RAPPORT DE BENCHMARKING 2015

publié le 13 juin 2016 à 03:23 par APSFD CI   [ mis à jour : 27 nov. 2017 à 08:34 ]
RAPPORT DE BENCHMARKING 2015 des performances financières des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte D'Ivoire



# ÉDITORIAL

Faire de l’inclusion financière une réalité dans notre pays est le leit motiv des principaux responsables des organes et structures de contrôle, de supervision, d’encadrement et de promotion du secteur de la Microfinance en Côte d’Ivoire. 

L’atteinte de cet objectif nécessite la conjugaison de plusieurs facteurs tant endogènes, qu’exogènes au secteur. Faciliter l’accès des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) aux sources de refinancement à bas coût ; améliorer le cadre réglementaire pour favoriser l’expansion du champ d’action des acteurs en matière de services à offrir ; renforcer l’éducation financière des clients pour leur permettre de prendre des décisions d’affaires mieux éclairées ; poursuivre la restructuration du secteur par un soutien concret aux SFD démontrant un réel potentiel de viabilité ; fournir une offre de service adapté aux besoins des populations, sont autant de défis qui demeurent. 

La prise de décisions efficaces de la part des différents acteurs de la chaine de l’industrie de la Microfinance en Côte d’Ivoire passe par une analyse précise et une meilleure connaissance des performances actuelles des institutions qui y évoluent. 

Offrir aux décideurs politiques, aux milieux d’affaires, aux partenaires techniques et financiers, aux institutions de microfinance et au public, des éléments pouvant contribuer à éclairer leur connaissance de l’évolution des SFD et du secteur dans son ensemble, par l’analyse des principales tendances dans le temps mais aussi par rapport à la concurrence revêt un caractère primordial pour nous. 

C’est pourquoi, l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés de Côte d’Ivoire (APSFD-CI), comme de coutume, a le plaisir de publier son rapport de benchmarking des performances des SFD de 2013 à 2015. Ce rapport à la différence des précédents met en lumière l’évolution des performances des SFD sur trois années (2013, 2014 et 2015). 

Dans ce rapport, les principaux indicateurs reconnus comme étant les plus pertinents pour l’analyse des tendances du secteur sont présentés, il s‘agit de : 

-      la qualité du portefeuille ;

-      l’efficacité et à la productivité ;

-      la rentabilité ;

-      la gestion bilancielle. 

Nous saisissons l’occasion que nous offre la publication de ce rapport pour adresser nos remerciements aux institutions membres qui ont bien voulu nous transmettre leurs données et montrer ainsi leur engagement à œuvrer de concert avec l’APSFD-CI au renforcement des actions visant à la promotion d’un secteur professionnel et transparent. 

Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne lecture. 

Cyrille TANOE
Directeur Exécutif
APSFD-CI




# INTRODUCTION

Le présent rapport d’évaluation des performances des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) de Côte d’Ivoire porte au total sur 20 institutions. Nous notons pour l’exercice 2015, l’entrée dans cette liste de 5 institutions (RAOUDA FINANCE ; CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE ; RESEAU CMEC-CI ; MECT et AMIFA S.A.) et la sortie pour des raisons de non transmission des données sollicitées de 14 institutions (CEFA GABIADJI ; CFEF-CI ; CMECEL ; CPFCI ; LE CREDIT DU NORD S.A. ; FCEC YAMOUSSOUKRO ; FONDS DU MONT CARMEL ; FONIC ; IFECC SOUBRE ; LA FINANCIERE ; MCF-PME ; MUKEFI ; PAMF-CI et UNACOOPEC-CI).

Il est à préciser que pour garantir une certaine cohérence dans l’analyse qui est faite des différents indicateurs, nous avons pris le parti de ne retenir que les institutions qui ont fourni de manière régulière des données sur les trois derniers exercices (2013, 2014 et 2015). 

Les lecteurs assidus remarqueront ainsi que certaines institutions qui avaient participé au rapport  de benchmarking 2014 ne figurent pas dans le présent rapport.

Dans le souci de permettre une analyse comparative à la fois globale et détaillée des SFD, ceux-ci ont été regroupés par catégories selon leur forme juridique (société mutualiste ou société anonyme). 

Pour l’élaboration du rapport de Benchmark 2015, notre méthodologie reste la même en référence aux normes et instructions de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) : SFD ayant fourni des informations d’activités de fin d’exercice et pratiquant leurs activités en Côte d’ivoire, constitution de deux catégories ou groupes de paires, 17 indicateurs tirés des données fournies par les SFD ont été retenus et une approche orientée par les questions suivantes : comment d’une part la performance des SFD se présentent-elles vis-à-vis des normes de la BCEAO et d’autre part, comment varie cette performance parmi les SFD ivoiriennes selon les indicateurs retenus. Le rapport 2015, tout comme les précédents, s’articule autour des cinq axes suivants : 

-      les données générales et de portée ;

-      la qualité du portefeuille ;

-      l’efficacité et la productivité ;

-      la rentabilité ;

-      la gestion bilancielle.

Pour chacun de ces axes, le regard est porté sur l’analyse de la situation globale des 19 SFD qui dans le cadre de ce rapport, puis sur la comparaison des pairs au regard, essentiellement, de la forme juridique.




# DONNÉES GÉNÉRALES ET DE PORTÉE

20 SFD participent au rapport de benchmarking 2015 dont 13 institutions coopératives/mutualistes (MUT/COOP) et 7 sociétés anonymes (SA). Ces SFD sont répartis en 2 groupes de pairs. Dans ce volet consacré aux données générales, nous présenterons des résultats pouvant permettre d’apprécier les performances des SFD en termes de portée. 

L’analyse de la portée concernera l’étendue des efforts fournis par les institutions participantes pour offrir des services aux clients/membres à savoir : l’encours de crédits, l’encours d’épargne, le nombre de clients ou de membres et le nombre d’agences ou de caisses.

 Tableau 1 : Catégories d'institutions

Catégories d’institutions  

Nombre

MUT/COOP

Institutions de forme mutualiste ou coopérative

13

SA

Institutions de forme société anonyme

7

Le nombre de sociétaires ou de clients

Le nombre de sociétaires ou de clients de l’ensemble des SFD dont les données sont soumises à notre analyse n’a cessé de croître sur les trois années de référence comme le montre le graphique ci-dessous. En effet, de 183.661 en 2013, il est passé à 235.574 en 2014 pour se situer en 2015 à 293.634. Soit un taux de croissance annuelle de plus de 23%. 

Cette croissance soutenue témoigne de la confiance sans cesse grandissante des populations dans les institutions et le secteur. 

Toutes les institutions au plan individuel ont vu leur sociétariat ou clientèle augmenter. Les plus fortes hausses sont à mettre à l’actif d’ADVANS-CI, CAC et MICROCRED S.A.


L’encours de crédit

L’encours de crédit des institutions suit la même tendance que le volume de sociétaires ou clients. Ainsi, le total des encours de crédits de l’ensemble des SFD participants à cette étude est passé successivement de 35 813 656 114 FCFA en 2013 à 64 339 475 617 FCFA en 2014 pour culminer à 92 115 524 808 FCFA en 2015. 

Ces chiffres démontrent l’apport non négligeable des institutions du secteur dans le financement de l’économie de la Côte d’Ivoire à travers le secteur informel et les PME principalement. 

Tout comme avec le volume de sociétaire, l’encours de crédits est tiré par MICROCRED S.A avec plus de 35 milliards en 2015, suivi d’ADVANS-CI avec 23 milliards et CAC avec plus de 10 milliards, comme l’indique le graphique ci-dessous. 

Des institutions comme FIDRA S.A, GES-CI et MA2E avec des encours de crédits variant entre 4 et 8 milliards réalisent des performances en matière d’octroi de crédit.  


Graphique 1 : Encours de crédits des SFD en 2017

L’encours d’épargne

L’encours d’épargne de l’ensemble des SFD à les mêmes tendances que le volume de sociétariat ou encore l’encours de crédits. En effet, de 35 568 725 300 FCFA en 2013, il est passé à 52 274 541 764 FCFA en 2014 pour s’établir à fin 2015 à 79 775 495 173 FCFA. 

Cette évolution constante du niveau des dépôts effectués par les clients et sociétaires démontre s’il en était besoin du niveau de confiance des populations pour les SFD. 

Comme l’indique le graphique ci-dessous, les institutions qui collectent le plus d’épargne sur les trois années sont : MICROCRED S.A, FIDRA S.A, ADVANS-CI, CAC ou encore GES-CI.

 


  Graphique 2 : Evolution des encours de crédits et d'épargne par type de SFD

L’analyse de ces quelques indicateurs de portée révèle un véritable dynamisme de certaines institutions du secteur. Les performances toujours croissantes de ces SFD sont de nature, si elles se maintiennent, à faire oublier la période de difficultés qu’à connu le secteur suite aux conjonctures sociopolitique et militaire de ces dernières décennies.

# QUALITÉ DU PORTEFEUILLE

La qualité du portefeuille demeure le premier groupe d’indicateurs que nous analysons dans la mesure où le portefeuille de crédit constitue le principal actif des SFD. La qualité du portefeuille reflète le risque de défaut de paiement sur les prêts et détermine les produits futurs et par conséquent, la capacité d'une institution à accroître sa portée et à être au service de ses clients/membres.  Dans ce sens, notre analyse prend en compte trois ratios de qualité du portefeuille que sont : le taux de portefeuille à risque à 30 jours (PAR (30)), le taux de provision pour créances en souffrance et le taux de pertes sur créances.


1. Portefeuille classé à risque à 30 jours.

Le PAR(30) mesure la partie du portefeuille « contaminée » par les impayés au-delà de 30 jours, en pourcentage du portefeuille total. Pour cet indicateur, la norme de la BCEAO est inférieure à 5%. 

Au niveau national :

  Graphique 3 : Taux du PAR(30) par type de SFD

Comme l’indique le graphique les institutions du secteur qu’elles soient mutualistes ou sociétés anonymes améliorent progressivement leurs taux de portefeuille à risque à 30 jours et plus, passant de 8,04% en 2013 à 3,11%  en 2015 pour les SA et de 29,60% en 2013 à 22,58% en 2015 pour les mutuelles. Bien que la moyenne du taux au niveau des S.A. soit conforme à la norme de 5% fixée avec une bonne tendance à la baisse, il convient d’insister sur le fait que des efforts doivent encore être fait surtout pour ce qui concerne les SFD de forme mutualiste dans la gestion de cet indicateur. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


 Les tendances observées au niveau sectoriel pour ce groupe de pairs se confirment avec une bonne qualité de portefeuille de crédits avec un taux de PAR(30) inférieur à 2.5% dans l’ensemble en 2015, à l’exception de MICROCRED SA (10,94% en 2015) qui présente un tableau de qualité du portefeuille de crédits au-delà de la norme de performance, alors qu’en 2013 et 2014 cette institution présentait des taux appréciables. Nous observons que des institutions comme ADVANS-CI et FIDRA S.A. arrivent à bien maitriser leur PAR(30) sur les trois années. La palme de la meilleure performance (en termes d’amélioration du ratio) revient à MIMOYE FINANCE qui améliore considérablement ses performances en passant d’un PAR(30) de 28,63% en 2014 alors qu’il était en 2013 à 35,15% à un taux de 2,39% en 2015 soit une amélioration de  26 points. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste 


Les performances des SFD de forme mutualiste sont variables. Alors que certains améliorent leurs taux comme CANARI qui passe de 100% en 2013 et 2014 à 40,57% en 2015 ou MECT de 13,96% en 2014 à 0,74% en 2015, ou encore CECKA AGOU qui voit sont PAR(30) chuter à 9,67% en 2015 alors qu’il était à 16% en 2014 et CNEC SEQUOIA qui réalise la performance remarquable de passer de 30% en 2014 à 1,69% en 2015, d’autres à l’instar de GES-CI (6,82% en 2015), REMU-CI (13,19% en 2015) ou encore CREDIT-FEF (100% en 2015) voient leurs portefeuilles de crédit se dégrader. Cette dernière situation témoigne de la nécessité pour ces institutions de travailler à une meilleure maîtrise de leur stratégie de prêt ; à une meilleure analyse des profils des emprunteurs et également à une meilleure adéquation entre les produits offerts et la cible visée.

2. Taux de provisions pour créances en souffrance.

Le taux de provision pour créances en souffrance ou « Ratio de couverture du risque » sert à mesurer la capacité des institutions à couvrir les risques pour créances douteuses, à rendre compte des pertes potentielles sur les crédits. Le niveau pour cet indicateur devra être supérieur ou égal à 40% au regard de la norme BCEAO. 

Au niveau national :



        Graphique 6 : Taux de provision pour créances en souffrance - consolidé

De manière générale, les SFD quelque soit leur forme juridique constituent un niveau de provision conforme à la norme prescrite qui est de 40% minimum. En effet, nous pouvons observer qu’au niveau des mutuelles, le taux de provisions pour créances en souffrance est passé de 43,88% en 2013 à 54,10% en 2015 après être descendu à 32,20% en 2014. Au niveau des S.A. même si ce taux (46,89% en 2015) reste supérieur à la norme, il convient de faire remarquer qu’il est en nette baisse, vu qu’il était de 92,97% en 2014. Les SFD de grande ou petite taille enregistrent des taux de couverture du risque de crédits se situant autour de la norme minimale de 40% fixée par la BCEAO. S’il est vrai que la constitution de provision est un levier sur lequel peuvent jouer certaines institutions pour améliorer leurs résultats, il n’en demeure pas moins qu’une sous-évaluation des provisions à constituer peut faire peser sur les SFD des risques très important. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



Graphique 7 : Taux de provision de créances en souffrance - SFD de forme SA

L’analyse du détail du provisionnement des SFD de forme SA indique une variété de situations. On constate ainsi que MIMOYE FINANCE, n’a pas passé de provision pour créances en souffrance pour le compte de l’exercice 2015. Quant à CAC, avec un taux de 68,70% de couverture, semble contrairement à 2014, avoir provisionné suffisamment pour ses créances douteuses en 2015. Idem pour CREDIT ACCESS S.A. qui est passé d’un taux de 6.77% en 2013 (largement en deçà de la norme) à 68% en 2015. MICROCRED et FIDRA SA enregistrent de fortes baisses de leurs taux de couverture des risques de crédits avec une diminution respectivement de 181,64% en 2014 à 49,87% en 2015 et 92% en 2014 contre 50% en 2015. ADVANS-CI pour sa part conserve un niveau de provision supérieur à 90%.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

 

Sur les 13 SFD membres de ce groupe de pairs, seuls quatre institutions à savoir : REMU-CI (36,01%), ARGENTIFERE (39,85), CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE (11%) et RESEAU CMEC-CI (13%) affichent, en 2015, des taux de provision pour créances douteuses en deçà de la norme de 40% minimum. Les autres SFD de ce groupe ont par contre sur cet exercice 2015 constitué des niveaux de provisions allant de 49% pour CEPE-CI à 85,62% pour CECKA AGOU. 


3. Taux de pertes sur créances.

Le taux de pertes sur créances représente le pourcentage des crédits d’un SFD ayant fait l’objet d’un abandon de créances et dont les montants ont été déduits de l’encours de crédits brut soit parce qu’il est peu probable qu’ils soient remboursés, soit parce qu’il s’agit d’une obligation réglementaire. La norme de la BCEAO pour cet indicateur est inférieure à 2%. 

Au niveau national :

 

Pour cet indicateur, les performances des SFD de forme S.A. se passent de commentaires. Sur les trois années, nous constatons une stabilisation de ce taux à moins de 1% quand les instructions de la BCEAO le prescrivent à 2% maximum.  

Au niveau des mutuelles, nous assistons à une amélioration importante de cet indicateur qui passe de 26,08% en 2013 à 23,01% en 2014 pour se situer en 2015 à 2,62% soit une progression de plus de 20 points.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



Comme nous le montre le graphique, les SFD de forme société anonyme, qui participent au présent rapport, ont tous un taux de pertes sur créances conforme à la norme pour 2015. Il convient de noter, toutefois, que les taux pour ce qui concerne ADVANS-CI (1,50% en 2015) et MICROCRED (0,69% en 2015) sont repartis à la hausse même s’ils demeurent dans la norme. Nous constatons également que CREDIT ACCESS S.A. réalise des progrès assez significatifs sur cet indicateur. En effet, l’institution passe d’un taux de 4.53% en 2013 à 1.79% en 2014, puis à 0.29% en 2015.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :


A l’analyse des taux de pertes sur créances des SFD de forme mutualiste, il apparait que la forte baisse constatée pour cet indicateur en 2015 résulte essentiellement des tendances de deux institutions, à savoir : CEPE-CI qui enregistrait en 2014 un taux de 196,4% et qui pour 2015 affiche un taux de 0% ; le RESEAU CMEC-CI également affichait l’année dernière un taux de 67% alors qu’en 2015 ce taux est descendu à 4%.  

# EFFICACITÉ ET PRODUCTIVITÉ

1. Productivité des agents de crédit.

Ce ratio indique la charge moyenne de travail par agent de crédit (le nombre moyen d’emprunteurs actifs suivis par agent). Par le respect de la norme édictée, l’institution assure une distribution de son personnel conforme à sa mission et à son cœur d’activité et permet à chacun de ses agents de crédit de gérer un volume de dossiers qui puisse lui permettre d’effectuer une analyse et un suivi rigoureux des emprunteurs. Norme BCEAO : supérieur à 130.

Au niveau national :



De 2013 à 2015, cet indicateur a évolué en dents de scie tant au niveau des mutuelles que des sociétés anonymes. Si au constat, les institutions du secteur de manière globale, restent conforme à la norme de 130 minimum, force est de constater que la tendance est à la baisse. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


 

Au niveau des SFD de ce groupe, deux  institutions, FIDRA et CREDIT ACCESS S.A. se distinguent depuis trois années par la forte productivité de leurs agents en charge des prêts, avec une performance plus importante du FIDRA. Il convient de faire remarquer qu’après une forte poussée de CREDIT ACCESS S.A en 2014 sur cet indicateur, l’institution a enregistré une baisse conséquente en 2015 passant de 300 à 164. Toutes les autres, à l’exception de MIMOYE FINANCE, améliorent leurs performances même si celles-ci demeurent en deçà de la norme. Notons que les institutions telles : CAC et AMIFA du fait qu’elles démarrent leurs activités depuis 2014 seulement n’ont pas encore trouvé leur vitesse de croisière. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :

 

Dans l’ensemble les SFD de forme mutualiste à l’exception de 5, CECKA AGOU, CNEC SEQUOIA, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE et RAOUDA FINANCE, qui a démarré ses activités en 2015, respectent tous la norme de 130 au minimum édictée par la BCEAO pour la productivité des agents de crédit. MA2E avec un ratio de 747 dispose du plus fort taux.

2. Productivité du personnel.

Ce ratio de productivité du personnel, contrairement au précédent, met à contribution l’ensemble du personnel de l’institution. Il renseigne sur la productivité générale du personnel du SFD en ce qui concerne le suivi des clients (emprunteurs, épargnants volontaires et autres). Le niveau pour ce ratio se doit d’être supérieur à 115 selon les normes fixées par la BCEAO.

Au niveau national :



          Graphique 15 : Productivité du personnel - consolidé

Contrairement au ratio relatif à la productivité des agents de crédit, celui de la productivité du personnel affiche des résultats supérieurs à la norme fixée et qui est de 115.

Les SFD mutualiste tout comme pour le précédent indicateur sont les plus performantes avec 353 en 2015 contre 174 pour les sociétés anonymes. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



         Graphique 16 : Productivité du personnel - SFD de forme SA

Sur les trois dernières années, le taux de productivité des personnels de ce groupe de pairs a connu des variations (passant de 164 à 228 puis 174). Dans le détail des données sur la productivité des personnels des SFD de ce groupe, il ressort qu’AMIFA (35) et ADVANS SA (103) ont une productivité inférieure à 115. Toutefois, il faut signaler la progression d’ADVANS-CI qui passe de 50 en 2013 à 80 en 2014 pour aujourd’hui être à 103 clients par personnel de l’institution. Pour ce qui concerne AMIFA, comme nous l’indiquons précédemment, le récent démarrage d’activité de l’institution justifie principalement ses chiffres encore bas. 

Signalons ici également, que la productivité des personnels dépend de la méthodologie de crédit de l’institution (crédit de solidarité ou crédit unitaire) mais aussi de la politique de recrutement de chaque institution en lien avec le niveau d’activité (crédit, épargne, etc.).

  

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 17 : Productivité du personnel - SFD de forme Mutualiste

Pour ce groupe, Il est noté que la majorité des institutions a une productivité des personnels supérieure à la norme BCEAO hormis quatre : RAOUDA FINANCE (112), CNEC SEQUOIA (60), CANARI (61), et CEPE-CI (76). 

Les institutions qui enregistrent pour 2015 les plus forts taux de productivité des personnels sont : CREDIT-FEF (1200), RESEAU CMEC-CI (1060), MA2E (421), CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE (419), MECT (338), REMI-CI (263) et CECKA AGOU (217). 


3. Charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits.

Ce ratio qui fait le rapport des charges de personnel et des charges administratives liées au portefeuille de crédits est l’indicateur majeur de mesure de l’efficience. Il permet d’entrevoir la capacité des institutions à gérer leurs coûts de production. L’instruction de la BCEAO préconise un niveau de ratio inférieur ou égal à 35%. 

Au niveau national :



Graphique 18 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - consolidé

L’observation du ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédits au plan national révèle un taux de 368,11% en 2015 pour le groupe des sociétés mutualistes contre 38,89% pour les sociétés anonymes. En clair, pour 100 FCFA de crédit octroyé, les mutuelles prises globalement ont supporté 368,11 FCFA en termes de charges d’exploitation quant les S.A. elles supportaient 38,89 FCFA. Ces importants coûts d’exploitation supportés par les institutions mutualistes vont impacter négativement leurs rentabilités.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


         Graphique 19 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - SFD de forme SA

Pour ce groupe de pairs, malgré les efforts visant à contenir les taux en deçà de la norme, nous notons qu’en 2015, excepté le FIDRA et CREDIT ACCESS S.A, toutes les institutions de forme société anonyme ont vu leurs charges d’exploitation rapportées au portefeuille de crédit augmenter légèrement par rapport à l’année précédente. 

Les institutions les plus performantes sur cet indicateur sont MICROCRED, CAC et MIMOYE FINANCE qui sur les deux derniers exercices comptables respectent la norme de 35% maximum. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



       Graphique 20 : Charges d'exploitation rapportées au portefeuille - SFD de forme Mutualiste

Trois sous-groupes sont à distinguer au sein des institutions de forme mutualiste ou coopérative en ce qui concerne le ratio de charges d’exploitation rapportées au portefeuille : 

-      D’abord, les institutions qui enregistrent un ratio en conformité avec la norme des 35%. Ce sont : REMU-CI (21,01%), MA2E (2,32%), GES-CI (15,53%), CREDIT MUTUEL (3%) et RESEAU CMEC-CI (0,84%). 

-      Ensuite, les institutions qui affichent un ratio de charges d’exploitation élevé. Ce sont : MECT (3458%), CREDIT-FEF (453,2%), CEPE-CI (318,1%), CANARI (213,2%), CNEC SEQUOIA (137%) et ARGENTIFERE (82,98%). Des efforts sont encore à produire notamment pour les institutions qui voient leur ratio se dégrader avec une tendance haussière. 

-      Enfin, les institutions qui tout en respectant pas la norme sont dans une tendance favorables. Ce sont : CECKA AGOU avec une bonne tendance sur ces trois dernières années à l’amélioration de ce ratio et RAOUDA FINANCE par une baisse continue.

# RENTABILITÉ

1. Rendement des Fonds Propres (ROE).

Le rendement des fonds propres (ROE) est un indicateur de rentabilité très important pour les SFD, en ce sens qu’il mesure la capacité intrinsèque réelle de l’institution à renforcer ses fonds propres grâce aux bénéfices générés. Toutefois, l’analyse de ce ratio nécessite une attention toute particulière vu qu’il ne tient pas compte du niveau d’endettement de l’institution ni de son mode de financement. La norme fixée par la BCEAO est : supérieur à 15%.

Au niveau national :



Graphique 21 : Rendement des Fonds Propres - consolidé

L’analyse graphique de la performance des SFD de forme S.A sur cet indicateur de rentabilité des fonds propres pourrait laisser croire que ces institutions ont pu réaliser de bonnes performances avec des taux de 39,36% en 2014 et 176,16% en 2015 là où la norme est fixée à 15% minimum. En réalité il n’en n’est rien. Et la situation est bien plus préoccupante qu’elle n’apparait. En effet, au niveau du groupe de pairs des S.A, deux institutions qui présentent des niveaux élevés de fonds propres négatifs et de résultats négatifs surtout en 2015 font inverser la courbe qui apparait positive.

Au niveau des mutuelles, quatre institutions se retrouvent dans la même situation avec des fonds propres et des résultats négatifs. Toutefois, l’impact pour ces quatre SFD est négligeable dans la tendance globale de cet indicateur pour ce groupe de pairs.

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Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



Graphique 22 : Rendement des Fonds Propres - SFD de forme SA

L’analyse comparative des institutions de ce groupe de pairs indique que pour cet indicateur, seul deux SFD, à savoir : FIDRA S.A et CAC affichent les meilleures performances. Il faut toutefois noter la régression de plus de 10 points chez FIDRA S.A qui passe de 45,84% en 2014 à 35,45% en 2015, alors que cette institution avait enregistré un bon entre 2013 (26,87%) et 2014. La performance la plus forte est réalisée par CAC qui est passé d’un taux négatif en 2014 de -47% à un taux de 34,35% en 2015. Ces performances sont dues principalement à un résultat de fin d’exercice excédentaire en 2015. 

Trois autres institutions, ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et MICROCRED se classent dans la catégorie intermédiaire avec des taux certes positifs en 2015 pour ADVANS-CI de 6%, CREDIT ACCESS de 9,66% et depuis 2013 pour MICROCRED, mais ces taux restent inférieurs à la norme édictée qui est de 15% minimum. Nous notons dans le même temps que les performances de MICROCRED ont chuté d’une année à l’autre avec une forte régression entre 2014 (4,03%) et 2015 (1,62%).

Les deux SFD restants de ce groupe de pairs que sont MIMOYE FINANCE et AMIFA qui affichent les taux les plus élevés en valeur absolu sont en réalité ceux qui présentent les performances les plus faibles. En effet, ces taux masquent une situation plus préoccupante qui se manifeste par des niveaux de résultats et de fonds propres négatifs pour chacune de ces institutions. Il faut remarquer qu’AMIFA est à son premier exercice comptable, caractérisé généralement par de lourdes charges d’installation, d’opérationnalisation, etc. L’analyse de la tendance pour les années à venir devrait nous permettre de nous faire une idée plus précise de l’état de l’institution sur cet indicateur. 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



         Graphique 23 : Rendement des Fonds Propres - SFD de forme Mutualiste

La situation au niveau des mutuelles est sensiblement identique à celle des S.A avec trois groupes d’institutions qui se dégagent. 

D’abord, les SFD qui malgré le fait d’avoir des taux non conformes à la norme (supérieur à 15%) arrive tout de même à réaliser des résultats positifs et à obtenir des fonds propres également positifs. Il s’agit de : REMU-CI ; MA2E, RAOUDA FINANCE, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE et MECT. Il convient cependant de préciser que pour ces SFD, les tendances sont à la baisse de la rentabilité des fonds propres sur les trois années soumises à notre analyse.

Ensuite, les SFD qui semblent présenter des performances positives, mais qui en réalité ont des résultats et des fonds propres négatifs. Il s’agit de CANARI (136,2%), CREDIT-FEF (26,32%), CEPE-CI (5,40%) et RESEAU CMEC-CI (2,47%). 

Enfin, les SFD qui respectent la norme. A ce niveau il n’ya qu’une institution à savoir le GES-CI avec un taux de 21,54% en 2015.

2. Rendement sur Actifs

Le taux du rendement sur actifs renseigne sur la performance de gestion des actifs du SFD visant à optimiser leur rentabilité. Ce ratio inclut non seulement le rendement du portefeuille mais aussi tous les autres produits tirés des placements et autres activités d’exploitation ».

Norme BCEAO : supérieur à 3%.

Au niveau national :



         Graphique 24 : Rendement sur Actifs - consolidé

Comme l’indique le graphique, les performances consolidées des institutions qu’elles soient mutualistes ou sociétés anonymes ne sont pas conformes à la norme de 3% minimum, même si l’analyse par groupe de pairs montrera qu’il y a certaines institutions qui prises individuellement arrivent à réaliser de très bonnes performances. 

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :


       Graphique 25 : rendement sur Actifs - SFD de forme SA

Quatre institutions, MIMOYE FINANCE SA, ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et CAC sont à encourager. Elles enregistrent une tendance croissante du rendement de l’actif malgré que parmi elles, MIMOYE FINANCE demeure encore en zone de rendement négatif. 

MICROCRED-CI bien qu’affichant un taux de rendement de l’actif très légèrement positives, connait quant à elle une baisse constante de son ratio. 

FIDRA S.A. et CREDIT ACCESS S.A. avec des taux respectifs de 6,73% et 4.27% sont les seule institutions qui présentent des taux conformes à la norme. Toutefois il est à noter une chute du taux du rendement sur actifs en 2015 pour FIDRA S.A.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 26 : Rendement sur Actifs - SFD de forme Mutualiste

En 2015, quatre SFD à savoir : CECKA AGOU (5,60%) ; CNEC SEQUOIA (7%) ; GES-CI (5,78%) et MECT (5,41%) affichent des performances au-dessus de la norme. Toutefois l’analyse des tendances montre une baisse des rendements sauf pour CECKA AGOU 

A contrario, REMU-CI (1,30%) ; MA2E (0,71%) et RAOUDA FINANCE (1,18%) malgré des ratios positifs en 2015 ont des performances qui restent inférieur à la norme fixée avec une tendance décroissante. 

ARGENTIFERE (-10,4%), CANARI (-58,6%), CEPE-CI (-4,13%), CREDIT-FEF (-59,4%) et RESEAU CMEC-CI sont les SFD de ce groupe de pairs qui affichent des taux qui en plus d’être non-conforme à la norme sont négatifs du fait de résultats d’exploitation hors subvention négatifs.

3. Autosuffisance Opérationnelle (AO).

L’autosuffisance opérationnelle permet assez aisément de visionner la condition de couverture des charges d’exploitations par les produits d’exploitations de l’institution. Elle est la mesure la plus élémentaire du niveau de pérennité. Les charges financières et dotations aux provisions pour créances douteuses sont incluses dans ce calcul parce qu’elles constituent des coûts normaux (et significatifs) d’exploitation. D’un point de vue purement mathématique, une couverture à 100% des charges d’exploitation par les produits d’exploitation permet de conclure à une autosuffisance opérationnelle. Cependant, dans un souci de prudence et afin de s’offrir une marge de manœuvre suffisante pour permettre à l’institution de financer sa croissance et ainsi atteindre la pérennité, la BCEAO a fixé cette norme à 130% au minimum.

Au niveau national :



Graphique 27 : Autosuffisance opérationnelle - consolidé

Les tendances de cet indicateur au niveau sectoriel confirment celles enregistrées avec les précédents (qualité du portefeuille ; productivité et rentabilité). De 2013 à 2015, les données consolidées tant au niveau des mutuelles que des S.A montrent que chacun des groupes de pairs  n’arrive pas à atteindre la norme de 130% minimum fixée.

Il faut noter qu’après la légère embellie constatée entre 2013 et 2014 pour ces deux groupes de pairs (85,10% en 2013 à 123,73% en 2014 pour les mutuelles et 85,98% en 2013 à 90,69% en 2014 pour les S.A), l’année 2015 enregistre une baisse de performance du groupe des mutualistes et une légère hausse pour les S.A.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



        Graphique 28 : Autosuffisance opérationnelle - SFD de forme SA

Au niveau des S.A, FIDRA S.A est la seule institution qui affiche des performances conformes à la norme mais avec une chute de performance, 143,88% en 2014 et 142,11% en 2015. MICROCRED S.A après sa bonne performance en 2013 (132,68%) voit ses performances régresser chaque année pour se situer en 2015 à 121,07% en deçà de la norme. ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et CAC même si elles présentent des chiffres inférieurs à la norme ont tout de même réalisé des progrès de performances. 

Il convient de souligner que pour une institution, atteindre un niveau de 100% pour l’autosuffisance opérationnelle est déjà le signe positif de ce qu’elle arrive à couvrir l’ensemble de ses charges d’exploitation par ses produits d’exploitation déduction faite des subventions. Nous félicitons donc tous ces SFD qui arrivent à atteindre ce taux de 100%. 

Dans ce groupe de pairs, deux institutions MIMOYE FINANCE et AMIFA affichent des résultats assez faibles. MIMOYE FINANCE est quant à elle à encourager pour l’évolution positive de ce ratio. Une analyse approfondie de la structure des charges de l’institution ainsi que de la qualité des produits et services offerts devrait permettre d’identifier avec précision les points qui nécessitent des améliorations. Pour AMIFA, comme nous l’indiquions plus haut, ce faible taux peut s’expliquer principalement par le fait qu’elle à démarrer ses activités en 2015, avec les lourdes charges que cette situation implique.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



         Graphique 29 : Autosuffisance opérationnelle - SFD de forme Mutualiste

Au niveau des mutuelles et coopératives, trois tendances se dégagent : 

-      les institutions, au nombre de quatre, qui ont des ratios conformes à la norme. Il s’agit de MA2E depuis 2013, CECKA AGOU en 2015, GES-CI et MECT depuis 2014. Pour ces quatre institutions, nous observons qu’à part le GES-CI et CECKA AGOU, les deux autres même si elles présentent des chiffres conformes à la norme voient leurs performances baisser.

-      Les institutions qui présentent un ratio supérieur à 100% mais inférieur à la norme de 130%. Ces SFD au nombre de trois sont (REMU-CI, RAOUDA FINANCE et CNEC SEQUOIA. Des efforts de redressement de la tendance sont à faire.

-      Les institutions qui en plus de ne pas être conforme à la norme, affichent des performances inférieurs à 100% pour ce ratio. Il s’agit d’ARGENTIFERE, CANARI, CEPE-CI, CREDIT-FEF, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’ IVOIRE et RESEAU CMEC-CI.

 

# GESTION DU BILAN

1. Taux de rendement des actifs.

Le ratio du rendement des actifs qui établit une comparaison entre le produit des intérêts et commissions perçus au cours de la période et l’actif productif de la période, révèle le montant du revenu que l’institution a pu récupérer à partir de la valeur de chaque élément des actifs productifs de l’institution.

Norme BCEAO : supérieur à 15%. 

Au niveau national :


Graphique 30 : Taux de rendement des actifs - consolidé

Les performances des SFD membres des deux groupes de pairs, pour ce ratio, sont nettement supérieures à la norme de 15% minimum, même si au niveau des S.A en 2015, le taux est passé 16,86% alors qu’il était à 27,92% en 2014. 

Nous observons des tendances inverses pour chacun des groupes. En effet, alors que la courbe est croissante au niveau des mutuelles et coopératives qui passent de 34,09% en 2013 à 63,10% en 2014 pour culminer en 2015 à 70,23%, les S.A, quant à elles voient leurs performances baisser d’année en année, passant de 37,58% en 2013 à 16,86% en 2015.


Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



       Graphique 31 : Taux de rendement des actifs - SFD de forme SA

Dans de ce groupe de pairs trois institutions à savoir ADVANS-CI, CREDIT ACCESS S.A. et FIDRA S.A sont les seules qui sur les trois années d’analyse affichent des performances supérieures à la norme. Cependant, nous notons une décroissante des performances du FIDRA S.A. et de CREDIT ACCESS S.A. 

MIMOYE FINANCE et AMIFA ont des ratios inferieurs à la norme avec une tendance fluctuante pour la première. Le taux de 0,97% d’AMIFA démontre que cette institution n’a pas encore atteint son rythme de croisière. 

CAC avec un taux de 16,16% en 2015 contre 7% en 2014 confirme ses bonnes performances constatées lors de l’analyse des indicateurs précédents. A contrario, MICROCRED S.A enregistre une forte baisse passant de 21,63% en 2014 à 2,21% en 2015.

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 32 : Taux de rendement des actifs - SFD de forme Mutualiste

Les tendances pour ce ratio sont assez encourageantes pour les SFD de forme coopérative ou mutualiste. Sur les trois années soumises à analyse, trois institutions, MA2E (2,48% en 2015), CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE (6% en 2015), MECT (10,97% en 2015) et CECKA AGOU (11% en 2015) sont les moins performantes. 

Par contre ceux qui affichent les résultats de performance les plus élevés sont : CEPE-CI (146,5), CNEC SEQUOIA (91%), CREDIT-FEF (416,7%), RESEAU CMEC-CI (97%), CANARI (57%), RAOUDA FINANCE (29,71%) et ARGENTIFERE (16,04%).

Les deux institutions suivantes : REMU-CI et GES-CI affichent des taux très proches de la norme, même s’il faut mentionner le fait que les performances de ARGENTIFERE tout comme celles de la majorité des institutions de ce groupe sont en baisse.


2. Ratio de liquidité de l’actif..

Le ratio de liquidité est un indicateur de la liquidité d'une institution et de sa capacité à honorer toutes ses obligations à court terme, afin de ne pas s’exposer au risque de découragement des clients et fournisseurs en cas de défaillance. C’est un indicateur très important pour les SFD qui collectent de l’épargne et empruntent régulièrement des fonds. Norme BCEAO : supérieur à 5%. 

Au niveau national :



          Graphique 33 : Ratio de liquidité de l'actif - consolidé

Comme présenté à travers le graphique ci-dessus, tous les groupes de pairs respectent le niveau de ratio de liquidité fixé par les instructions de la BCEAO. Les évolutions dans le temps pour cet indicateur de gestion sont opposées pour les deux groupes de paires. L’on note une tendance positive pour les SA tandis que celle-ci est négative pour les institutions de forme mutualiste et coopérative, qui connaissent depuis 2014, une baisse du ratio de liquidité. 

Les institutions de forme S.A affichent pour leur part, des ratios de liquidité en constante hausse avec un bond enregistré entre 2013 (13,18%) et 2014 (20,67%).

La grande majorité des institutions ivoiriennes est donc potentiellement en mesure d’honorer ses dettes à court terme.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



      Graphique 34 : Ratio de liquidité de l'actif - SFD de forme SA

En dehors du FIDRA SA et de CAC qui maintiennent un taux du ratio de liquidité de l’actif croissant depuis 2013 et 2014, les SFD de ce groupe affichent des variations de leurs performances à l’instar de MIMOYE FINANCE et ADVANS-CI. Notons la bonne tendance de MICROCRED S.A et CREDIT ACCESS S.A. qui améliorent d’année en année leurs taux pour être en 2015 au-dessus de la norme de 5% minimum.

La performance la plus forte dans ce groupe de pairs est à mettre à l’actif d’AMIFA (64,97%), qui démontre qu’elle dispose d’une assise financière suffisante pour faire face à ses dettes à court terme.

 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



       Graphique 35 : Ratio de liquidité de l'actifs - SFD de forme Mutualiste

Au niveau des mutuelles et coopératives, à l’exception de CANARI qui en 2015 affiche un taux de 3%, toutes les autres institutions réalisent des performances supérieures à la norme. Les taux les plus élevés sont à l’actif de REMU-CI, CECKA AGOU, CNEC SEQUOIA, RESEAU CMEC-CI et MECT. Nous observons, toutefois pour certains SFD (CECKA AGOU, GES-CI, CREDIT-FEF, RESEAU CMEC-CI) des tendances à la baisse pour cet indicateur même si elles restent supérieures à la norme.


3. Ratio de capitalisation.

Le ratio de capitalisation ou de solvabilité permet d'établir une estimation de la capacité à long terme du SFD à rembourser ses dettes, à faire face aux risques éventuels.

Norme BCEAO : supérieur à 15%.

Au niveau national :



          Graphique 36 : Ratio de capitalisation - consolidé

Selon qu’ils soient de forme coopérative/mutualiste ou non, de grande ou petite taille, le graphique du ratio de capitalisation ou de solvabilité des SFD indique des situations diversifiées. Les SFD de forme coopérative ou mutualiste présentent des ratios de capitalisation consolidés négatifs sur les trois années tandis que leurs homologue de forme SA affichent des taux globaux positifs même s’ils sont en forte baisse. 

Il est à noter qu’à l’exception des années 2013 et 2014 pour les S.A, aucun groupe de pairs ne respecte la norme qui est de 15% minimum.

Face aux différents niveaux de variation de cet indicateur, la nécessité du renforcement des fonds propres des SFD notamment les institutions coopératives et mutualistes se précise davantage.

Au niveau des SFD de forme Société Anonyme (S.A.) :



        Graphique 37 : Ratio de capitalisation - SFD de forme SA

L’analyse individuelle des SFD permet de faire ressortir dans ce groupe de pairs quatre institutions qui réalisent des performances au-dessus de la norme, il s’agit de : CREDIT ACCESS S.A, MICROCRED S.A, FIDRA S.A et ADVANS-CI. Pour cette dernière institution, précisons qu’elle affiche une tendance à la baisse de ses performances sur cet indicateur.

CAC et AMIFA malgré des taux positifs, ne sont pas encore en conformité avec la norme. Seul MIMOYE FINANCE au niveau des S.A présente des taux négatifs et qui se détériorent un peu plus chaque année.

 

Au niveau des SFD de forme Coopérative ou Mutualiste :



        Graphique 38 : Ratio de capitalisation - SFD de forme Mutualiste

Pour ce qui concerne les institutions mutualistes et coopératives, nous notons les bonnes performances de sept d’entre elles, à savoir : REMU-CI, MA2E, ARGENTIFERE, RAOUDA FINANCE, GES-CI, CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE et MECT. Par contre les tendances sont en dents de scie voir à la baisse pour MECT et ARGENTIFERE. 

Toutes les autres institutions avec des fonds propres négatifs, démontrent, au delà d’autres indicateurs de performance de gestion, leur exposition à la survenue de tout risque majeur dans le cours de leurs activités. Ce sont : CECKA AGOU, CANARI, CNEC-SEQUOIA, CEPE-CI, CREDIT-FEF et RESEAU CMEC-CI.




# CONCLUSION

Au terme de notre analyse comparative des performances financières et non-financières des institutions sur la période allant de 2013 à 2015, il ressort de manière globale une assez bonne tendance en termes de croissance des principaux indicateurs exceptés ceux de rentabilité. L’évolution positive des indicateurs de portée, combiné à une meilleure maitrise d’ensemble du portefeuille de crédits et une productivité plus importante sont autant de facteurs qui permettent de croire en une consolidation des acquis. 

Cependant, ces perspectives heureuses au niveau général, peuvent être contrariées par les contre-performances de certaines institutions. De manière générale, il y a une nécessité pour nos SFD de procéder à un renforcement de leurs fonds propres. Cela passe certes par des augmentations de capital et prises de participations, mais aussi et surtout par la réalisation de résultats d’exploitations excédentaires et suffisamment consistants et soutenue pour favoriser la croissance des institutions. Obtenir des résultats excédentaires suppose une maitrise des charges des institutions, mais surtout un accroissement des revenus par la mise à disposition de produits et services qui répondent véritablement aux besoins sans cesse croissant des populations.

Les indicateurs de portée, l’encours de crédit, l’encours d’épargne, et l’évolution du sociétariat et de la clientèle des institutions indiquent clairement que la confiance des populations pour les institutions de microfinance est à la hausse. Cette confiance devra être maintenue grace à un niveau de professionnalisme plus élevé et à une gestion et des choix stratégiques et d’investissement encore plus pertinents.

Comme nous avons pu l’observer tout au long de notre analyse, certaines institutions de par leurs performances se sont distinguées. C’est donc le lieu de le mentionner et de les inviter à poursuivre leurs efforts qui contribuent à redorer l’image du secteur. Il s’agit de : FIDRA S.A, CAC, MA2E, MECT, ADVANS-CI, MICROCRED S.A. ou encore REMU-CI. 

Nous saisissons l’occasion que nous offre ce rapport pour encourager les autres institutions qui ont des performances moins bonnes à faire preuve de persévérance et d’abnégation pour réussir à inverser la tendance négative du moment.

L’APSFD-CI voudrait remercier et féliciter encore une fois les 19 institutions qui ont compris et accepté la nécessité de participer à ce chantier d’analyse et de transparence financière qui à n’en point douter, concourt au bénéfice de tout le secteur d’activité de la microfinance.

# ANNEXES


Tableau 3 : Annexe 1 : Liste des institutions participantes

ADVANS-CI

Advans Côte d’Ivoire

AMIFA

Atlantique Microfinance

ARGENTIFERE

Mutuelle de crédit des femmes de Bouaflé

CAC

Compagnie Africaine de Crédit

CANARI

Caisse Nationale pour la Relance des Initiatives

CECKA AGOU

Caisse d’Epargne et de Crédit Kêlechô d’Agou

CEPE-CI

Caisse d’Epargne des Personnels de l’Education de Côte d’Ivoire

CNEC SEQUOIA

Caisse Nationale d’Epargne et de Crédit SEQUOIA

CREDIT-FEF

Crédit du Fonds d’Epargne des Femmes

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

Crédit Mutuel de Côte d’Ivoire

FIDRA

Fonds International pour la Retraite Active en Côte d’Ivoire

GES-CI

Groupe d’Epargne et de Soutien en Côte d’Ivoire

MA2E

Mutuelle des Agents de l’Eau et de l’Electricité

MECT

Mutuelle d’Epargne et de Crédit Terfire

MICROCRED-CI

Microcred Côte d’Ivoire

MIMOYE FINANCE

Mimoye Finance

RAOUDA FINANCE

Raouda Finance

RCMEC-CI

Réseau des Caisses Mutualistes d’Epargne et de Crédit de Côte d’Ivoire

REMU-CI

Réseau des Mutuelles de Crédit des Femmes de Bonoua, Bassam et Aboisso

CREDIT ACCESS S.A.

 

Crédit Access S.A.



Tableau 4 : Annexe 2 : Données Générales

SFD

 

 

FORME JURIDIQUE

 

NOMBRE D’AGENCES OU DE CAISSES

 

NOMBRE DE CLIENTS OU DE SOCIETAIRES

 

NOMBRE D’EMPLOYES

 

NOMBRE D’AGENTS DE CREDIT

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

ADVANS-CI

Société Anonyme

4

5

7

9 407

22 089

38 394

180

276

374

69

115

172

AMIFA

Société Anonyme

-

--

1

-

-

773

-

-

22

-

-

14

ARGENTIFERE

Mutuelle

6

6

6

5 326

5 811

6 720

28

32

34

6

9

8

CAC

Société Anonyme

-

2

5

-

3 375

15 538

-

47

73

-

15

30

CANARI

Mutuelle

1

1

1

436

1 029

1 118

3

4

2

1

1

1

CECKA AGOU

Mutuelle

1

1

1

832

788

867

4

4

4

1

1

1

CEPE-CI

Mutuelle

1

2

2

2 979

672

758

5

5

10

1

1

1

CNEC SEQUOIA

Mutuelle

1

1

1

393

478

537

6

9

9

1

1

1

CREDIT-FEF

Mutuelle

1

1

1

5 212

5 872

6 004

11

14

5

1

1

1

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

Mutuelle

6

6

6

7 921

8 094

8 226

21

20

19

6

6

6

FIDRA

Société Anonyme

16

16

17

29 960

32 338

33 814

122

121

126

54

47

46

GES-CI

Mutuelle

1

1

1

15 331

16 432

17 890

82

97

106

23

24

26

MA2E

Mutuelle

1

1

1

5 709

6 160

6 213

8

9

13

4

4

4

MECT

Mutuelle

1

1

1

490

803

971

3

3

3

1

1

1

MICROCRED-CI

Société Anonyme

6

7

7

29 151

57 233

72 079

304

408

356

143

167

141

MIMOYE FINANCE

Société Anonyme

4

4

5

3 274

4 838

5 380

11

11

20

4

2

9

RAOUDA FINANCE

Mutuelle

-

4

1

-           

-           

2 019

-

-

11

-

-

1

RCMEC-CI

Mutuelle

32

25

25

55 791

56 903

59 343

53

53

56

32

25

25

REMU-CI

Mutuelle

7

7

7

11 449

12 659

13 921

55

55

53

21

22

19

CREDIT ACCESS S.A.

Société Anonyme

1

1

1

2 990

2 819

3 069

-

-

15

-

-

3

TOTAL

 

90

88

97

186 651

238 393

293 634

896

1 168

1 211

368

442

500




.

Tableau 5 : Annexe 3 : Données financières par groupe de pairs

SFD

 

ENCOURS MOYEN DES CREDITS PAR EMPRUNTEUR

MONTANT MOYEN DE L'EPARGNE PAR EPARGNANT

ENCOURS DE CREDIT EN FCFA

ENCOURS D'EPARGNE EN FCFA

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

ADVANS-CI

1 184 975

1 575 018

2 549 379

200 450

216 809

319 890

4 123 711 882

10 328 968 200

23 178 953 951

1 885 631 963

4 789 083 838

12 281 857 892

AMIFA

-

-

17 785 990

-

-

24 133

-

-

450 471 240

-

-

17 785 990

ARGENTIFERE

886 125

847 482

850 192

132 476

123 859

99 570

1 080 186

1 044 946

876 548

699 348

713 397

662 338

CAC

-

6 159 518

3 751 270

-

1 033 610

1 026 196

-

2 894 973 406

10 567 327 775

-

3 694 120 791

10 977 223 645

CANARI

1 219

40 374

50 277

43 593

21 219

31 235

537 500

6 459 850

8 094 558

18 781 671

21 834 502

34 920 718

CECKA AGOU

15 777

24 102

875 682

1

1

85 004

13 124 000

13 124 000

38 530 000

73 452 000

49 155 000

73 699 000

CEPE-CI

250 959

73 848

96 947

33 946

156 357

77 911

6 776 000

3 397 000

14 639 000

101 124 000

105 072 000

59 057 000

CNEC SEQUOIA

27 098

50 682

190 804

36 417

37 300

43 999

4 362 760

5 220 229

7 632 157

14 311 876

17 829 241

23 627 703

CREDIT-FEF

308 005

180 172

134 398

30 651

15 899

14 688

84 085 620

51 529 310

26 342 170

159 754 440

93 359 960

88 068 340

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

1 076 441

1 297 581

1 173 941

37 955

29 887

28 132

797 643 036

701 991 455

635 102 077

276 840 264

194 086 962

187 245 335

FIDRA

275 569

339 738

377 095

267 518

312 671

390 530

4 666 492 000

4 649 070 000

6 185 877 000

8 014 394 000

1 085 953 000

13 205 391 000

GES-CI

931 792

1 456 472

2 394 354

324 731

409 897

444 957

3 715 054 356

5 748 696 655

7 357 849 817

4 978 457 049

6 735 435 075

7 960 281 772

MA2E

543 658

1 371 992

1 585 354

534 807

360 951

687 515

1 263 444 519

3 531 488 809

4 979 426 211

366 861 839

1 396 860 000

3 684 569 249

MECT

226 339

821 206

582 053

243 987

146 560

161 783

30 329 360

98 544 735

112 918 250

119 553 853

117 223 174

163 885 723

MICROCRED-CI

1 648 754

1 791 170

2 247 837

450 602

321 468

319 762

18 802 394 198

33 736 696 239

35 764 089 482

13 135 508 578

18 398 556 095

23 048 153 768

MIMOYE FINANCE

328 551

3 963 759

3 049 705

40 326

26 281

40 484

45 200 000

418 730 000

276 566 102

83 193 186

94 878 002

240 504 184

RAOUDA FINANCE

-

-

1 739  099

-

-

113 990

-

-

170 431 719

-

-

230 145 297

RCMEC-CI

369 448

294 349

256 368

85 696

83 458

81 147

604 786 693

427 394 710

414 547 761

4 781 047 799

4 758 668 012

4 816 689 752

REMU-CI

692 315

703 204

607 194

136 179

136 007

133 821

1 654 634 004

1 722 146 073

1 547 736 838

1 559 113 434

1 721 712 715

1 865 337 565

CREDIT ACCESS S.A.

491 531

ND

766 962

 

 

266 011

140 577 980

183 412 568

378 112 152

464 353 466

536 893 271

816 388 902

 

TOTAL

544 621

1 234 745

2 053 245

162 458

201 896

219 538

35 954 234 094

64 522 888 185

92 201 766 122

36 033 078 766

43 811 435 035

79 775 495 173





Ta.

Annexe 3 : Ratios de qualité du portefeuille

SFD

PORTEFEUILLE CLASSE A RISQUE (30 jours)

TAUX DE PROVISIONS POUR CREANCES EN SOUFFRANCE

TAUX DE PERTE / CREANCES

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

< 5%

> ou = 40%

< 2%

ADVANS-CI

1,04%

1,64%

1,58%

86,02%

92,06%

91,63%

0,82%

1,21%

1,5%

AMIFA

-

-

0%

-

-

0%

-

-

0%

ARGENTIFERE

21,85%

37,5%

36,27%

32,9%

32,82%

39,85%

0,4%

1,7%

5,75%

CAC

-

0%

2,36%

-

0%

68,70%

-

0%

0%

CANARI

100%

100%

40,57%

0%

0%

72,33%

0%

0%

5,81%

CECKA AGOU

23,15%

16%

9,67%

72,3%

66%

85,62%

11,8%

0%

0,66%

CEPE-CI

98,5%

6,2%

10,2%

98,51%

0%

49%

220%

196,4%

0%

CNEC SEQUOIA

24%

30%

1,69%

100%

30%

80%

61%

0%

1,5%

CREDIT-FEF

1,89%

69,75%

100%

0%

62,59%

84,02%

0%

0%

7,88%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

11%

19%

14%

10%

14%

11%

10%

10%

7%

FIDRA

0,14%

0,11%

0,16%

56%

92%

50%

0,06%

0,03%

0,06%

GES-CI

2,58%

3,96%

6,82%

70,42%

68,56%

76,08%

1,05%

0,55%

0,49%

MA2E

0,72%

0,36%

0,79%

59,18%

6,40%

51,26%

0%

0,06%

0,09%

MECT

0%

13,96%

0,74%

0%

21,13%

49,47%

0%

0%

0%

MICROCRED-CI

1,52%

1,69%

10,94%

146,44%

181,64%

49,87%

0,23%

0,20%

0,69%

MIMOYE FINANCE

35,15%

28,63%

2,39%

99,13%

59,17%

0%

0,14%

0%

0%

RAOUDA FINANCE

-

-

18,44%

-

-

55,68%

-

-

0%

RCMEC-CI

60%

33,45%

41,21%

52%

44,21%

13%

8%

67%

4%

REMU-CI

11,56%

11,99%

13,19%

31,19%

40,67%

36,01%

0,67%

0,45%

0,89%

CREDIT ACCESS S.A.

2,33%

3,70%

4,35%

6,77%

40%

68%

4,53%

1,79%

0,29%

TOTAL

26,26%

21%

15,77%

54,17%

47,29%

51,58%

18,75%

15,52%

1,83%



 

  
Annexe 4 : Ratios de productivité - efficacité

SFD

PRODUCTIVITE DES AGENTS DE CREDIT

PRODUCTIVITE DU PERSONNEL

CHARGES D'EXPLOITATION / PORTEFEUILLE DE CREDIT

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

> ou = 130

> 115

< ou = 35%

ADVANS-CI

50

56

57

50

80

103

46%

36%

37%

AMIFA

-

-

45

-

-

35

-

-

62,29%

ARGENTIFERE

203

137

129

190

182

198

40,48%

61,68%

82,98%

CAC

-

30

94

-

68

147

-

22%

24,53%

CANARI

53

160

161

53

41

61

147%

129,15%

213,29%

CECKA AGOU

832

788

44

184

123

217

135,80%

77,10%

44,10%

CEPE-CI

27

46

151

596

112

76

1 034%

1 262,50%

318,10%

CNEC SEQUOIA

161

103

40

65

53

60

221%

157%

137%

CREDIT-FEF

273

286

196

347

367

1 200

94,43%

315,78%

453,24%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

108

81

90

394

378

419

4%

2%

3%

FIDRA

263

334

357

246

267

268

51,54%

46,43%

45,77%

GES-CI

173

164

192

187

169

169

17,05%

18%

15,53%

MA2E

581

644

747

334

486

421

6,43%

6,60%

2,32%

MECT

134

120

194

163

268

338

6 602,95%

176,35%

3 458,30%

MICROCRED-CI

80

101

120

96

140

202

17,16%

17,57%

17,95%

MIMOYE FINANCE

33

31

9

188

328

257

127%

22%

30%

RAOUDA FINANCE

-

-

98

-

-

112

-

-

35,67%

RCMEC-CI

51

166

167

1 053

1 074

1 060

0,98%

3,93%

0,84%

REMU-CI

114

111

134

208

230

263

24,63%

26,06%

21,01%

CREDIT ACCESS S.A.

143

300

164

238

256

205

83.77%

84.56%

54.73%

TOTAL

193

203

159

270

257

291

509,07%

136,93%

252,88%






 
Annexe 5 : Ratios de rentabilité

SFD

RENTABILITE DES FONDS PROPRES

RENDEMENT DE L'ACTIF

AUTOSUFFISANCE OPERATIONNELLE

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

> 15%

> 3%

> 130%

ADVANS-CI

-12%

-16%

6%

-7%

-4%

1%

69%

83%

102%

AMIFA

-

-

1 105,04%

-

-

-11,49%

-

-

6,56%

ARGENTIFERE

0,95%

-25,4%

-53,39%

0,24%

-5,91%

-10,43%

101,18%

77,93%

66,45%

CAC

-

-47%

34,35%

-

-8%

2,79%

-

75%

124%

CANARI

3,49%

6,92%

136,21%

-3,16%

-35%

-58,65%

15,23%

48%

20,4%

CECKA AGOU

19,5%

7,1%

-31,24%

-3%

-2%

5,6%

29,2%

30,9%

136,4%

CEPE-CI

235%

18,3%

5,4%

-29,3%

-10,1%

-4,13%

7,7%

85,2%

93,1%

CNEC SEQUOIA

-36%

-15%

-26%

-55%

10%

7%

63%

116%

112%

CREDIT-FEF

-1,56%

47,62%

26,32%

0,96%

-28,03%

-59,45%

102,47%

55,45%

53,28%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

48,99%

20,51%

1,07%

-

-

-

104%

256%

96%

FIDRA

26,87%

45,84%

35,45%

4,6%

8,07%

6,73%

123%

143,88%

142,11%

GES-CI

24,88%

22,77%

21,54%

5,99%

5,57%

5,78%

114,89%

148,39%

160,24%

MA2E

10,36%

10,35%

4,56%

2,42%

2,24%

0,71%

307,14%

299,78%

140,73%

MECT

-30,34%

18,54%

12,87%

-12,16%

10,39%

5,41%

49,69%

221,16%

176,97%

MICROCRED-CI

4,11%

4,03%

1,62%

0,71%

0,66%

0,28%

132,68%

125,55%

121,07%

MIMOYE FINANCE

-197%

214%

41%

-33%

-13%

-12%

22%

26%

34%

RAOUDA FINANCE

-

-

4,12%

-

-

1,18%

-

-

103,22%

RCMEC-CI

6,17%

3,27%

2,47%

-

-58%

-3,65%

-

29%

87,19%

REMU-CI

8,89%

7,30%

3,07%

3,78%

3,1%

1,3%

126,66%

116,97%

112,59%

CREDIT ACCESS S.A.

-5,33%

-4,07%

9,66%

-2,24%

-1,93%

4,27%

83,22%

84,90%

120,95%

TOTAL

6,29%

17,23%

67%

-8,41%

-7,41%

-6,20%

90,69%

112,39%

100,46%








 

Annexe 6 : Ratios de gestion bilancielle

SFD

TAUX DE RENDEMENT DES ACTIFS

RATIO DE LIQUIDITE DE L'ACTIF

RATIO DE CAPITALISATION

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

NORME BCEAO

> 15%

> 5%

> 15%

ADVANS-CI

19%

22%

23%

9,24%

5,35%

6,3%

46,5%

18%

15,1%

AMIFA

-

-

0,97%

-

-

64,97%

-

-

1,04%

ARGENTIFERE

17,97%

20,78%

16,04%

9,61%

13,21%

19,63%

25,1%

21,54%

17,26%

CAC

-

7%

16,15%

-

14%

15,25%

-

8%

8,12%

CANARI

18,9%

51%

57%

0,41%

10%

3%

-90,61%

-17%

-67,55%

CECKA AGOU

10,5%

11,2%

11%

44,6%

56,9%

41%

-15,2%

-27,6%

-12,3%

CEPE-CI

44,1%

223,4%

146,55%

0,6%

1,1%

10,69%

-36,2%

-78,9%

-74,06%

CNEC SEQUOIA

150%

167%

91%

39,28%

40%

47,22%

-150%

-67,18%

-26%

CREDIT-FEF

24,33%

115,57%

416,78%

34,88%

25,33%

14,79%

-33,31%

-121,42%

-642,02%

CREDIT MUTUEL DE CÔTE D’IVOIRE

10%

10%

6%

66%

20%

20%

5%

13%

18%

FIDRA

41%

34%

28%

45%

48%

53%

16,26%

18,69%

19,22%

GES-CI

14,3%

14,16%

14,46%

29,1%

22,64%

20,99%

24,87%

24,19%

29,02%

MA2E

2,17%

6,64%

2,48%

41,68%

10,53%

20,36%

10,61%

21,45%

15,21%

MECT

5,44%

10,15%

10,97%

48,54%

20,70%

36,21%

40,07%

25,22%

22,63%

MICROCRED-CI

22,20%

21,63%

2,21%

1,53%

4,48%

7,31%

16,87%

15,94%

17,78%

MIMOYE FINANCE

55%

6%

9%

5%

26%

16%

8%

-9%

-30%

RAOUDA FINANCE

-

-

29,71%

-

-

26,37%

-

-

15,98%

RCMEC-CI

94%

111%

97%

39%

74,13%

42%

-148%

-174%

-148%

REMU-CI

17,33%

16,31%

14%

34,1%

38,02%

48,29%

42,84%

43,08%

42,57%

CREDIT ACCESS S.A.

50,70%

48,95%

38,69%

5,15%

5,52%

6,49%

43,67%

50,88%

39,12%

TOTAL

35,11%

49,82%

51,55%

26,10%

24,22%

25,99%

-10,75%

-13,06%

-36,94%

.
 NB : Les ratios en rouge sont ceux des SFD qui affichent à la fois des résultats et des font propres négatifs.


 
 


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