifs, selon que l’on se situe au sein d’un SFD, mutualiste ou non, de grande envergure opérationnelle ou pas. En effet au regard des données de 2013 et 2014, l’on peut considérer que le dynamisme du secteur est essentiellement porté par 7 institutions de grande envergure opérationnelle qui affichent les performances les plus significatives de qualité de portefeuille, de rentabilité et de gestion de la structure bilancielle. Parmi ces institutions, 4 sont des sociétés de capitaux (ADVANS-CI, FIDRA SA, MICROCRED-CI et PAMF-CI) et 3 sont des mutuelles et coopératives (GES-CI, MA2E et REMU-CI). A côté de celles-ci, 2 institutions, CAC SA et MCF-PME, pointent leurs étendards en matière de performance opérationnelles et de gestion. D’un autre côté, 2 institutions, l’UNACOOPEC-CI et MIMOYE FINANCE SA, ayant connues des contre-performances financières au cours de ces dernières années, affichent par l’évolution de leurs indicateurs de performance, des signes d’actions de redressement progressif de leurs situations. Elles seront à observer sur les prochains exercices comptables.

Malgré tout, que l’on soit une institution de grande envergure opérationnelle ou pas, pour certains, des efforts demeurent encore possibles en relevant jour après jour des défis qui restent à engager notamment en matière de rentabilité et d’efficacité par une plus grande maîtrise des charges d’exploitation afin de garantir in-fine la rentabilité et la pérennité de leurs opérations. Pour d’autres, des progrès voir des reformes sont à mettre en œuvre afin de donner au secteur un nombre plus important de SFD capables de fournir aux populations cibles, les concours financiers à même de répondre à leurs besoins et à favoriser l’inclusion financière de toutes les populations.

L’APSFD-CI remercie encore une fois les 29 institutions qui ont compris et accepté la participation à ce chantier d’analyse et de transparence financière qui à n’en point douter, concourt au bénéfice de tout le secteur d’activité de la microfinance.

# ANNEXES


Tableau 3 : Annexe 1 : Liste des institutions participantes

ADVANS-CI

Advans Côte d’Ivoire

ARGENTIFERE

Mutuelle de crédit des femmes de Bouaflé

CAC SA

Compagnie Africaine de Crédit SA

CANARI

Caisse Nationale pour la Relance des Initiatives

CECKA AGOU

Caisse d’Epargne et de Crédit Kêlechô d’Agou

CEFA GABIADJI

Caisse d’Epargne et de Financement Agricole de Gabiadji

CEPE-CI

Caisse d’Epargne des Personnels de l’Education de Côte d’Ivoire

CFEF-CI

Caisse de Financement de l’Entreprenariat Féminin en Côte d’Ivoire

CMECEL

Caisse Mutuelle d’Epargne et de Crédit de l’élevage

CNEC SEQUOIA

Caisse Nationale d’Epargne et de Crédit - SEQUOIA

CPFCI

Caisse Populaire de Femmes de Côte d’Ivoire

CREDIT ACCESS SA

Crédit access SA

CREDIT DU NORD SA

Le Crédit du Nord SA

CREDIT-FEF

Crédit du Fonds d’Epargne des Femmes

FCEC YAMOUSSOUKRO

Fonds Communautaire d’Epargne et de crédit Yamoussoukro

FIDRA SA

Fonds International de la Retraite Active Côte d’Ivoire

FONDS DU MONT CARMEL

Fonds du Mont Carmel

FONIC

Fonds National d’Initiatives Chrétienne

GES-CI

Groupe d’Epargne et de Soutien en Côte d’Ivoire

IFECC SOUBRE

Institution Financière d’Epargne et de Crédit des Coopératives de Soubré

LA FINANCIERE

La Financière

MA2E

Mutuelle des Agents de l’Eau et de l’Electricité

MCF-PME

Mutuelle de Crédit et de Financement des Petites et Moyennes Entreprises

MICROCRED-CI

Microcred Côte d’Ivoire

MIMOYE FINANCE SA

Mimoyé Finance SA

MUKEFI

Mutuelle Koumala d’Epargne et Financement

PAMF-CI

Première Agence de Microfinance Côte d’Ivoire

REMU-CI

Réseau des Mutuelles de Crédit et d’Epargne des Femmes d’Aboisso, Bonoua et Bassam

UNACOOPEC-CI

Union Nationale des Coopératives d’Epargne et de Crédits de Côte d’Ivoire



Tableau 4 : Annexe 2 : Données Générales

INSTITUTION

FORME JURIDIQUE

NOMBRE D'AGENCES OU DE CAISSES

NOMBRE DE CLIENTS OU SOCIETAIRES

MONTANT MOYEN DES PRETS DECAISSES EN FCFA

MONTANT DE L'ENCOURS DE PRETS EN FCFA

MONTANT DE L'ENCOURS D'EPARGNE EN FCFA

 


2013

2014

2013

2014

2013

2014

2013

2014

2013

2014

ADVANS-CI

Société Anonyme

4

5

9407

22089

1 184 977

2 091 031

4 157 375 204

10 453 980 290

1 885 630 463

4 789 083 838

ARGENTIFERE

Mutuelle

6

6

5970

5456

886 125

1 015 719

899 173 000

1 044 945 000

601 530 000

719 742 442

CAC

Société Anonyme

ND

4

ND

3375

ND

8 034 715

ND

2 894 973 406

ND

3 694 120 791

CANARI

Mutuelle

1

1

216

647

14 931

73 381

537 500

6 459 850

14 800 992

21 834 502

CECKA AGOU

Mutuelle

1

1

832

832

437 540

ND

13 124 000

18 992 219

13 126 197

49 154 811

CEFA GABIADJI

Mutuelle

1

1

3982

4920

1 271 804

506 445

344 659 000

311 048 548

675 852 000

576 863 226

CEPE-CI

Mutuelle

1

1

2979

672

39 568

71 887

6 775 892

3 397 000

101 124 141

103 984 418

CFEF-CI

Mutuelle

ND

1

ND

1731

ND

269 800

ND

10 268 000

ND

62 783

CMECEL

Mutuelle

1

1

532

580

1 839 543

696 429

36 791 000

22 924 004

34 626 000

29 309 999

CNEC SEQUOIA

Mutuelle

ND

1

ND

478

ND

96 922

ND

5 220 000

ND

17 845 958

CPFCI

Mutuelle

1

1

936

2165

132 449

176 652

71 390 000

33 241 000

33 946 997

33 387 380

CREDIT ACCESS

Société Anonyme

1

1

2990

2819

491 531

ND

140 577 980

183 412 568

464 353 466

536 893 271

CREDIT DU NORD

Société Anonyme

ND

6

ND

2691

ND

1 111 119

ND

51 471 043

ND

393 593 877

CREDIT-FEF

Mutuelle

2

3

2221

2221

308 005

ND

84 085 622

51 529 319

159 754 440

93 359 965

FCEC YAMOUSSOUKRO

Mutuelle

1

1

960

1551

463 421

921 673

27 805 259

38 765 331

172 934 163

170 943 435

FIDRA SA

Société Anonyme

15

16

29122

32338

275 569

85 747

4 666 491 985

5 325 401 344

8 014 394 107

10 108 052 592

FONDS DU MONT CARMEL

Mutuelle

1

1

233

961

152 239

ND

761 194

1 858 699

73 927 822

83 853 172

FONIC

Mutuelle

5

5

1133

2369

1 044 659

54 026

286 236 498

199 567 329

162 845 767

155 688 641

GES-CI

Mutuelle

1

1

15311

16432

931 792

2 532 417

3 715 054 000

3 715 054 356

4 970 110 000

4 978 547 049

IFECC SOUBRE

Mutuelle

1

1

1481

4590

156 219

117 762

33 597 000

31 927 576

341 061 891

143 387 858

LA FINANCIERE

Mutuelle

1

3

6317

6727

355 225

1 266 743

170 591 000

249 830 091

350 221 312

443 985 544

MA2E

Mutuelle

1

1

5709

6160

543 603

1 765 400

1 263 444 519

3 531 488 809

366 861 839

1 396 860 637

MCF-PME

Mutuelle

1

1

137

168

5 980 541

8 694 286

71 766 493

161 677 754

439 707 806

286 515 554

MICROCRED-CI

Société Anonyme

5

6

29151

57 233

1 648 754

2 033 455

18 802 394 198

34 349 127 049

13 135 508 578

14 396 189 420

MIMOYE FINANCE

Société Anonyme

2

4

1674

4838

339 323

4 187 300

41 397 394

245 753 044

83 193 186

94 902 106

MUKEFI

Mutuelle

ND

1

ND

ND

ND

ND

ND

11 833 827

ND

52 625 820

PAMF-CI

Société Anonyme

2

1

12878

6160

12 721 601

1 765 400

1 143 417 500

3 531 488 809

304 830 930

1 396 860 637

REMU-CI

Mutuelle

7

7

6019

6019

697 592

ND

1 667 243 804

1 722 146 073

1 884 821 591

1 721 712 715

UNACOOPEC-CI

Mutuelle

69

69

637374

637374

663 151

ND

38 983 969 000

34 409 527 271

89 973 497 000

92 636 775 889

Total


161

181

785 599

784 398



76 737 959 966

102 617 309 609

124 528 529 307

139 126 138 330



Tableau 5 : Annexe 3 : Données financières par groupe de pairs

 


SA 1

SA 2

SCOOP/MUTUELLES 1

SCOOP/MUTUELLES 2

Encours avec impayés de 30j et plus

2013

17 758 254

342 306 664

636 761 889